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Depuis quelques années déjà Pierre Jourde dénonce les incohérences, voire les absurdités et les scandales de tout ce qui gravite autour d'une prétendue "culture", en voie de décomposition. D'abord que l'on se rappelle ou que l'on lise, si ce n'est pas encore fait, les ouvrages antérieurs critiques de Jourde sur la littérature contemporaine, où la plupart des auteurs à succès sont dénoncés, à juste titre, pour l'inanité de leurs petits romans, pourtant vantés et adulés par une "critique" hypocrite, ou par des journalistes parfois illettrés, à la solde d'éditeurs vénaux ou sans scrupules. Le plus triste est que la masse des lecteurs se laisse parfois entraîner par ces "écrivains" et parfois par des "poètes", ne voyant pas qu'elle est abusée, parce que tel ou tel romancier a reçu un prix ou a bénéficié d'une grande publicité, ou parce que, tout simplement,la télévision est le principal vecteur de "la connerie", "l'empire de la connerie triomphante et fière d'elle-même", écrit Jourde.

Par ailleurs, Pierre Jourde dénonce encore notre époque qui bannit toute critique bien fondée qui s'oppose à "la critique générale ou de masse", sous le prétexte qu'il ne faut blesser personne, et trouver tout beau et parfait, voire génial (mais Jourde cite le critique et écrivain Juan Asensio, qui, contrairement à la masse des hypocrites et des zélateurs, a donné dans Valeur actuelles un autre son de cloche sur "Jan Karski", de Haenel) et, dans ces conditions de "politiquement correct", il n'y a plus grand-chose à faire ni à redire, si l'on ne veut pas se faire mettre au rang de réactionnaire ou de "maudit", chez le critique ou l'intellectuel qui a encore un peu de neurones et ne se laisse pas corrompre par les lubies de ce siècle préférant tout ce qui est plat et sot, voire choquant et ridicule à l'intelligence et à la perfection - toujours les mêmes sont cités, à savoir Lalanne (un poète ?), l'éternelle Christine Angot, Musso et Djian - pour ne citer que les plus connus. On y rencontre aussi d'illustres inconnus portés aux nues et nuls, alors qu'attendent toujours, dans l'ombre, des manuscrits dignes de passer à la postérité ou des auteurs de génie peu lus ou mal compris, car l'énormité de la production actuelle de livres et le manque de critiques honnêtes, sans langue de bois, empêchent, évidemment, toute distinction permettant une lecture juste du "texte", son originalité intrinsèque, son rythme, sa musique. Or, aujourd'hui tout est confondu, et seul le recul permettra enfin de retenir, parmi toute cette masse livresque et parfois inutile, le véritable texte qui restera à travers les décennies futures.

Jourde évoque aussi toutes les difficultés rencontrées à l'école et au lycée, l'orthographe et la grammaire malmenées ou plutôt le français écrit comme un chien, sans que les profs, d'ailleurs, fassent quelque chose pour y remédier, on rira beaucoup du fameux sonnet de Baudelaire à la mode moderne. Difficultés également à l'université, avec les faiblesses des politiques et le peu de place accordée à la recherche et aux chercheurs, qui, à cause du manque d'organisation à la fois politique et technique, perdent un temps fou dans leur travail ; quant aux journalistes, ils en prennent aussi pour leur grade, avec un humour corrosif, car il est clair qu'ils ne savent pas écrire ni parler correctement, et que leur tendance à "la modernisation" - il faut écrire dans l'air du temps, et de façon "branchée" - est une des nombreuses causes de la déliquescence de la langue.

Une satire de la télévision, avec ses émissions abrutissantes, et l'humour corrosif de Pierre Jourde nous fera rire tout en nous donnant, hélas, le reflet d'une réalité navrante et creuse. Les politiques,toujours eux, perdus dans leurs affaires personnelles, semblent guère s'intéresser véritablement à la Culture telle qu'on la concevait encore au temps de Richelieu - mais Jourde garde l'espoir qu'un jour le véritable "texte" brillera, au milieu de ces véritables impostures, car quelques auteurs et poètes émergent, telles des étoiles dans la nuit, encore voilées par d'épaisses brumes paradoxalement légères, qui s'évanouiront pour laisser place nette à la Culture qui a fait notre gloire et notre force, jadis.

