Carmilla est le second des textes qui ressuscitèrent le Vampire dans la littérature (non: plutôt qui lui donnèrent un encrage dans la littérature romantique, gothique, du 19ème siècle).
A lire après la première nouvelle, celle du Dr John William Polidori "Le Vampire", qui nous compte l'histoire de Lord Ruthven.
Carmilla est tout spécialement un chef d'oeuvre dans la mise en scène de l'emprise du Vampire. La jeune et sublime Non-Morte use en effet habilement - et non sans une certaine tendresse - de psychologie humaine pour renforcer la fascination qu'elle exerce sur ses victimes. Elle s'enfonce avec délice dans les jeux subtils de la séduction et d'une conquête amoureuse, quitte à investir sa victime de sentiments dont on peut se demander si elle ne finit pas par les ressentir elle-même, se laissant prendre volontairement à son propre jeu, parodie d'amours possessives à l'extrême, pour ériger la prédation au rang d'un art de passion et de sang.
A lire absolument.
Pour les amateurs ou passionnés: une référence indispensable.