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Carpaccio : Les esclaves libérés Broché – 29 octobre 2007


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Extrait

PARUES EN 1975, mes Esthétiques sur Carpaccio, dont je déplore parfois le style pratiqué pendant une jeunesse où une tension insupportable provoquait de l'obscurité, décrivent l'un après l'autre quelques tableaux, non tous, de la chapelle des Esclavons, à Venise, sans tenir compte de leur enchaînement.
Revenu sur des lieux qu'alors j'avais hanté longtemps, j'eus l'intuition, trente ans après, que la série racontait une histoire ou plusieurs ; non pas seulement le triple cycle des saints dalmates, Georges, Tryphon et Jérôme, que la confrérie, là réunie, révérait, mais une geste complète d'initiations, de conversions, personnelles peut-être, collectives sans doute, plus profondes encore, je crois ; en tout cas, des récits. Que voici.

En quatre tableaux plus longs que hauts, la geste commune de Georges et Tryphon occupe les deux premiers murs de la chapelle, à gauche en entrant et au fond ; viennent ensuite, sur la muraille de droite, deux scènes de l'Évangile, plus hautes que longues : l'agonie du Christ et la vocation de saint Matthieu ; suit la vie de saint Jérôme, en deux nouveaux tableaux, de nouveau plus longs ; la série se termine avec saint Augustin en extase dans sa cellule. Plusieurs récits, d'un seul tenant me semble-t-il aujourd'hui, traversent des souffrances mortelles, païennes, chrétiennes, bruit et fureur sacrificiels, au sortir de quoi la conversion à l'Écriture, prise comme pivot, rend possible, dès la terre, le passage de cet enfer de violence au paradis, de la mort à la vie, de la chair en morceaux à l'esprit. Carpaccio raconte-t-il, d'abord, la genèse du spirituel ? De la gauche vers la droite, dans le sens de la lecture, ces neuf toiles, gloire des Schiavoni, me paraissent, en effet, dire, d'une seule coulée, comment libérer ces esclaves-là : eux, nous, tout le monde.

Commencée par une scène de carnage, où Georges brise sa lance dans la gueule d'un dragon, parmi une plaine où gisent dix membres épars, cette bande peinte dessinée va finir en béatitude; commencée, dehors, en une vallée d'ossements desséchés, sous les clameurs de la colère, elle entre dans le silence intime d'une chambre ; commencée devant une foule qui s'amasse, béante au spectacle, elle finit en une solitude inspirée ; commencée dans l'orage, le séisme et le feu, d'où Yahvé s'absente, elle s'achève par le bruit de la petite brise d'où advient la voix de Jéhovah ; commencée dure, elle finit douce. Dans son existence, publique ou privée, qui, victime, vainqueur, combatif en tout cas, n'expérimente la violence ? Rugissant comme lion cherchant qui dévorer, sa bête déchire et tue. Nous vivons tous, dans le jour, sous ses flèches volantes, esclaves soumis à ce démon veillant lucidement dans les ténèbres de notre espèce, de nos groupes, de notre âme, de nos corps. Comment arrêter l'orage, comment apaiser la guerre perpétuelle, comment domestiquer la bête, comment préparer, organiser, réaliser la paix ?

Présentation de l'éditeur

Neuf tableaux éblouissants de Carpaccio entourent, embrassent la chapelle des Esclavons, à Venise (Scuola di Schiavoni) Admiratifs, nous les contemplons un par un : saint Georges terrasse le dragon ; saint Jérôme amène au monastère son lion ; saint Augustin entre en extase... Dans cette série grandiose, le peintre a-t-il eu l'intention de raconter une histoire, comme s'il s'agissait d'une bande dessinée ? Auteur d'un premier livre, déjà trentenaire, sur Carpaccio, Michel Serres propose dans ce livre second, de raconter, justement, cette histoire.
Comment passer du combat mortel à la paix ? Mille manières d'accomplir une telle évolution : vitale, morale, historique, politique, religieuse... se tissent ensemble pour aboutir à un récit unique dont l'élan ressemble à celui de l'hominisation. Nous souffrons tous des violences de la vie; nous en attendions plus de douceur. Les récits racontés ici invitent à cette espérance.


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