Le CD1 commence fort bien par la cantate BWV 148 pour lequel le choeur d'introduction est brillant (soutenu efficacement par le trompettiste), puis les soli successifs du ténor Mark PADMORE puis de l'alto Frances BOURNES sont très bons (même si la prestation de cette dernière est un ton au dessous).
On passera ensuite rapidement sur la seconde cantate BWV 114, car, malgré une belle introduction et un beau solo de l'alto Charles HUMPHREY, le long solo de Mark PADMORE, pièce maîtresse de la cantate, est relativement décevant...
Par contre, la cantate BWV 47 qui suit est magnifique : le choeur d'introduction est superbe, très rythmé (on se surprend à taper la mesure avec le pied !), l'aria de la soprano Katherine FUGE de qualité (avec des changements inattendus de rythme), puis l'aria de la basse est très honnête.
Enfin, le CD1 se termine curieusement, mais agréablement par un motet : le BWV 226.
Le CD2 est encore meilleur : il débute par une extraordinaire version de la cantate BWV 96 (principalement à cause de la qualité et de l'originalité du choeur initial, accompagné d'un ensemble instrumental réduit, avec l'intervention très prégnante d'une sorte de flûte à bec (qui s'avère être en fait, d'après les informations du livret, un sopranino : instrument baroque proche du cornet à bouquin pour les érudits) : en tout cas, cette introduction est remarquable et constitue l'un des grands moments des cantates du Pèlerinage. La suite de la cantate est d'un très bon niveau, avec notamment un beau solo du ténor Christoph GENZ, accompagné uniquement d'une flûte.
La 2° cantate BWV 169 est l'occasion d'apprécier la classe de l'alto Nathalie STUTZMANN, car cette cantate de plus de 23 min fait partie des rares cantates entièrement dédiées à cette texture de voix. Elle débute par un instrumental marqué par la présence d'un orgue qui restera présent tout au long du morceau, notamment dans les 2 arias de toute beauté réunis dans cette cantate...
La troisième cantate BWV 116 est également de qualité avec encore un beau solo de Nathalie STUTZMANN, mais surtout grâce à un superbe terzetto entre la soprano, le ténor et la basse.
Ce second CD se termine enfin par un morceau assez sinistre, heureusement relativement court.
Enfin, saluons la qualité de la photo de Steve Mac CURRY (ici le portrait d'un tibétain de KANDZE, ville de la région du KHAM pour les connaisseurs) illustrant traditionnellement la pochette des albums de la série.