Bref, un livre qui apprend beaucoup sur la Culture et sur la sous-culture... Et que l'on relit souvent.
88 commentaires|19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
En achetant ce livre je savais ce que j'allais y trouver. Notre culture s'en va, même les milieux intellectuels y participent. Je le savais, mais j'ignorais l'ampleur du mal. L'auteur décrit ou dénonce les copinages entre journalistes, entre journalistes et maisons d'éditions pour la promotion d'un roman. Musso et Lévy en prennent pour leur grade. Mais le pire n'est pas là; tout le monde ne lit pas Goethe et je le comprends. Le pire réside dans la nomination de nos professeurs d'université et dans le laminage constant du niveau de culture par les chaînes de télé et la télé-réalité. Il suffit de voir un jeux télé, n'importe lequel: dès qu'un candidat fait une référence à un peintre ou un écrivain classique tout le monde reste admiratif. Le soucis, c'est qu'un peuple sans culture, sans histoire perd son esprit critique et devient facilement manipulable. Et c'est bien là le danger de perdre sa culture générale.
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le 13 mai 2011
A lire de toute urgence ! Un livre qui décape, d'une grande intelligence, que je considère comme une courte mais passionnante analyse de la culture aujourd'hui, et qui m'a ouvert les yeux sur l'état de celle-ci en France. Pierre Jourde ne fait pas dans la dentelle et nous montre l'état lamentable dans lequel nos hommes politiques sont en train de mettre l'éducation, ainsi que leur mépris pour la recherche et les intellectuels. Les journaux, les médias, en prennent pour leur grade eux aussi, notamment ceux qui font la promotion permanente (genre bourrage de crâne) des mêmes auteurs pour des livres souvent très mal écrits, bourrés de fautes d'orthographe et de syntaxe, mais qui font, à l'inverse, l'impasse sur des tonnes de livres et d'auteurs talentueux dont personne ne parle ; la corruption dans le milieu des Prix littéraires, où l'on fonctionne sur le copinage, le renvoi d'ascenseur, au mépris d'oeuvres et d'auteurs, complètement négligés là encore ; les menaces, les insultes que certain(e)s journalistes-écrivains vous adressent si vous êtes trop critique à leur égard, et qui n'hésitent pas à vous censurer voire à exiger votre renvoi si vous ne suivez pas le bon mouvement comme tout le monde ; la "pipolisation" à outrance, la tyrannie du "respect pour tout ce qui se fait", aussi bien sur le plan littéraire qu'artistique, et qui étouffe l'esprit critique, faisant de celui qui en use un "réac", un aigri, un jaloux ; l'art contemporain, Francis Lalanne, Christine Angot, Philippe Djian, Marc Lévy, Guillaume Musso, Les Inrocks, Libération, France Culture, tout y passe ! tout le monde se fait remettre à sa place et Dieu que ça fait du bien ! que c'est jouissif et cruellement vrai ! Il ne s'agit pas d'attaques gratuites, mais d'analyses à la fois profondes, satiriques, de réflexions intellectuelles et philosophiques assez poussées, de textes chargés d'ironie, d'autres à la teneur désabusée. 280 pages proposant un regroupement de chroniques notamment diffusées sur le blog de Pierre Jourde, on apprend énormément, on ouvre les yeux sur les agissements de ceux qui détiennent les pouvoirs, on se sent comme libérés de lire des choses qu'on ne peut même pas espérer entendre un jour à la télé qui ne mise plus que sur la démagogie de toute façon, et où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Ça déglingue et c'est très instructif, même si c'est parfois un peu excessif, voire radical. Mais bon, en même temps c'est un peu de but d'un tel livre. De plus, il est important de souligner que Jourde fait aussi l'éloge de beaucoup d'auteurs et ne prétend à aucun moment avoir le monopole du bon goût. Certaines de ses critiques sont positives, et il souligne les efforts de quelques personnes qui se battent encore pour que la culture garde sa place dans notre société, qu'elle soit bien représentée et honorée. Il y a aussi cet article sur Clint Eastwood où une comparaison très pertinente est faite avec Corneille ! et que je ne peux que vous conseiller de lire.
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Certains livres rendent heureux et triste et c'est le cas de celui ci.
Heureux de lire une réflexion de bon sens. En cette période de Pentecôte, la visite d'un esprit sain est toujours une bonne nouvelle.
Mais triste aussi de partager le constat accablant qu'il dresse de la situation culturelle.

Amateurs de Desproges et de Philippe Muray, ne passez surtout pas votre chemin. Jourde est de cette famille qualifiée paresseusement et hâtivement de réactionnaire, ce qui était une injure hier et tend à devenir un titre de gloire aujourd'hui, à tort dans les 2 cas.

