Comme le titre l'indique, ce soir spéciale dédicace pour l'ami Ramone qui semble à la recherche d'un Live efficace du grand Stevie Ray Vaughan, SRV pour les intimes, énorme guitariste de blues, fils spirituel du grand Jimi Hendrix et, hélas, décédé lui aussi dans des conditions tragiques...RIP.
Scotché dès sa sortie en 1983 par l'extraordinaire "Texas Flood"
Texas Flood, fabuleux album de blues rock à l'incroyable pulsion métronomique, j'avais en revanche toujours été deçu par le seul Live publié du vivant de SRV, "Live Alive"
Stevie Ray Vaughan: Live Alive. Il faut dire que mon exemplaire CD avait un son exécrable, mais pas seulement, un pote m'avait fait écouter un Live pirate "Live at El Mocambo"
Live At The El Mocambo qui lui semblait très largement supérieur, d'où mon embarras...
Aussi fut-ce avec une joie non dissimulée que j'accueillis la parution de ce "Live at Carnegie hall", Live posthume, mais Live contemporain du "Texas Flood" cité plus haut, puisqu'il contient l'enregistrement d'un concert ayant eu lieu dans la mythique salle de New York le 4 octobre 1984. Et effectivement la prestation tient toutes ses promesses... On commence par six titres incendiaires, envoyés à 100 à l'heure par un SRV remonté comme un coucou suisse, et toujours cette fameuse pulsion métronomique : "Scruttle Buttin' (époustouflant!), les classiques "Testifying" et "Love struck baby", "honey bee" et "Cold Shot".
La suite permet de découvrir une autre facette de SRV puisqu'il s'y fait accompagner d'une section cuivre complète, la "Roomful of Blues Horn Section". Le tempo ralentit un peu (à peine, en fait sur "letter to my girlfriend"), mettant en valeur les qualités expressives du jeu de guitare mais également du chant du bluesman blanc ("Dirty Pool" "the things that I used to do"). Le classique "Pride and joy" est l'occasion pour SRV de jouer aux questions/réponses avec la section cuivre comme le ferait un big band et sur "COD", il se fait sideman en accompagnant la chanteuse Angela Strehli. L'instrumental "iced over" s'apparente en revanche, avec le recul, à une démonstration de virtuosité un peu vaine, le seul point faible de l'album.
Le concert se termine comme il avait commencé, sur du pur SRV sans section cuivre, ni section rythmique, avec deux instrumentaux : le paisible et hendrixien "Lenny" et un très court mais roboratif "rude mood" (2:22).
Voilà c'est fini ! Le public est conquis et nous aussi !