Gino Vannelli est un artiste rare et unique, son précédent opus « Slow love » remontant déjà à cinq ans, les fans du bellâtre montréalais commençaient à s'impatienter. Pour cette nouvelle livraison ils ne seront pas déçus car Gino nous régale de onze nouveaux titres chantés en italien, anglais, espagnol et français, excusez du peu. D'emblée on est séduit par la qualité de sa voix qui se bonifie avec le temps, on sent vraiment que Gino a pris son temps pour interpréter toutes les nuances et subtilités des différentes langues, particulièrement en italien et espagnol. Le pari risqué d'un album aussi international est réussi et il se dégage une grande fluidité dans l'interprétation des chansons. La couleur musicale de cet album est de facture classique agrémenté d'influences musicales celtiques, flamenco et voire même pop sur le morceau « the last dance ». Qu'il est loin le temps de la pop synthétique de ses débuts, c'est accompagné d'un grand orchestre dirigé par le chef d'orchestre Glen Morley et entouré une fois de plus des meilleurs arrangeurs du moment Jorge Calandrelli (tony bennett), Simon Leclerc, Don Sebesky (Frank Sinatra) que Gino Vannelli nous reviend.
Il convient de saluer la performance artistique d'un chanteur-auteur-compositeur-producteur cherchant à travers un perpétuel renouvellement à nous surprendre. Après la pop (powerful people, brother to brother, black cars), le jazz (storm at sunup, yonder tree), le jazz-rock (slow love) revoici le classique en attendant d'écouter un jour son oeuvre majeure un opéra de deux heures actuellement intitulé "the fool". Une tournée internationale est en préparation avec une grande formation, ne le ratez pas car le légendaire perfectionnisme de Gino sur disque est bien réel sur scène.
Artiste rare en concert comme sur disque, ne ratez pas le prochain passage de Gino Vannelli en France car il est certain que CANTO sera un des évènements majeurs de la rentrée musicale.