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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Rencontres sur le Missouri,
Par Tiubuk (Hoenheim, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Captive aux yeux clairs (DVD)
Le film est un western dans la pure tradition des histoires de l'Ouest américain. Son thème le plus évident, c'est la rencontre. Car on n'arrête pas d'y rencontrer des amis, des ennemis, des femmes, des hommes...
Deux cow-boys, Jim et Boone, sont engagés par l'oncle du second pour remonter le Missouri en bateau, là où aucun blanc ne serait jamais allé et là où vivent les Pieds-Noirs, une tribu indienne pacifiste en bons termes avec l'oncle. Celui-ci compte faire du commerce avec les Pieds-Noirs et leur échanger des peaux. L'atout des voyageurs : Teal Eye, une jeune fille Pied-Noir qui peut être fort utile une fois sur place. Le voyage pourrait donc se passer sans désagrément s'il n'y avait une certaine Compagnie des Fourrures du Missouri qui veut s'approprier le monopole du commerce des peaux... Le film débute avec l'apparition de Jim pour se terminer avec l'éloignement dans le soleil couchant de Boone. Entre les deux scènes il y a de nombreuses rencontres : le vieil oncle, l'équipage franco-canadien du bateau avec lequel ils vont voyager, la charmante Teal Eye (peut-être un peu trop européenne) et l'intriguant Poordevil, un Pied-Noir solitaire un peu dérangé mais très attachant, les Indiens en tribu : les Crows, payés par le bandit Streak pour nuire aux héros navigateurs, et les bons, les Pieds-Noirs. Streak, le gangster, est le type-même du bandit américain : mal rasé, méchant, sans scrupules et surtout manipulé par la Compagnie des Fourrures. "La captive aux yeux clairs", on l'aura compris, c'est la belle Teal Eye. Le film regorge d'humour, de peur, de violence et de tendresse mêlés. On ne s'ennuie pas un seul instant : soit les Crows attaquent, soit c'est Streak qui menace, soit (troisième possibilité) le bateau est halé par les Canadiens. Ceux-ci parlent très souvent français : l'oncle de Boone n'oublie jamais son "Speak english" assez amusant. Si certaines scènes sont violentes, l'humour les compense. Un très beau western. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Encore un classique Hawksien,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Captive aux yeux clairs (DVD)
Tourné en 1952, soit à bon intervalle entre les deux westerns de Hawks généralement privilégiés par les cinéphiles et les exégètes, la Rivière rouge (1948) et Rio Bravo (1959), La captive aux yeux clairs (The Big sky) est une merveille dont la beauté croît au fur et à mesures des visions. L'histoire est d'une belle simplicité : un groupe de trappeurs français a décidé d'explorer le haut Missouri pour commercer avec les indiens Sioux. Pour rejoindre ces contrées inexplorées, il remontent le fleuve et doivent faire face aux manigances d'une compagnie de négoce (et de ses alliés Crows) dont ils empiètent les plates bandes, mais disposent d'un atout : une captive Sioux, qui doit leur faciliter les contacts. Se joignent à eux trois trappeurs américains : un vétéran porté sur la bouteille (exceptionnel Arthur Hunnicutt) et deux jeunes qui se disputeront la belle indienne (Dewey martin et Kirk Douglas). La trame rappelle les oeuvres d'Anthony Mann (Bend of the river notamment); la convivialité celles de Ford (les scènes de chants et de bars, nombreuses et magnifiques); l'ampleur romanesque et la plénitude générale celles de Walsh. Pour autant, le film est définitivement hawksien : cette petite troupe franco-américaine d'aventuriers a plus d'une affinité avec les aviateurs de Seuls des anges ont des ailes (1939) ou les pilotes automobiles de Ligne rouge 7000 (1965). Seule rupture avec les dogmes hawksiens, la belle et simple rivalité amoureuse qui sous-tend le film. Pour la petite histoire, l'indien simplet Poor devil a clairement inspiré le Jar Jar Binks des récents Star wars (et on peut également penser que le trio Luke-Solo-Léïa a plus d'une affinité avec les protagonistes de The big sky). Que cela ne vous dissuade pas de revoir ce chef d'oeuvre.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
western humanisme,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Captive aux yeux clairs (DVD)
Jim Deakins (Kirk Douglas) et Boone Caudill (Dewey Martin), deux jeunes Kentuckiens, décident d'aller vers l'Ouest. L'oncle de Boone, Zeb Calloway (Arthur Hunnicutt), vit quelque part à l'ouest du Mississipi. À Saint Louis, ils se bagarrent dans un saloon et sont jetés en prison... où ils retrouvent l'oncle Zeb...
Ce métrage est un western dépourvu d'action pure où Hawks apporte un soin particulier à chaque scène où le personnage principal demeure le Missouri (comme dans La nuit du Chasseur de Charles Laughton). L'intrigue se déroule au rythme des méandres du fleuve. Il ressort de cette pépite cinématographique un lyrisme et une poésie indéniable. Cette oeuvre d'Howard Hawks, véritable ode à la nature est un condensé des thèmes hawksien à savoir : l'humanisme, la communauté de vie, la dualité sous-tendue par l'amour d'une femme mettant à mal une amitié entre deux hommes et la rédemption. Au final, le réalisateur nous offre un western humanisme, majestueux, gentiment nonchalant où la sérénité s'adosse à un lyrisme de tous les instants. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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