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5.0 étoiles sur 5
Une voix écorchée sur des guitares échorcheuses, 7 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Butcher And The Butterfly (CD)
J'ai laissé s'écouler plusieurs semaines depuis la sortie de THE BUTCHER AND THE BUTTERFLY avant de le chroniquer, et j'ai eu raison. En effet, la première écoute m'avait laissé devant ce constat : cet album n'a pas la furie de DRINK ME. Mais les écoutes suivantes m'ont amené ne pas déprécier cet album, bien au contraire, car si les hurlements de Katie Jane Garside sont moins présents, c'est qu'ils ont laissé la place à plus de fragilité. C'est bien un album sur la fragilité qui nous est donné à entendre, et la métaphore du papillon est tout à fait appropriée. Un certain nombre de chansons relaient des paroles de victimes, des fragments d'émotions douloureuses (Suck, FM Doll, Childproof, The Butcher and the Butterfly...), avec une Katie Jane habitée par la grâce, sa voix enfantine suppliciée, que l'on s'attend à voir se briser d'un instant à l'autre, et qui tient, envers et contre tout. La détresse est palpable, c'est bouleversant. L'album offre même trois titres sans guitare électrique qui renforcent l'aspect délicat de la voix de KJ Garside. Et face au papillon, il y a le boucher. La guitare de Crispin Gray est âpre, les partitions vont à l'essentiel, vous rentrent dans le lard, c'est du grand art. QUEEN ADREENA a toujours fait un rock très viscéral, composé et interprété comme dans un état d'urgence. Cela se confirme avec ce troisième album du groupe, enregistré en deux jours. Il serait dommage de passer à côté de THE BUTCHER AND THE BUTTERFLY, et plus généralement à côté d'un des plus grands groupes du monde (et oui, je l'ai dit).
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une disque démentiel !!, 2 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Butcher And The Butterfly (CD)
Le voila ... le nouveau Queen Adreena est enfin arrivé ! Après tant d'attente ou bercé par le sublime Drink Me je me demandais comment le groupe allait pouvoir faire mieux ! Au final, on a dans les oreiles, toujours le même son rugeux, violent, écorché à la fois sombre et féerique. Malgré tout, une petite déception car devant tant de chansons au son très live et à l'impact certe direct, Katie Jane a un peu délaissé les ambiances qui nous hypnotisaient sur Drink Me ou même le parfait Taxidermy. Dès la première chanson au titre évoquateur 'Suck', le ton est donné, la furie, la provocation plus que jamais. Sa voix n'a cessé de se sublimer à travers le temps, et elle possède désormais l'une des plus belles voix du paysage rock pour moi. Parmis les moments forts du CD se profile : Medecine Jar avec sa basse inhumaine qui nous transport vers d'autres cieux a chaque montée de voix de la belle, FM doll, qui possède par ailleur une intro retravaillée très réussie, et dont le texte rageur est inspiré d'une hisroire vraie; In Red qui donne un irrésistible envie de bouger, et de geuler avec elle ! Bref, un CD honnête qui synthétise peut être de manière trop brutale les qualités de la musique Queen Adreenienne mais qui par rapport au monde de la musique actuelle s'impose en tant que chef d'oeuvre sur le fil du rasoir. Bravo !!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
thrash et sensible, 31 mars 2008
Katie Jane Garside, la chanteuse de Queenadreena, est complètement tarée, et ce pour notre plus grand plaisir
Bien que plus accessible que les précédents albums du groupe, « Butcher and the Butterfly » reste un album somme toute assez spécial : il alterne entre ballades doucereuses (Join The Dots, Birdnest Hair, Childproof) et morceaux de rock très très thrash où même le son énorme de la guitare saturée ne peut rivaliser avec la puissance vocale des hurlements poussés par K.J. Garside
Dune certaine manière, le tout reste très cohérent, car il nest ni plus ni moins que lexpression dune personnalité complexe à la sensibilité à al fois violente et exacerbée.
The Butcher and the Butterfly est donc un album difficilement accessible, autant pour lamateur de belles voix (qui ne comprendra pas les hurlements) que pour lamateur de gros rock (qui ne comprendra pas les ballades et les passages de douceur), mais qui se révèle être un diamant (très) brut si on veut bien se donner la peine de sécouter comme il le faut.
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