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4.0 étoiles sur 5
Tentez la mélodie anglaise !, 15 avril 2012
Je reviens sur ce disque de 1995, dont m'a fait me souvenir la sortie du
Songs Of War récent dans lequel Malcolm Martineau
accompagne cette fois Simon Keenlyside. Ces deux disques ont beaucoup en commun (plus de la moitié du programme).
Les superbes "Songs of travel" beaucoup trop méconnus (Vaughan-Williams/Stevenson) sont ici superbes.
Ainsi, la réussite du "Wither must I wander" est éclatante, avec un Terfel très expressif dans un baryton velouté, charmeur,
exaltant la mélancolie d'une ballade proche du Winterreise:
" Home no more, home to me, wither must I wander?
Hunger my driver, I go where I must
Cold blows the winter wind over hill and heather
Thick drives the rain and my roof is in the dust..."
" Puisque chez moi n'est plus chez moi, où m'en aller?
La faim est mon guide, j'irai où il faudra
Froid souffle le vent d'hiver sur mont et bruyère
drue tombe la pluie, mon toit est dans la poussière.."
Dois je avouer pourtant que j'ai une petite préférence pour la version de Dietrich Henschel:
Invitation au Voyage ?
Les pièces de Finzi, dédiées à Vaughan Williams pour son soixante dixième anniversaire, illustrant des textes de Shakespeare sont de petits bijoux
sophistiqués et un peu espiègles ("Who is Sylvia"). Globalement, Bryn Terfel me semble ici moins à l'aise, non pas sur le plan vocal mais stylistique ("Fear no more..").
Les chants du "Shropshire Lad" de Butterworth mériteraient aussi d'être mieux connus. La version qu'en donnent Bryn Terfel et l'excellent piano de
Malcolm Martineau est superbe (au moins aussi bonne que celle de Simon Keenlyside, dans un éclairage différent et complémentaire).
Une très belle entrée, donc, dans la mélodie anglaise du XXème siècle où l'on trouve des trésors !!
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5.0 étoiles sur 5
Un splendide récital de Folksongs que nous offre Bryn Terfel, 9 juin 2008
Stimulés par les recueils poétiques "Songs of Travel" (1893) de R.L. Stevenson, "A Shropshire Lad" (1896) de A.E. Housman, "Salt-water Ballads" (1902) de J. Masefield, une nouvelle génération de compositeurs perpétua l'art du folksong au début du XX° Siècle.
Le présent CD nous en fait découvrir une anthologie cohérente et large, depuis les "Chants de Voyage" mis en musique en 1904 par Ralph Vaughan Williams, jusqu'au recueil "Let us Garlands Bring" que Gérald Finzi dédia à ce dernier pour son soixante-dixième anniversaire en 1942.
John Ireland et George Butterworth, mort à trente et un ans en 1916 dans la Somme, sont deux autres figures attachantes de ce renouveau de la mélodie anglaise.
Enregistré à Londres en février 1995, Bryn Terfel nous offrait là un splendide récital, pliant sa voix aux plus délicats sotto voce (la tessiture écartelée qui fait dialoguer le « Is my team ploughing » est à pleurer...) comme aux pièces virtuoses qui profitent de sa verve funambulesque (« It was a lover and his lass »).
Et quel coffre pour enfler ainsi la voix dans « Think no more, lad » et pour déclamer « The Vagabond » de la claudication à la fierté triomphante !
Accompagné par le piano de Malcolm Martineau particulièrement attentif au paysage émotionnel de ces cycles lyriques, le baryton gallois adapte son registre expressif à chaque microcosme qu'il traverse, dramatisant les textes autant qu'il les chante.
Le livret très détaillé propose un intéressant commentaire de présentation, ainsi que les chants en langue originale traduits en Français.
Ma seule réserve concerne une réverbération m'apparaissant légèrement artificielle à certains moments, mais c'est là une impression négligeable en considération de l'intérêt et du plaisir que soulève cet album qui fait date dans la discographie de ce répertoire.
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5.0 étoiles sur 5
Incontournable Terfel..., 8 octobre 2010
Terfel marque son territoire! En gardien du temple...et à l'image d'une photo de jaquette qui en dit long...., ce monstre de vocalité, puissante et graniteuse, en impose, attestant à qui en douterait encore, qu'il est désormais devenu un des grands et rares monstres sacrés d'une musique qui lui va comme un gant. Entre raffinement et intensité, Terfel nous fait vibrer, peur(?) ou pleurer. Une palette vocale des plus riches pour une rare sensibilité musicale. Vaughan Williams et Finzi ne pouvaient être mieux servis. Nous aussi!
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