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Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La Campanella,
Par Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Campanella, Sonnet de Pétrarque, Etude N°10.... (CD)
J'ai acheté ce disque pour sa "Campanella". Très joli titre, inspiré et très technique à la fois, qui allie calme et volupté, avec un final d'une vive intensité.A l'image de ce titre, l'album dans son ensemble tire beaucoup vers les aigus, sans négliger le reste de l'étendue du clavier. Il offre, par ailleurs, une fluidité intéressante, guidée de main de maître par le talent de Nikolai Lugandsky, notamment dans "Les jeux d'eau de la Villa d'Este" ou le "Sonnet de Pétrarque 123", qui sont les titres qui ont ma préférence, le début de l'album me semblant plus chaotique, bien que passionné, les saccades exprimant une certaine puissance émotive à laquelle je suis un peu moins sensible, encore que tout dépende de l'humeur au moment de l'écoute (mais je parle ici, bien sûr, de l'oeuvre de Liszt, et non de l'interprétation, et n'évoque que des sentiments tout à fait personnels). La commentatrice Lydie Delaigue évoque, dans son remarquable commentaire, le détachement des "gouttes qui tombent régulièrement sur fond du ruissellement sonore de l'eau des fontaines, jets d'eau ou cascades", à propos des notes des "jeux d'eau de la Villa d'Este". On pourrait y ajouter, en faisant appel à l'imagination et au ressenti, des visions, telles que des éclats de lumière, projetés en véritable scintillements au-dessus de cette eau. A cette clarté cristalline s'opposent par moments des éclats, pouvant laisser penser aux forces déchaînées de la nature. Mais je m'arrêterai là, risquant d'entraîner l'oeuvre vers un terrain qui lui est peut-être étranger. Laissez-vous simplement guider par la musique et appréciez-là selon vos goûts ou votre culture musicale, d'après son insondable beauté. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Epoustouflant,
Par Me Delaigue Lydie "Lydie D" - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Campanella, Sonnet de Pétrarque, Etude N°10.... (CD)
Epoustouflant, exceptionnell, grandiose... j'arrête là l'énumération des adjectifs qui conviendraient. Lugansky nous livre là un Liszt entièrement revisité, repensé, habité surtout. J'ai eu, en l'écoutant, l'impression de redécouvrir chacune des pièces qu'il a enregistrées dans ce cd. Dans les "jeux d'eau à la villa d'Este", par exemple, on entend se détacher nettement le "ploc-ploc" de gouttes qui tombent régulièrement sur fond du ruissellement sonore de l'eau des fontaines, jets d'eau ou cascades et, du coup, le morceau archi connu devient une oeuvre nouvelle à nos oreilles, encore plus riche et plus variée musicalement que ce qu'on a l'habitude d'entendre. J'ai redécouvert de même "la campanella", "la vallée d'Obermann"... et les autres pièces. Du très grand art, du très beau piano qui ne peut pas nous laisser indifférents. On en redemande.
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3.0 étoiles sur 5
eh ben non, désolé...,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Campanella, Sonnet de Pétrarque, Etude N°10.... (CD)
C'est toujours pareil, c'est une nouveauté et tout le monde n'est pas pétri par une longue vie de pratique et d'écoute lisztienne (soit peut-être plus de 400 disques à soi seul dans ma disco chez moi...). Les journaleux aussi, à la culture musicale qui est surtout celle de l'instant, crient au génie (on nous a eu pareillement comme ça, critiques et néophytes réunis, avec le CD Scarlatti de Tharaud, tenez, assez raté). Or, ma modeste mélomanie, qui connaît toute la discographie de Lugansky et qui a beaucoup de considération pour ce pianiste, osera avancer, au risque de se faire tuer, que non, même si les oeuvres naturellement sont géniales, l'interprète ici ne l'est pas tout à fait. Parfait virtuose, certes, mais un peu froid, se lâchant peu, manquant parfois d'un peu de souplesse (ne parlons pas de laisser aller rubatique...), finalement restant un peu en deça du profond génie lisztien (il y a un "chic", dans le bon sens, de l'interprétation lisztienne que possédait au plus haut degré l'immense Cziffra). Ecoutez, comparez, et constatez par exemple combien la main droite - un peu raide dans le toucher certes virevoltant mais c'est bien le moins pour la virtuosité requise ici, un peu dure dans la sonorité - manque encore un peu d'un soupçon enivré de légèreté dans les arabesques de la Campanella (tout ce qui sort de Paganini doit se jouer un peu en... feu follet, ou, comme dirait Mallarmé, dans un feu épars de pierreries). Quant à la Vallée d'Obermann - non, pas la vallée du doberman, Toto! même si la première édition du livre c'était Oberman avec un seul "n" et, au fait, qui lit encore Senancourt? - allez-moi plutôt écouter le génial Horowitz (rien que la façon de modeler l'énoncé du thème dès l'entrée...) a son grand retour au Carnegie Hall au milieu des années soixante après une légendaire absence dépressive de quelque quinze ans des scènes internationales (incroyable queue dans la rue pour avoir un billet, alors que circulant parmi ces braves gens sur le trottoir même à distribuer le café malgré ses airs parfois revêches rien moins émue que Wanda, la femme d'Horowitz et fille de Toscanini). Bon, pour en finir avec ce dernier CD de Lugansky, j'ajoute que la prise de son est assez laide, sourde, sans ampleur, un soupçon trop lointaine, comme échouant à échapper à la surface chromée du support pour prendre toute son ampleur.
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