Un Essentiel amazon.fr
Une première version de cet album était sortie quelques mois auparavant, mais ce premier essai en solo d'un membre du groupe fondateur Ministère Amer souffrait, aux yeux de son auteur, d'un son pas assez "rentre dedans". Stomy Bugsy reprend alors une bonne partie de l'album, qu'il remixe de façon percutante, y ajoute une bonne louche de nouveaux titres, invite Doc Gyneco, Arsenik, Pit Baccardi, Akhenaton, Neg' Marrons et quelques autres rimeurs à gage réputés de son entourage, rallonge le titre, et voilà un "vrai faux" nouvel album qui va faire un véritable carton et aligner les tubes populaires, à commencer par le célèbre "Mon papa à moi est un gangster", qui permit au rappeur de pénétrer dans tous les foyers de la France profonde, et de devenir par la même occasion le rappeur médiatisé du moment. Flambeur, dragueur, mais jamais dupe de son personnage, Stomy Bugsy invente là son alter ego : le Show Lapin, le Gangster d'Amour, genre de Hugh Heffner (le fondateur de Playboy) en version hip-hop !
--Jean-Eric Perrin
Critique
Perfectionniste, Stomy Bugsy n’avait pas été tout à fait satisfait par
Le Calibre Qu’il Te Faut, sorti deux ans auparavant.
À la manière d’un Georges Lucas dépoussiérant ses vieux
Star Wars pour les caviarder de nouveaux effets spéciaux et les ressortir en édition Deluxe, le « Gangster d’amour » s’est attelé à upgrader son premier album pour en obtenir le résultat qu’il attendait vraiment.
Et indéniablement, le son s’y avère plus léché, plus soigné, les basses mieux étudiées en fonction des morceaux. Si l’on retrouve globalement les mêmes titres que sur
Le Calibre Qu’il Te Faut (en dépit de quelques inédits), ce « nouvel » album se paye surtout quelques guest-stars comme Doc Gynéco, les Neg’Marrons ou Akhénaton.
Les références au gangstérisme et à la mafia sont toujours aussi présentes, mais désormais, on sent qu’elles font partie du folklore et non plus du fond du discours du rappeur.
Benjamin D'Alguerre - Copyright 2012 Music Story