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Énorme pavé composé des récits du chaman Yanomami Davi Kopenawa mis en forme et traduit par l'ethnologue Bruce Albert, suivi d'une chronique portant sur l'établissement des relations qui ont mené à rédiger ce livre, et enfin un court historique sur la «nation» Yanomami et les massacres de Haximu qui a attiré l'attention internationale sur le sort des peuples amazoniens de la région (limites Brésil/Venezuela) .

Contrairement aux ouvrages d'ethnologie habituels, la parole n'est pas celle de l'observateur étranger mais bien celle du «bon sauvage». Le récit commence par un très long paragraphe consacré au chamanisme en général et à l'utilisation des substances hallucinogènes permettant de rentrer en contact avec les esprits de la forêt, les Xapiri. Les descriptions répétitives des esprits ne s'avèrent que d'un intérêt relatif et au bout du compte assez lassantes. Il faut donc en vouloir pour persister dans sa lecture et passer au thème suivant qui est consacré à la confrontation avec les blancs, et là on ne regrette pas d'avoir persisté.

C'est en premier la rencontre des missionnaires venus en terre Yanomami apporter la parole de Teosi, et éliminer les pratiques chamaniques et leurs contacts avec les Xapiri devenus pour l'occasion les amis de Satanasi (Satan). Mais les bons sauvages ont bien plus de lucidité que les arrogants soldats de Dieu ne leur en prêtent et ils finissent par virer ce Teosi qui leur parle aussi mal et leur promet toujours de brûler en enfer s'ils désobéissent. Le Dieu de leur ancêtre,Omama ne proférait jamais de telles menaces.

Vinrent après les garimpeiros, ces orpailleurs illégaux arrivant les mains pleines de cadeaux pour amadouer le demeuré local, mais qui très vite finissaient par se comporter en propriétaires des lieux ne faisant en cela qu'imiter un gouvernement issu d'un peuple d'envahisseurs qui s'appropriait les terres indiennes et en dessinait des morceaux sur des "peaux de papiers" pour y apporter leurs agriculture, leur élevage, y creuser la terre comme des tapirs géants pour faire passer leur routes inutiles et anéantir irréversiblement la forêt ne laissant ici et la que la «fumée d'épidémie» qui depuis les premières rencontres est porteuse de rougeole, grippe, tuberculose et autres maladies dont les indigènes ne sont pas protégés.

La troisième partie ouvre un regard original sur la visite de Kopenawa en terre blanche. En Angleterre aux esprits très puissants, en France où la Tour Eiffel ressemble à une maison des esprits Xapiri mais froide et sans âme, à New-York si grande et si riche mais qui laisse pourtant ses pauvres dans la rue. Seule rencontre plaisante dans ce voyage en terre inconnue inversé, est la rencontre avec les amérindiens des USA et leur esprits ancestraux. Et au passage un bel exemple qui n'échappera pas à Davi de ce que les blancs ont fait aux indiens du nord parqués comme des animaux dans des restes de terres qui furent les leurs.

Au final une promesse faite au blancs pour lesquels seul compte le «langage des marchandises», une promesse d'apocalypse si la forêt venait à disparaître, une apocalypse aussi blanche qu'indienne car à force d'épuiser le sol et lui enlever son pétrole maudit et ses métaux, Omama ne pourra plus soutenir le monde ni éviter la « Chute du ciel ».

Au passage, une évidente explication sur la nécessité pour les sociétés modernes de faire disparaître le chaman qui en temps que guérisseur est toujours en nécessité de démontrer son talent, alors que le prêtre débarrassé de cette obligation peut promettre la guérison dans un au-delà où ça n'a plus d'importance. Les Yanomami ne se sont pas laissé avoir et ont viré Théosi et ses sbires, après qu'il eut démontré son impuissance à guérir.

Au total un livre un peu trop long et répétitif mais qui rattrape ses défauts en offrant un regard original sur notre civilisation corruptrice. Mais de là à voir un monde partagé entre le bon sauvage et le méchant blanc il y a un fossé à ne pas franchir car sans doute qu'entre les « fléchage » des voisins ennemis de nos Yanomami et nos guerres hautement prédatrice il n'est peut être question que de densité de population au mètre carré plus que de nature intrinsèque à une race ou peut être simplement de grosseur de flèche.

Commentaire un peu long (le livre aussi, 812 pages) mais je pense qu'il n'y aura pas foule pour donner son avis. Ceci compense donc cela. Alors maintenant si un lecteur à l'intention de juger ce commentaire inutile, comme c'est parfois le cas de façon incompréhensible, qu'il m'explique cette fois ce que devra être un commentaire utile.

Cinq étoiles car la longueur parfois inutile est compensée par l'intérêt du sujet et l'originalité de son traitement.
0Commentaire|32 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 décembre 2014
Certes le livre est long, mais il n'est jamais ennuyeux. Au contraire, il se lit avec une grande facilité, et à de nombreux égards il est passionnant. Non seulement il donne, sans filtre, aux lecteurs la perspective des Indiens Yanomami sur le chamanisme, mais il montre aussi, et c'est ce qui fait de ce livre un ouvrage exceptionnel, comment cette pratique très traditionnelle (le chamanisme) "incorpore" les relations toutes nouvelles au monde des Blancs. Je pense donner des extraits à mes étudiants (Terminal, philo); j'avais fait la même chose avec un chapitre de Tristes Tropiques avec de très bons résultats.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 janvier 2014
prix honnête et bon état mais l'attente était très longue. problemes de la mondialisation? le livrê lui-même est trés belle, une percée politique
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