Toujours chez Neo Publishing, voici donc le très connu "Cannibal Ferox". Du moins pour les amateurs d'un certain genre qui puise sa notoriété dans une légende selon laquelle le cannibalisme persiste encore de nos jours dans certaines tribus amazoniennes. c'est ce que vont tenter de découvrir trois amis, un homme et deux femmes, dont l'une est chargée de s'assurer que le cannibalisme aujourd'hui n'est qu'une légende, et ce, dans le petit village de Manioca. Sur la route ils vont faire la connaissances de deux hommes dont l'un semble gravement blessé et le second sous l'emprise de la drogue. Visiblement très nerveux ce dernier raconte que son ami et lui ont été attaqués par une bande de sauvages mais ont réussi à fuir, aidés d'une jeune villageoise.
La vérité, la seule, sordide, les trois amis l'apprendront plus tard des lèvres de l'homme blessé et en subiront les répercutions...
Voir le nom d'Umberto Lenzi s'afficher à l'écran en tant que réalisateur de ce "Cannibal Ferox" peut au premier abord signifier que l'ennui sera aussi mortel que les horreurs dont vont être victimes les protagonistes. Et l'on n'est pas loin de la vérité puisque le film ne semble vouloir accélérer le tempo qu'en fin de bobine. Ne rêvons pas. Même si cette œuvre n'est pas la pire réalisation de son auteur, elle révèle très vite ses faiblesses habituelles. Soit un manque de profondeur flagrant dans la psychologie des personnages, ce qui nous laisse froid fasse à leur mort pourtant atroce. Le jeu des acteurs y est sans doute pour beaucoup et l'on peut se demander pourquoi,systématiquement, dans chaque production horrifique transalpine, les victimes se figent face à leur bourreau ou bien semblent piétiner dans une épaisse couche de mélasse tant leur fuite est ralentie comme par un mur invisible.
Quelques plans horrifique, qu'il faut patiemment espérer après une visite de près d'une heure dans une Amazonie peu accueillante, viennent remercier les spectateurs les plus patients. Le jouissif ( Mike, le cocaïnomane, finissant scalpé et dévoré par les habitants de Manioca) se mêle au gratuit (la jeune Pat suspendue à des crochets plantés dans la poitrine jusqu'à ce que mort s'ensuive) et même à l'inconcevable (le massacre REEL d'animaux). Sur ce dernier point malheureusement, il est à noter qu'à l'époque le massacre d'animaux dans les films d'horreur italien était courant.
Ceux qui ont aimé "Cannibal Holocaust" apprécieront certainement celui-ci car dans leur traitement, les deux œuvres se rapprochent sensiblement. Point de souvenir impérissable donc !!!