Présentation de l'éditeur
La calligraphie arabe est un art vivant partout présent : dans les livres, dans les lieux de pouvoir, les mausolées, les palais, les mosquées, dans les rues, dans la vie quotidienne, les vêtements, les bijoux, la vaisselle, le moindre dinar. Alliant pratique, culture et plaisir, Hassan Massoudy nous plonge au coeur d'une histoire qui mêle tradition et modernité. Il a écrit son livre comme un ouvrier parle de son travail, en décrivant minutieusement : La préparation : matériel, outils, encre, recettes, supports, position du corps ; Le code : les points, diacritique, mesure ou ornement, les signes ; Les styles : Koufi, Neskhi, Farsi, Toulthi, Roqa, Diwani, Maghrebi ; La composition : rythme, cadence, plein et vide, expression, ornement, dessin. En guise de conclusion, il nous offre à contempler treize de ses oeuvres les plus récentes. Cet ouvrage de référence sur la calligraphie arabe, datant de 1981, a été mis à jour et est aujourd'hui publié intégralement en couleurs.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
.
Quatrième de couverture
Hassan Massoudy est calligraphe. Un calligraphe du XXe siècle. II a écrit son livre comme un ouvrier parle de son travail, de ses outils. Le roseau. Le fer qui le coupe L'encre et ses recettes. Les matériaux qui feront la lettre tantôt gravée, sculptée, incrustée, modelé assemblée, coulée, tissée, brodée, peinte, tantôt écrite sur ce papier lustré de talc et de blanc d'oeuf, que les Arabes ont employé dès la fin du VIIIe siècle, de Samarcande à Jativas. La naissance de la ligne. Le point, soit diacritique, soit mesure, soit ornement. Le code : géométrie de la lettre qu'il faut respecter et ne pas respecter. Les styles, nés des mutations historiques du monde musulman. L'histoire de la calligraphie partout présente, toujours vécue, qui rend les livres scientifiques séduisants. Qui occupe les lieux du pouvoir : Ies mausolées, les palais, les mosquées, et, intimement mêlée au nom du donateur, se développe sur le porche, la coupole, le minbar, le mihrab. Qui s'affiche dans la rue et s'insinue dans la vie quotidienne : les vêtements, une bague, l'assiette, le moindre dinar, et, aujourd'hui, les reproductions photographiques et imprimées, le néon... C'est un livre pratique, et c'est un livre de plaisir. Pour le plaisir des yeux. II se termine par quinze oeuvres de Hassan Massoudy, preuves que la calligraphie arabe est un art vivant.
Hassan Massoudy est né dans une ville du sud de l'Irak, entourée par le désert et dont les monuments sont couverts d'écritures. Le dynamisme des grandes villes l'attire : aussi, en 196I , il part pour Bagdad comme apprenti calligraphe, et là, visite des expositions d'art moderne qui l'émerveillent.
En 1969, nouveau départ : il entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. C'est un océan d'images, et il n'a qu'à traverser la Seine pour aller au Louvre. Puis en 1972, il commence à faire des démonstrations publiques de calligraphie projetée sur grand écran, à la recherche de la spontanéité des gestes et de l'instantanéité de l'expression. C'est dans ces espaces, en calligraphiant la poésie, que convergent le verbe et le tracé calligraphique et que les signes naissants rendent visibles les images poétiques.
Il expose régulièrement depuis 1980.