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Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
remarquable,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Calamity Jane : Mémoires de l'Ouest (Relié)
Si le livre démarre par un survol un peu sommaire de l'histoire de l'ouest américain, et reste globalement primaire dans ses descriptions du far-west (les indiens sont hostiles parce que les américains violent les traités pour résumer), voire erroné (calamity jane ne peut avoir travaillé pour le pony express, le service n'ayant fonctionné qu'entre 1860 et 1861, date à laquelle il est tué par le télégraphe et la diligence), ce livre est une enquête passionnante sur ce personnage dont la fiction a fait la légende depuis belle lurette.Il est magnifiquement documenté, très bien mis en page et nous permet de traverser et comprendre l'évolution de cet ouest américain de la fin de la guerre civile au XXe siècle, et toutes les mutations induites, auxquelles Martha Canary n'arrivera jamais bien à s'adapter. Loin du cliché auquel le cinéma ou Lucky Luke nous a habitué, l'auteur nous permet de découvrir une vraie femme moderne, indépendante, désintéressée, malheureuse en amour et qui n'épousera jamais bien les conventions sociales de son temps. Au final, un livre réussi et qui se lit avec aisance. J'aurais souhaité que l'auteur prenne un peu plus position sur la question de sa descendance, mais peut-être est-ce plus l'objet du livre sur ses lettres à sa fille ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Passionnant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Calamity Jane : Mémoires de l'Ouest (Relié)
Ce livre nous apprend beaucoup de choses sur la vie dans l'ouest américain parallellemnt à la vie de Calamity Jane.beaucoup d'articles et de belles photos d'époque et d'anecdotes sur cette femme originale et en avance sur son époque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Mais qui était donc cette Martha "Jane" Canary, alias Calamity Jane...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Calamity Jane : Mémoires de l'Ouest (Relié)
Grégory Monro, jeune réalisateur français passionné par l'Ouest américaine, et plus particulièrement par l'histoire de Martha Canary, est l'auteur de ce nouvel ouvrage qu'il lui consacre dans Mémoires de l'Ouest. Fan de Calamity Jane depuis l'enfance, depuis qu'il a lu "Lucky Lucke" et vu les films de George Sherman et de David Butler, il a suivi les traces de son idole, pendant dix années d'enquête aux USA. C'est ainsi qu'il a épluché les archives et collecté de rares photographiques pour réaliser cet admirable portrait et apporter des éléments de réponse aux nombreuses interrogations que suscite encore de nos jours ce sacré personnage entré de son vivant dans la légende de l'Ouest. Il aura suffit à Martha "jane" Canary d'être surnommée Calamity Jane pour entrer dans la légende. Pourtant, Martha n'avait rien d'une "catastrophe ambulante". Pour nourrir sa légende, elle s'attribua des actes de bravoures imaginaires. Elle alla jusqu'à s'inventer une épopée. D'ailleurs, tout porterait à croire qu'elle n'était pas l'auteur des lettres à sa fille Jessie qui ont tant ajouté à son émouvante gloire. Car il paraît qu'elle ne savait pas écrire, tout au plus les aurait-elle dictées à un tiers(?)D'évidence, en fait d'exploits la vraie Martha Canary jurait commme un chasseur de bisons, buvait comme un trou, fumait le cigare comme une locomotive, chiquait, montait à cheval, tirait à la Winchester et s'habillait comme un cow-boy. Elle se vendait aussi comme un camelot, car elle sut fort bien, de son vivant, entretenir sa propre légende. "La vraie Calamity Jane devait son surnom aux calamités que ses excès et son ébriété provoquaient sur son passage. "Elle était une authentique aventurière, une irréfutable rebelle, une sacrée bagarreuse plus heureuse à cheval qu'à pied, elle aimait choquer surtout les saintes-nitouches, dont l'hypocrisie la révulsait". Mais elle pouvait être aussi une femme généreuse et serviable, un "brave coeur", qui donnait ce qu'elle avait ou ne possédait pas et pouvait se dépenser sans compter pour venir en aide aux victimes de la variole, pendant la terrible épidémie qui sévit entre 1878 et 1880, à Deadwood. La triste fin de Martha Canary serre le coeur : miséreuse, malade, ivre en permanence, ne vivant que de la charité, souvent condamnée à la prison pour trouble à l'ordre public,... Elle mourut à l'hôtel d'une inflammation pulmonaire et fut enterrée au cimetière de Deadwood, à l'âge de...47 ans et non de 53 ans comme c'est encore inscrit sur sa pierre tombale, un mensonge de plus, son dernier! Ce livre de Grégory Monro est édifiant, il n'est pas seulement la première biographie d'une femme de l'Ouest, sans-famille, il en réalise également une étude fouillée sur la manière dont s'est construite et propagée, "dans cette Amérique ultramachiste et puritaine du XIXe siècle", une invraisemblable légende. La légende de Martha Canary/Calmity jane, une femme libérée dans un monde d'hommes durs, que les cinéastes, les chanteurs comme dernièrement Camélia Jordana ou les dessinateurs de BD et les romanciers n'ont eu de cesse, par la suite et encore même aujourd'hui, d'élever à la hauteur d'une mythologie. Un livre captivant qui veut apporter enfin la vérité sur cette légende de l'Ouest ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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