Si vous vous défiez des "mutins de Panurge", vous vous sentirez moins seul après la lecture de "C'est la culture qu'on assassine".

Ce livre est un recueil de chroniques que Pierre Jourde écrit sur son blog depuis 2009 et il touche à tous les aspects de la culture.
Comme Jourde n'a pas sa plume dans la poche, cela donne de savoureuses charges contre la réforme des universités (un monde qu'il connaît personnellement), les médias, la politique éducative, la politique et la vie culturelles, le monde de l'édition et les écrivains, l'éthique…

Attention. Il ne s'agit pas d'une énième dénonciation de la dérive de l'Education nationale, des médias ou d'un simple tir aux pigeons qui occupent les têtes de gondoles du livre.
Il ne s'agit pas non plus d'une offensive visant à (r)établir un imaginaire pays réel pour s'opposer à l'hégémonie du politiquement correct.

Pierre Jourde se contente de réfléchir et de montrer, avec verve et humour.

Sur l'éducation.
Jourde consacre plusieurs billets à la réforme de l'Université et à la recherche et il remet les pendules à l'heure : non, les chercheurs ne sont pas tous des fainéants improductifs et toujours en grève. La recherche française est excellente, il faut simplement lui laisser le temps de… chercher. La description du chemin de croix du chercheur qui fréquente la très Grande Bibliothèque, est formidable.

Jourde est aussi convaincant dans son plaidoyer en faveur de Culture et de la nécessité de faire cohabiter en chacun, un bon professionnel et un citoyen à l'esprit ouvert.
Il est également percutant quand il explique en quoi la réforme de l'orthographe est absurde, si on ne s'attaque pas surtout, à la grammaire (ce qu'il ne souhaite pas par ailleurs).

De même quand il défend le conservatisme dans l'éducation (même si on a déjà beaucoup lu ça, notamment chez Brighelli), pour "entourer et protéger l'enfant". "Le monde est toujours plus vieux qu'eux, le fait d'apprendre est inévitablement tourné vers le passé sans tenir compte de la proportion de notre vie qui sera consacrée au présent".

En revanche, je trouve Jourde moins convaincant quand il feint de confondre concours, sélections avec évaluation pour s'opposer au système d'évaluation (qui peut être critiquable cela étant) ou quand il semble exonérer l'éducation, de sa part de responsabilité dans le fait que le "public demande ce qu'on le conditionne à demander" car "le véritable éducateur aujourd'hui, c'est TF1".

Sur les médias et les artistes.
Le message est clair. "La bêtise médiatique mène une guerre d'anéantissement contre la culture". La complaisance est généralisée. Les informations sont trop souvent insignifiantes en donnant à voir du vide qui nous transforme en "auxiliaires de la bêtise".

Jourde dénonce le message sous-jacent des animateurs de télévision ("Tout cela est idiot, vous êtes idiots, nous le savons bien et nous devons nous en réjouir. Nous souscrivons à notre bêtise, elle est sans naïveté"), qui alimentent ce que l'auteur appelle " l'empire de la connerie triomphante et fière d'elle-même".
Mais il fustige aussi la fausse rébellion des Inrockuptibles et consorts. Il décrit très finement l'ambiguïté d'une prise de position qui vous transforme en pseudo-rebelle ou en réactionnaire et distingue l'œuvre révolutionnaire ou révoltante, de la production insignifiante (Van Gogh vs Jeff Koons).

Sur l'édition et les écrivains.
Jourde traite à plusieurs reprises de ce qui caractérise un bon écrivain, de la réalité des aides financières, du système des prix littéraires, du rôle des petites maisons d'édition, de la critique…et démolit joyeusement et en argumentant, ceux qui occupent démesurément les rayonnages de librairies ou de supermarchés, avec leurs produits insipides. Si vous aimez Musso, Levy, Angot ou Djian, ces passages vous seront sans doute douloureux. Mais il pose une bonne question : quand on critique un écrivain populaire, se moque t-on des ses lecteurs ?

Et puis, à côté des ces sujets attendus, Jourde aborde d'autres thèmes intéressants.

Sur l'identité nationale.
Son point de vue est délicieusement dérangeant. "L'époque est celle des fiertés, de ceci ou de cela et des machin pride. Je suis fier d'être homosexuel, basque, breton, catholique, voilée, motard…(…)…Bizarrement, en revanche, être fier d'être français, ça fait ringard".

