7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une pierre précieuse, 3 mars 2010
Dès lors que j'entame l'écoute de ce Carboniferous, une pléthore de noms m'explose dans les oreilles ; à commencer par l'instrumentation qui n'est pas sans me rappeler celle de
Morphine, c'est à dire basse, saxophone bariton et batterie. A priori une formation jazz, donc. Je dis bien à priori, parce que la seule similitude discernable dans le monde du jazz, c'est bien chez
John Zorn et son saxophone infernal qu'on peut la trouver. Et à qui je pense dès que je pense à John Zorn ? A quelqu'un qui fait aussi peur avec sa voix que Zorn avec son saxo ;
Mike Patton. Comme par hasard, ce ne serait pas Mike Patton qui éructe sur "Soulympics" et "Orc" ? Et ces structures alambiquées et torturées ne me font-elles pas penser à
Fantomas ? Et ce break de guitare sur "Chtonian" ne me fait-il pas cruellement penser à King Buzzo des
Melvins et Fantomas ? Ah ben si, c'est lui. Et quel est le label qui me bourrine les tympans comme ça ? Ipecac, le label de Mike Patton, pardi. Mais ça ne s'arrête pas là ; la basse qui va de l'obsessionnel monolithique au frénétique, accompagnée de cette batterie épileptique, ça n'est pas sans me rappeler la folie des Ruins ou la brutalité sonique de
Lightning Bolt, avec qui Zu a déjà partagé l'affiche lors de concerts. Arrivé là, on est finalement très loin du jazz, avec lequel ils prennent leurs distances sur cet album, qui est composé de véritables chansons. Des chansons méchamment bruyantes, hein.
Si les rochers qui ornent les pochettes des albums des
Ruins ne vous semblent pas assez grands, plongez-vous dans la montagne de Carboniferous, la musique y est proportionnellement plus grande.
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