Ce cinquième volume présente quatre cantates d'été sur des thèmes variés : l'hypocrisie et le repentir dans la BWV 179, l'admiration pour l'oeuvre divine dans la BWV 35, l'exaltation de la compassion dans la BWV 164, et la gratitude envers Dieu dans la BWV 17.
Parmi elles se détache la BWV 35, dont trois numéros sont "parodiés" d'un concerto disparu (BWV 1059), sans doute pour hautbois, et qui est tout entière une sorte de concerto pour voix d'alto, orgue et orchestre. Le n° 4 est très singulier, en ce que la main gauche de l'orgue joue le solo et la droite fait le continuo. On admirera comment la voix de Petra Noskaiova s'y marie bien avec l'orgue d'Ewald Demeyere, qui n'est pas trop en avant.
Dans les autres cantates, on retrouve avec plaisir le baryton Dominik Wörner et le ténor Jan Kobow, mais surtout on découvre au pupitre de soprano une nouvelle venue, encore meilleure que celles des précédents volumes : Gerlinde Sämann, à la fraîcheur de timbre et au legato enchanteurs.
Cette fois encore, la prise de son est merveilleuse de proximité, d'aération, et de fidélité aux timbres, y compris ceux des instruments solistes (hautbois, flûtes, violons).
Nul doute que ce volume sera l'un des fleurons de la série.