Oh le vilain réac, pensez vous ?
Pas si simple.
Car Jourde continue : "il faudrait savoir : on a le droit d'être fier de tout, ou bien de rien. Personnellement j'adopte la deuxième solution. La revendication de soi est une marque de puérilité".

Sur la mémoire.
Dans une chronique de 2009 consacrée au mémorial de la Shoah : Yad Vashem, il dénonce : "ceux qui font profession de nier ou de bouffonner". "Des "Dieudonné assimilent les bourreaux aux victimes ("Israheil")…"

Bref, un livre roboratif qui traite en 300 pages, de sujets essentiels avec un art dialectique qui procure un vrai plaisir de lecture. Si Shuffle Master écrivait autre chose que son commentaire amazonien annuel, ça pourrait ressembler à ça.

Mais du coup, je m'interroge : aime-je ce livre parce qu'il flatte mon ego en clouant au pilori des auteurs ou personnalités que je n'aime pas non plus ? Me caresse t-il dans le sens du poil et alors, ne suis-je pas aussi moutonnier dans le sarcasme que la masse à laquelle je veux croire ne pas appartenir complètement ?
Ce que je considère comme du bon sens n'est-il qu'un aspect et n'existe-t-il pas d'autres vérités ?
Vastes sujets.

Bon, je vais aller voir un "Inspecteur Harry", je réfléchirai à tout ça ensuite.

Zut ! Jourde assimile aussi Clint Eastwood à Pierre Corneille.
Damned, je suis fait.
3131 commentaires|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pierre Jourde (1955- ) est un écrivain et critique français.
Connu pour ses pamphlets contre les médias, il est surtout l'auteur d'essais sur la littérature moderne et d'une abondante œuvre littéraire exigeante.
Depuis 2009, il tient le blog "Confitures de culture" sur le site littéraire du Nouvel Observateur où il publie régulièrement ses prises de position sur des sujets de société.
"C'est la culture qu'on assassine" parait en 2011.

Pierre Jourde nous soumet un recueil de chroniques portant sur la situation culturelle en France.
Un constat dramatiquement alarmant qui semble irréversible.
"La culture, c'est la télévision. L'empire de la connerie triomphante et fière d'elle-même".La recherche du spectaculaire, le mépris des faits au profit de l'image.
Le pays de l'ironie, de la satire, de l'esprit frondeur tend à devenir le royaume des béni oui-oui...
Le monde est dévenu télévision.
Pierre Jourde aborde la destruction de l'enseignement, le mépris de la recherche; qui entrainent montée de l'illéttrisme.
"Visser boulons le jour, avaler Cauet le soir".
Il fait l'éloge des petits éditeurs et règle ses comptes avec quelques écrivains (...) populaires.
Musso, Levy, Moix, Angot, Beigbeder, Gavalda, Jardin, Weber en prennent pour leur grade.
La médaille d'Or étant remise à Phillippe Djian qui se fait tailler un costard sur mesure (à lire... c'est du miel !)
Jourde nous livre l'envers du décor; les petits arrangements entre amis lors de la remise des prix littéraires.

