Présentation de l'éditeur
Que reste-t-il de la campagne d'Ile-de-France, celle qui rayonnait aux portes de la capitale il y a un siècle à peine ? Parcourir la vallée de la Bièvre, c'était déjà atteindre un "ailleurs"; Séjourner au coeur de la Brie ou du Vexin, gagner les abords du Beauvaisis, de la Champagne ou de la Beauce, c'était s'immerger dans un univers bucolique.
Dans ces campagnes proches, tout un peuple de paysans était à l'ouvrage. Les plus aisés cultivaient les blés tandis que les autres vivaient du maraîchage, de la vigne ou d'un peu d'élevage. Les premiers étaient établis dans des fermes imposantes, les moins riches se contentaient d'un toit de fortune. Mais tous connaissaient le temps suspendu du monde rural : de génération en génération, on a confié son grain au moulin pour le moudre, on a puisé l'eau au puits, on a recueilli pieusement la fiente des pigeons pour enrichir la terre, on a fait sa lessive au lavoir, on n'a guère connu d'autres distractions que celles promises par le café-épicerie... Le grand jour était celui du marché, occasion presque exclusive d'atteler la carriole pour se rendre au bourg le plus proche. On y vendait quelques produits sous la halle, on y achetait ce qu'on ne pouvait pas produire. Les jours s'écoulaient, semblables à ceux de toujours, lentement rythmés par les cloches des églises.
Dans ces campagnes proches, tout un peuple de paysans était à l'ouvrage. Les plus aisés cultivaient les blés tandis que les autres vivaient du maraîchage, de la vigne ou d'un peu d'élevage. Les premiers étaient établis dans des fermes imposantes, les moins riches se contentaient d'un toit de fortune. Mais tous connaissaient le temps suspendu du monde rural : de génération en génération, on a confié son grain au moulin pour le moudre, on a puisé l'eau au puits, on a recueilli pieusement la fiente des pigeons pour enrichir la terre, on a fait sa lessive au lavoir, on n'a guère connu d'autres distractions que celles promises par le café-épicerie... Le grand jour était celui du marché, occasion presque exclusive d'atteler la carriole pour se rendre au bourg le plus proche. On y vendait quelques produits sous la halle, on y achetait ce qu'on ne pouvait pas produire. Les jours s'écoulaient, semblables à ceux de toujours, lentement rythmés par les cloches des églises.
Aujourd'hui, dans une région urbanisée à l'extrême, la redécouverte de l'étonnante richesse du patrimoine rural est tout aussi rafraîchissante qu'instructive. Ce voyage - c'en est un - entraîne à la découverte des granges, des lavoirs, des pressoirs, des moulins, des abreuvoirs, des pigeonniers, des chapelles et des écoles de village qui nous transportent dans un autre temps.
L'auteur vu par l'éditeur
Christophe Lefébure, photographe, est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Temps des campagnes (Hazan), Le Temps des Écoles (Hazan), La France des lavoirs (Privat), Moulins d'autrefois (Arthaud), Villages perchés de France (Arthaud).