Ce Cd est un disque culte, car comme tous les disques cultes personne ne l''a écouté ou acheté lors de sa sortie en 1982. Les choses ont changé depuis avec la notoriété acquise par son leader Stan Ridgway lorsqu'il s''est lancé en solo (ce disque est le dernier avec Wall of Voodoo qui ne se remettra pas de son départ, végétant quelques années avant de se dissoudre).
Ce Cd est brouillon, les bonnes idées ne manquent pas, notamment au niveau de l''utilisation des synthés omniprésents, mais l''ensemble fait un peu foutoir (manque évident de moyens) et le producteur Richard Mazda est moins à l''aise avec les ambiances électroniques que de pur rock''n''roll (Fleshtones, avec qui il a l''habitude de travailler). Ce Cd est aussi le brouillon des œuvres à venir de Ridgway, et toute sa carrière future est en germe dans Wall of Voodoo.
Les morceaux du groupe sonnent très « cinématographique », l''influence des compositeurs de musiques de films étant primordiale chez Ridgway, de même que les racines de la musique « populaire » américaine : country, folk, etc.
Deux titres se détachent , « Lost weekend » qui ressemble à un bon morceau de Depeche Mode (si, si, ça existe), et le (minuscule) hit « Mexican Radio », composition zarbi comme seuls Zappa ou Prince dans un grand jour (« When doves cry ») savaient en composer.
Ce Cd malgré tout inégal se conclut par un long morceau épique, ce qui sera souvent le cas avec les albums solo de Ridgway.