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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Dépression américaine.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Captain America, Tome 1 : La sentinelle de la liberté (Comic)
Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, Captain America, très choqué par le drame qui secoua l'Amérique, s'installe dans un quartier de Brooklyn afin de se rapprocher du peuple et lutte contre les terroristes en tout genre...Voici le "Captain America version dépressive" qui écume l'univers des super-héros Marvel depuis quelques années. Notre héros ayant toujours véhiculé les valeurs de son pays, c'est tout naturellement qu'il évolue aujourd'hui sous cette forme traumatisée, mature et analytique. Ce recueil compile les 11 premiers épisodes de la 4° série dédiée à "la Bannière étoilée", créée tout spécialement après le 11 septembre. Sont ajoutées en début d'album 2 pages sur les origines du personnage par Paul Dini et Alex Ross et à la fin, sa "biographie" sous forme de livre illustré. Quasiment tous les épisodes sont narrés en voix off et font la part belle aux réflexions de Steve Rogers qui tente désespérément de se positionner au c½ur d'événements qu'il ne comprend plus. Car il est d'un autre temps, comprenez par là du temps où les Etats-Unis se berçaient encore du rêve américain. Cela donne lieu à un récit contemplatif parfois embué et relativement abstrait, qui déroule une trame à laquelle le lecteur assiste sans tout comprendre... Les deux premiers arcs narratifs sont écrits par John Ney Rieber et dessinés par John Cassaday. Captain y affronte des terroristes que l'on devine islamistes mais dont les revendications ne sont pas clairement établies. Disons qu'ils entament une lutte de "valeurs"... Le troisième arc est dessiné par Trevor Hersine et fait intervenir de nouveaux personnages au milieu d'un récit particulièrement opaque et relativement incompréhensible. Arrive le quatrième arc, illustré par Jae Lee. Et là... quelque chose se passe... Tout à coup, le ton onirique de la narration prend tout son sens, la magie opère. La série a trouvé le dessinateur qui pouvait s'accorder avec son ambiance éthérée et brumeuse... Cassaday et Hersine sont d'excellents dessinateurs, mais ils s'harmonisaient moins avec la forme méditative et poétique entamée par Rieber. Une nouvelle preuve de la dimension évocatrice du dessin, où quand la forme s'accorde avec le fond... Il faut avouer que le Captain America est un personnage "casse-gueule". Pas évident de le mettre en scène sans tomber dans le ridicule (ce costume, quand même...), le grandiloquent, le patriotisme nian-nian ou encore la propagande beaufisante. Et John Ney Rieber ne s'en sort pas trop mal de ce point de vue, en faisant évoluer un personnage immédiatement crédible et attachant. Mais je ne sais pas... En dehors des numéros dessinés par Jae Lee, il manque quelque chose à ces histoires, une étincelle qui ferait basculer ce recueil vers autre chose qu'une simple lecture qui s'oublie. Néanmoins, le complétiste ne pourra pas passer à côté de ces épisodes référentiels car c'est ici que Steve Rogers dévoile sa véritable identité au monde... La suite, dessinée par Jae Lee et écrite par Chuck Austen est disponible dans la collection 100% Marvel : Captain America, tome 1 : Glace. Mais il est possible que Panini la réédite dans la collection deluxe... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Du captain america pur jus.,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Captain America, Tome 1 : La sentinelle de la liberté (Comic)
Je suis fan de captain america donc, bon, voilà, c'est patriotique, pro-militaire, pro-americain, il gagne à la fin (quoi que), il se pose des questions existentielles, mais j'aurai voulu un autre "captain", il n'aurait pas été "america".
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