J'ai adoré ce recueil, incisif, mordant. Quelques gouttes de nitroglycérine qui font voler en éclat les préjugés et remettent à leurs justes places les situations établies.
Un vent de fraîcheur, de sincérité. Un grand coup de pompe dans la fourmilière de la "Culture à la française" qu'il va falloir s'habituer à orthographier avec un petit(tout petit) c.
Précipitez vous vers cette bombe à fragmentation politiquement incorrecte.
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le 21 décembre 2012
Très bon et très courageux livre. oui la culture meurt assassinée par de pseudos intellectuels, des écrivains creux et dogmatiques, nous sommes en pleine" déculturation" et décadence , il est bon que certains autres vrais écrivains au grand style comme P. Jourde, R. Camus, Ph Muray,, R Millet... tirent le signal d'alarme, mais n'est-il pas déjà trop tard ???
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le 1 septembre 2015
Enfin un écrivain qui n'a pas sa langue dans sa poche. Pierre Jourde écrit sans compromis, dénonce les incohérences et les platitudes du politquement correct. Cela fait plaisir de voir un écrivain digne de ce nom. J'entends par là quelqu'un qui ne braie pas comme tout le monde dans un champ qui s'appauvrit de plus en plus. A conseiller vivement.
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le 6 août 2013
Des chroniques extrêmement pertinentes sur les dangers de l'abrutissement ambiant. C'est juste, souvent drôle, et réchauffe des indignations très légitimes.
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le 10 janvier 2015
Je n’aime pas les fêtes de fin d’année. Principalement, parce que ça m’oblige à sortir de chez moi en vertu de conventions que je peine de plus en plus à respecter (visites à la famille, vœux…etc), et à côtoyer une partie de mes contemporains, les pires, dans un milieu hostile, en l’occurrence Arcachon, qui est devenue, en l’espace de 30 ans un cauchemar balnéaire livré aux promoteurs où défile d’un air satisfait tout ce que l’époque produit de plus émétique : nouveaux beaufs hip roulant en 4X4/crossover/SW, intriguant pour disposer dans 10 ans d’une place au port qui leur permettra, l’été venu, d’emmener leurs faux amis dans le cigare surmotorisé (et surpolluant) pour un brunch rapide au Cap-Ferret, où avec un peu de chance, ils réussiront à apercevoir l’ostréiculteur qui joue dans Les petits mouchoirs.
Me trouvant à court de lectures, j’ai dû me propulser jusqu’à la librairie du centre. J’y ai acheté, sur la foi de critiques élogieuses et d’une préface non moins élogieuse de Jerôme Garcin, les chroniques de Pierre Jourde regroupées sous le titre C’est la culture qu’on assassine.
Belle bourde, car ce Jourde n’est qu’une gourde. Je m’explique.
- Ce recueil, pour sa meilleure partie, n’est qu’une suite de lieux communs sur la disparition de la culture, sur la servilité des médias et les baudruches littéraires, toutes choses qu’il est facile de constater pour qui dispose encore de quelques neurones en état de marche. Pour la pire, ce sont des considérations fastidieuses et pro domo destinées à redorer le blason de l’université. Considérations qui ne convaincront pas grand monde et à propos desquelles il est amusant de retourner les arguments de Jourde. Il faut reconnaître que la mission qu’il s’est assignée méritait un autre talent que le sien : il s’agit en effet de convaincre le lecteur que les profs d’université ont un travail harassant. Je sais, le propos prête à rire, autant que les habituelles âneries sur les profs du secondaire qui travaillent 50 heures par semaine (préparation des cours, correction des copies, réunions avec les parents…etc). Selon Jourde, je peux parfaitement dire ça sans qu’il puisse me taxer (je le suis assez comme ça) d’aigri ou de jaloux. Mais comme je ne suis pas hypocrite, je reconnais que je ne rêve que d’une chose, c’est de ne faire que mes 15 heures par semaine comme un agrégé ou mes 7 heures comme un prof de fac. Il n’y a d’ailleurs pas que les profs : les policiers, qui sont désormais, et obligatoirement, nos nouveaux héros, ne travaillent en moyenne que 28 heures par semaine (temps d’apéritif compris), ainsi que l’attestent tous les rapports officiels.
- Cette succession de poncifs aurait pu être lisible si Jourde savait écrire et être original, s’il avait un style. Malheureusement il n’en a pas plus que les auteurs qu’il voue à la détestation commune, les Levy, les Musso, les Angot. Jourde, c’est du sous-Muray et encore c’est faire insulte à Muray que de le dire comme ça. Jourde, c’est du pamphlet 0% de matière
drôle et teigneuse. Aussitôt lu, aussitôt oublié.
- Enfin, ce qui enlève toute crédibilité à l’auteur, c’est qu’il est d’une rare suffisance et qu’il est trop bête pour la masquer. Pierre Jourde est très fier de son statut de prof d’université, des gens qu’il peut ainsi approcher, et sa belle assurance de parvenu exsude à grosses gouttes. Au bout d’un moment, le livre colle aux mains.
- Pour ceux qui douteraient encore, un petit tour sur le blog de l’intéressé, Confitures de culture, fera office de confirmation définitive : ce ne sont qu’articles sans intérêt relatant des prises de bec entre une dizaine de happy few dont tout le monde se contrefiche. Le rêve de Jourde, qui n’est pour l’heure qu’un porte-bidon de l’intelligentsia qu’il dénonce, est de passer capitaine de route. Ça va être difficile, mais comme l’époque semble réussir aux médiocres, il a quand même ses chances. Pour les prochaines vacances, Jourde à Arcachon ! Le titre prévu était : Pierre Jourde a une petite b..., mais je suis assez sceptique sur la réalité de la conversion désormais universelle à 'l'esprit Charlie".
2222 commentaires|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 septembre 2011
C'est un très bon livre.
Il vous invite à réflexier sur le monde actuel et l'évolution de notre société.
Je ne peux que vous le conseiller.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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