On entend tellemet dire que la jazz vocal se renouvelle. Certes, il y a de bons espoirs : Jamie Cullum chez les hommes (mais laissons-le une décennie pour s'y faire); chez les femmes il y Norah Jones (à craquer, mais ce n'est pas encore du jazz) et Diana Krall (qui prend de la bouteille à chaque sortie).
Ici, pas de réserves. Madeleine Peyroux chant le blues et le jazz. Excellement. Avec son nom, elle est Cajun, Canadien? Non, elle est de Georgia (mais elle a chanté longtemps dans les rues de Paris).
La comparer avec Billie Holiday est totalement inutile, d'autant plus que si elle ressemble, si elle doit ressembler, c'est surtout à Bessie Smith.
Ce CD est une pure merveille, avec des chansons qui partent de W.C Handy (Careless Love) à nos jours. Ici, ia simplicité est de mise, sa guitare et l'orgue qui l'acommpagne sont d'un dépouillement irreprochables; pourquoi en faire plus?