EUR 24,00
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock.
Expédié et vendu par Amazon. Emballage cadeau disponible.
Carnet de guerre 1914-191... a été ajouté à votre Panier
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 3 images

Carnet de guerre 1914-1918 Broché – 9 janvier 2014

4.4 étoiles sur 5 8 commentaires client

Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché, 9 janvier 2014
"Veuillez réessayer"
EUR 24,00
EUR 24,00 EUR 48,00

Romans et littérature

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

  • Carnet de guerre 1914-1918
  • +
  • Orages d'acier
Prix total: EUR 30,60
Acheter les articles sélectionnés ensemble

Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos

En août 1914 éclate la première guerre industrielle moderne à l'échelle mondiale. On en avait déjà connu de rudes ébauches lors de conflits limités, avec la guerre de Sécession ou le conflit russo-japonais de 1905. Cette guerre qui va constituer une expérience atroce pour tous les participants, un traumatisme particulièrement lourd à surmonter pour la génération des jeunes adultes qui en resteront marqués pour la vie, va durer plus de quatre ans et entraîner la décadence politique et économique irréparable de l'Europe qui, forte de sa supériorité matérielle, dictait alors sa loi au monde entier. La croyance optimiste dans la science et le progrès technique, censés assurer à l'avenir le bonheur de l'humanité, sortira broyée de ces années de conflit où des peuples qui se croyaient civilisés découvriront avec stupéfaction le fond irréductible de sauvagerie qui subsistait en eux.
Sur cet événement à la fois ravageur et fondateur de la modernité au XXe siècle, les Carnets de guerre d'Ernst Jünger apportent un témoignage exceptionnel, tant par le rôle héroïque qu'il joue dans les plus grandes batailles, à Verdun ou sur la Somme, que par la longueur exceptionnelle de son expérience au front, du 1er janvier 1915 jusqu'à sa dernière blessure, reçue le 25 août 1918, alors qu'il montait à l'assaut de Sapignies à la tête de sa troupe de choc.
Lorsqu'il apprend l'ordre de mobilisation, Ernst Jünger est occupé à bavarder avec le jardinier du domaine et un couvreur, en train de refaire le toit des communs de la belle maison familiale de Rehburg, dévastés par un incendie l'année précédente. Au moment où le facteur rural annonce la nouvelle, le couvreur qui venait de lever son marteau s'arrête en pleine action et le repose doucement sans mot dire, sans manifester le moindre enthousiasme guerrier. En revanche, baigné au collège dans une atmosphère patriotique, Jünger, qui n'a que dix-neuf ans, décide aussitôt d'aller s'engager comme volontaire.
S'il est demeuré seul à la maison tandis que ses parents et ses frères et soeurs passent leurs vacances au bord de la mer, sur l'île de Juist, c'est qu'il a dû rester devant ses livres pour réviser les épreuves du baccalauréat, auxquelles il s'attend à être recalé. Avide d'aventures, très mauvais élève sauf en lettres, détestant l'école et le monde bourgeois, il a fait une fugue l'année précédente pour s'engager en France dans la Légion étrangère. Son père a fait appel à un avocat et réussi à le tirer d'affaire en invoquant sa qualité de mineur, mais son avenir immédiat semble sombre. Son père lui a promis, s'il travaillait dur et obtenait son bac, de lui offrir un safari au Kilimandjaro. La déclaration de guerre lui apparaît comme une occasion inespérée d'échapper à une situation où il se sent piégé.
Il se précipite donc à la caserne du 74e régiment d'infanterie à Hanovre, la grande ville la plus proche, afin de se faire enrôler ; mais l'affluence des volontaires est telle qu'il lui est impossible de se frayer un chemin pour y entrer. La ville est en proie à un véritable délire guerrier qui contraste avec les réticences du monde campagnard : «Sur la place Ernst-August, un régiment en partance défilait au pas cadencé. Les soldats chantaient, des femmes et des jeunes filles s'étaient glissées entre leurs rangs et les avaient décorés de fleurs. J'ai vu depuis beaucoup de foules populaires enthousiastes, jamais l'enthousiasme n'était aussi profond et aussi fort que ce jour-là.» Finalement, au bout de trois jours, il arrive à se faire enrôler dans un régiment d'élite dont il est très fier, le 73e régiment d'infanterie, le Fusilier-régiment Generalfeldmarschall Prinz Albrecbt von Preußen, baptisé «régiment de Gibraltar» : en 1775, au moment des combats de l'indépendance américaine, le roi Georges III d'Angleterre, également prince électeur de Hanovre, avait envoyé à Gibraltar trois bataillons hanovriens. Ceux-ci s'étaient distingués lors du siège de la place par les Espagnols et les Français, qui dura de l'été 1779 au printemps 1783 (paix de Versailles). À leur retour au pays, en 1784, ils reçurent des drapeaux figurant le rocher de Gibraltar. Un brassard «Gibraltar» bleu pâle est également attribué, à cette époque, aux officiers et sous-officiers. À partir de 1901, ce brassard est porté par le 73e régiment d'infanterie.

