Quatrième de couverture
Pendant quarante ans, des canonières ont montré le pavillon français sur les fleuves de Chine. "Comment des bâtiments aussi dérisoires pouvaient-ils impunément naviguer, régenter, tirailler, jouer du canon au milieu de cet immense empire ? Il semblait que la moindre pichenette, le plus léger frémissement d'éventail, auraient pu chasser ces pauvres moustiques prétentieux qui s'étaient arrogés le droit d'imposer leur volonté, leur commerce, leur pacotille, leurs religions à ce peuple innombrable, fier de sa civilisation si ancienne, si raffinée, si orgueilleuse, la peur du banditisme, la cupidité des Seigneurs de la guerre..."
Malgré leur faiblesse les canonnières françaises ont cependant su faire face aux plus graves situations sans jamais déclencher contre la France des mouvements de haine ou de la violence. Dans un pays où régnait l'anarchie elles ont assuré la sécurité de nos concessions et de leurs habitants, la protection des bâtiments battant notre pavillon, secouru les missions, tout en effectuant un important travail d'hydrographie et en soignant gratuitement la population.
Cette page ignorée de l'histoire de la Marine Française méritait de ne pas tomber dans l'oubli.
L'auteur vu par l'éditeur
Né en 1931 à Paris, le Contre-Amiral Estival est entré à l'Ecole Navale en 1950. Après une campagne en Indochine, il a commandé les dragueurs Liseron et Laurier puis participé à la guerre d'Algérie à la Demi-Brigade de fusiliers-marins. Commandant de l'escorteur rapide Le Brestois puis Commandant de la Marine malgache au titre de la Coopération, il a été cadre à l'Ecole Supérieure de Guerre Navale puis a commandé le Transport de chalands de débarquements Ouragan. Chargé des relations avec la presse, le cinéma et la télévision au Service d'information et de relations publiques des armées de 1975 à 1977, il a été ensuite chef d'état-major de l'amiral commandant les Forces Maritimes de l'océan Indien, attaché nu cabinet du Secrétaire d'Etat aux DOM-TOM puis chef d'état-major du Groupe Opérationnel des Expérimentations Nucléaires dans le Pacifique. Commandant de la 4e division d'escorteurs d'escadre et du Guepratte de 1981 à 1982, il a terminé sa carrière comme conseiller "Marine" du Directeur des Engins de la Délégation Générale pour l'Armement.