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Commentaires client les plus utiles
25 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Si vous ne connaissez pas Byron Janis...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Byron Janis : The Legendary Concerto Recordings (CD)
...ou si vous avez raté la réédition en CD de ses microsillons gravés dans les années 1960 pour le label Mercury, précipitez-vous sur ce coffret qui réédite l'ensemble des enregistrements concertants !Au sommet, une légende discographique : dans un contexte historique de "Guerre froide", Byron Janis fut un de ces artistes américains qui participèrent au rapprochement culturel entre les Etats-Unis et l'URSS. A la suite d'un triomphal concert qu'il donna à Moscou en 1960, Mercury souhaitait venir graver quelques disques sur place. Malgré diverses complications logistiques et politico-administratives, le projet put enfin aboutir deux ans plus tard, à l'occasion d'une nouvelle invitation de Janis sur le sol russe. La tournée de sept semaines s'inaugura le 13 mai 1962 dans la Grande Salle du Conservatoire et fut acclamée par le public, parmi lequel Emil Gilels et Vladimir Ashkenazy qui dira qu'il n'avait jamais entendu Prokofiev joué si brillamment. Son Concerto n°3 fut capté le mois suivant, et l'on ne peut en effet qu'admirer une telle aisance digitale, acquise dans la classe de Josef et Rosina Lhevinne, ainsi qu'un brio digne de Vladimir Horowitz avec qui Janis avait étudié pendant trois ans et dont il reste notoirement le seul élève. Déjà splendidement gravé en 1957 avec Fritz Reiner (RCA), le fougueux Concerto n° 1 de Rachmaninov trouve ici un galbe, une franchise d'attaque, une netteté de découpe qui se collettent à une farouche Philharmonie de Moscou, dirigée à la hache par Kiril Kondrachine. Anecdote pour les mélomanes nostalgiques : la parution originale de cet album avait reçu le Grand Prix du Disque, et c'est cette version burinée de la célèbre cadenza qui fut utilisée dans le générique de l'émission littéraire "Apostrophe". Récoltés dans les mêmes circonstances, les deux Concertos de Liszt (le Second sous la férule de Gennadi Rojdestvenski) trouvent une lecture flamboyante mais sans excès d'apparat. Le Concerto n°2 de Rachmaninov, Janis l'avait déjà joué en public dès quinze ans, avec l'orchestre de Pittsburgh dirigé par Lorin Maazel. Capté en avril 1960 à Minneapolis sous la baguette d'Antal Dorati, la présente version bénéficie d'une direction à la pointe sèche qui sculpte une matière dense, rogue, éructante (le Finale !) Un tel écrin granitique contraste avec la subtilité d'un jeu pianistique minéral mais agile, capable de fulgurantes projections digitales. Avec un London Symphony plus aéré mais non moins tendu, le maestro hongrois façonne un lyrisme mâle dans le Concerto n° 3, sans concession à la moindre effusion sentimentale, ce qui correspond bien aux lignes pures que trace le clavier, coulant des phrasés limpides et décidés. Tchaïkovski, Schumann furent aussi confiés aux micros, à Londres et Minneapolis : en ces pages romantiques, l'occasion d'admirer un style sobre qui privilégie la nuance sans eau de rose. Redisons-le : ce coffret est une véritable aubaine pour prendre la mesure d'un des plus grands pianistes du XX° Siècle. Si Brilliant s'intéresse au fonds de catalogue Mercury, pourrait-il emboîter un similaire hommage à Gina Bachauer dont les remarquables témoignages sous ce label (Beethoven Chopin, Brahms...) sont depuis trop longtemps difficilement trouvables ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
A ne pas manquer!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Byron Janis : The Legendary Concerto Recordings (CD)
Une référence. B.Janis est ici l'égal des Horowitz et Richter. Les chefs sont du même niveau, sans grandiloquence, sans pathos ni débordement pseudo-romantique. Des interprétations investies, toujours lyriques et poêtiques, mais sobres, transparentes, franches. Bien loin également des démonstrations virtuoses dignes d'animaux de cirque (je pense au 3ième concerto de Rachmaninoff par une célèbre pianiste argentine...). Et quelles prises de son associant respect des timbres, transparence, dynamique. Possédant les microsillons d'origine et les CD Mercury (fabuleux!) aujourd'hui disparus,je ne peux que conseiller les plus jeunes à saisir l'occasion sans tarder.
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21 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Une édition peu flatteuse,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Byron Janis : The Legendary Concerto Recordings (CD)
C'est une bonne chose de réediter des gravures pas toujours disponibles, mais quand on pense au son des pressages américains Mercury des années 1990 et aux belles éditions originales, on ne peut être que déçu. Brader des licenses à tort et à travers ne va certainement pas freiner la chute des ventes de disques, la politique des majors ou plutôt leur absence de politique, entre la vente de coffrets vendus au poids et la cession des bijoux maison au plus offrant est tout simplement suicidaire, on a bien affaire à des affairistes qui ne connaissent rien à la musique. Les mélomanes sont attachés à une certaine qualité, mais l'époque est au cheap, comme si Universal ne pouvait pas assurer elle-même une telle édition!....
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