Si vous pensiez comme moi que le 1er volet de cars révélait une grande créativité de J. Lasseter (et Pixar), ce second volet vous laissera pantois, car pour palier à l'effet de surprise dont jouissait son ainé, ce Cars 2 est une incroyable explosion visuelle. Et en plus, il est doté d'un scénario plutôt solide, dont l'objectif est aussi de recueillir les suffrages des adultes.
Durant 1h52, vos yeux en prennent pour leur argent, depuis les mers du Nord jusqu'à Radiator Springs, en passant par Tokyo, l'Italie et l'Angleterre, lieu des 3 grandes étapes de la World Cup. Chacune des villes a été exploitée judicieusement dans sa culture pour donner un fort relief à l'histoire et offrir une avalanche de gags (les toilettes automatiques à Tokyo, les "clichés" de l'Italie façon Maffia avec un coté monégasque pour la topographie hallucinante de Porto Corsa, etc.). La panoplie de personnages a été élargie, avec entre autres l'excellent Francesco Berloni, l'italien formule 1.
Cette fois-ci, il est question d'espionnage en plus de courses, les 2 trames étant étroitement liées. Les auteurs ont très intelligemment utilisées et peaufinées les possibilités qu'offraient ce double niveau de déroulement... tellement que je suis pas sûr que mes 2 enfants de 5 et 7 ans aient tout compris... par contre, comme leur papa sidéré (et leur maman), ils se sont éclatés d'un bout à l'autre de ce chef d'oeuvre.
Niveau image, le rendu est tout bonnement incroyable lui aussi... il en devient difficile de ne pas croire que ces bolides sont vivants, un tel soin ayant été apporté au lissage, aux expressions, aux plus petits détails.
Bref, ça valait le coup d'attendre quelques années pour une suite digne de ce nom. Magnifique.