Revue de presse

Resté inédit depuis lors, ce journal, dont Jünger se servira ultérieurement comme d'une source pour écrire ses grands livres de guerre, «Orages d'acier» notamment, est un outil essentiel pour prendre la mesure des ravages à l'oeuvre et imaginer la vie quotidienne dans les tranchées...
La mort est là, sifflant de tous côtés. Et parfois elle s'enfonce, éclate, sectionne, éviscère. Boucherie ? Précisément. Elle s'appelle le XXe siècle. (Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 19 décembre 2013)

Echapper à la boue, à la mitraille et aux obus occupe l'essentiel du temps du combattant. Ces Carnets dévoilent aussi les aventures sexuelles dans le nord de la France occupée et la peur... des maladies vénériennes. Mais c'est l'instantané qu'ils constituent qui les rend précieux : " Il est surprenant de voir à quelle vitesse s'effacent les impressions (...), confie le diariste. Angoisse, faiblesse et pusillanimité sont oubliées dès la première soirée de repos (...). Sans s'en rendre compte, on s'attribue une dimension héroïque ".. (Nicolas Weill - Le Monde du 20 février2014)

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre adresse e-mail ou numéro de téléphone mobile.




Détails sur le produit


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

4.4 étoiles sur 5
Partagez votre opinion avec les autres clients

Meilleurs commentaires des clients

Achat vérifié
Les carnets de guerre écrit au jour le jour par Ernst Jünger, d'abord avec un style très dépouillé puis, très rapidement avec le style que l'on connait à l'auteur.
On suit la guerre "au-jour-le jour" quelques dessins réalisé sur le front sont dans le texte.

Ce livre est le complément indispensable à Orage d'acier, toutefois, pour bien comprendre le contexte historique (offensives, climat, etc.) je conseillerais de compléter cette lecture par le livre de René Senteur "De Bazancourt à Favrueil" (très illustré, matching, etc..)
Remarque sur ce commentaire 3 sur 3 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Par XENOPHON TOP 500 COMMENTATEURS le 8 novembre 2014
Achat vérifié
Dans une salle du musée du Prado à Madrid...."Le Triomphe de la Mort" de Brueghel.

Au centre, un cheval hâve portant une Mort Faucheuse...Le Monde se consume dans sa Fin...Ni misérables, ni puissants...La sarabande finale..

En bas à droite...quelques reîtres, lansquenets et ignorant cette Tempête de Fin des Temps un couple amoureux...Un soldat déjà au combat, un autre qui quitte la table de jeu et un troisième qui se cache...

Qui est vraiment Ernst Jünger entré dans la Guerre à l'âge de 18 ans en Janvier 1915, sorti de celle-ci, une dernière fois blessé, en Août ou Septembre 1918 ?...

Un Survivant, un Homme dont la Mort n'a pas voulu, un Combattant devenu Plaque d'Acier dans un affrontement où les obus chantent et dansent en Maîtres de Cérémonies dédiées à la Gloire Bouchère Anthropophage, un Patriote, un Soldat projeté au-delà de sa Fin s'asseyant au Grand Banquet des Guerriers, ce chevalier de Dürer passant indifférent devant le Diable...?

Il est la Guerre dans ce qu'elle a de plus affreux et de plus exaltant...Ce jeu de chasse où il fait bon mourir menant ses troupes à la Victoire...Il incarne tout simplement, ce lieutenant d'une compagnie du régiment de fusiliers hanovriens dit de "Gibraltar", Achille, Mucius Scaevola ou Roland, un Héros au sens antique et médévial du terme.

Il est ce soldat en bas et à droite qui sort son épée ou qui, déjà au contact, va se colleter avec cette faune dantesque de squelettes bien décidés à lui faire rejoindre la Horde.
Lire la suite ›
Remarque sur ce commentaire 1 sur 1 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Achat vérifié
Ces carnets sont d'une densité exceptionnelle, parce qu'ils transcrivent le résumé du quotidien de Jünger soldat dans toute son étendue, l'essentiel et le superflu, la réflexion et l'action, l'empathie et l'indifférence, la violence et la fraternité, l'horreur et la beauté, l'action et la contemplation, les souffrances et les joies de la plupart des jours, jour d'opulence ou de disette, jour de déchaînement ou de calme, jour de deuil plus ou moins souvent mais jour d'enfantement toujours, pour celui qui survit.
Ce qui constitue l'essentiel des souffles animant un homme, en quelque sorte, au-delà de ses circonstances de vie du moment.
Il n'y a pas de haine manifestée, chez Jünger, c'est à souligner et à mettre en parallèle avec la froideur qui est régulièrement accolée à sa restitution. La violence et l'excitation du combat, oui, l'ennemi guetté depuis la tranchée et parfois abattu, oui, les camarades écharpés les uns après les autres, oui. C'est la condition du soldat au front, avec ses aléas.
S'il n'est pas illusoire de transcrire pour autrui une expérience particulière telle que la guerre, alors Jünger -tout comme Genevoix- fut l'un de ceux qui surent le mieux s'y atteler.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Achat vérifié
Très intéressant, il fallait lire un tel ouvrage décrivant la guerre du côté adverse. Je trouve simplement que l'auteur n'exprime que rarement ses sentiments personnels au sujet des évènements auxquels il est confronté.l
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus

Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?