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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
James Bond contre le Grand Smerch !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Casino Royale [Import anglais] (DVD)
Décidément, rien ne va plus dans les services secrets de sa très gracieuse majesté !
James Bond, dépressif, part à la retraite. Les services secrets recherchent donc d'autant un nouveau 007 que l'impitoyable "Grand Smerch" passe à l'attaque, via son pire criminel, un fan de baccarat nommé "Le Chiffre." La suite ne saurait se raconter sinon que le Grand Smerch est interprété par Woody Allen, Le Chiffre par Orson Wells et le nouveau 007 par Peter Sellers, notre inénarrable inspecteur Clouzot dans "La Panthère Rose". Ajoutez Deborah Kerr en testeuse sensuelle de futurs 007, une otarie, des Sioux parachutistes (il faut vivre avec son temps), la cavalerie (en retard, bien sûr), des tas d'espions partout dans les pissotières, des cabines téléphoniques anti-mur et le paradis lui-même devient un enfer ! John Huston a toujours nié avoir pris conseil auprès de son ami Blake Edouards (la Panthère Rose, The Party) pour arriver à ficeler cet extravagant délire. Qu'importe, la mise en scène et le grand spectacle sont au rendez-vous pour nous inviter à la fine fleur de la comédie. Un délice ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
Très éloigné de notre monde civilisé !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Casino Royale [Import anglais] (DVD)
De son vrai nom Allen Stewart Konigsberg (il est né à Brooklyn le 1° décembre 1935), Woody Allen commença par écrire des blagues pour Bob Hope et d'autres comiques déjà bien établis de la télévision US de l'époque, puis pour lui-même, se produisit dans des cabarets et à la télévision, écrivit des articles, des livres et des pièces de théâtre et monta son premier orchestre (de jazz bien sûr).
En 1964, il écrivit son premier scénario, 'What's new Pussycat ?', qui devint un film qui sortit dans les salles l'année d'après (en France seulement en 66). Réalisé par l'anglais Clive Donner (1926-2010 ; il n'a tourné aucun film d'importance de toute sa carrière), 'Pussycat' est un film américain tourné en Technicolor à Paris avec des acteurs d'un peu partout, musique du légendaire Burt Bacharach (la chanson du générique du film, 'What's new Pussycat ?', chantée par le gallois Tom Jones, fut un triomphe dans le monde entier). En 66, Woody Allen toucha 75.000,-$ pour remanier un sous 'James Bond' japonais, 'Kagi no kagi', dont il fit, en y rajoutant des scènes (avec lui-même bien sûr) et un commentaire et en en modifiant la musique et le doublage, 'What's up Tiger Lily ?' ('Lily la tigresse'), avant de retrouver en 67 à Londres son producteur de 'What's new Pussycat ? ' pour une parodie directe de 'James Bond', en l'occurrence 'Casino Royale'... Tourner un 'James Bond' en-dehors de la célèbre série cinématographique britannique n'a été possible que deux fois ; en l'occurrence à l'occasion de 'Jamais plus jamais' en 83, et donc pour ce film-ci, et là en l'occurrence uniquement parce que 'Casino Royale' fut le tout premier 'Bond' de Ian Fleming paru en 53 et dont les droits furent immédiatement acquis par les américains qui en firent un téléfilm en 54 ; ces droits furent ensuite vendus au producteur américain toujours Charles Feldman (qui avait produit le 'Macbeth' d'Orson Welles en 48, mais aussi 'La 7° aube' avec William Holden en 64, d'où leur présence au générique du film), qui venait de produire, avec le succès que l'on sait, 'What's new Pussycat ?' avec le même Woody Allen. Strictement parodique, ce 'James Bond' est en fait une sorte de film à sketches coréalisé par 5 metteurs en scène différents (Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joe McGrath et Robert Parrish) avec la complicité de plusieurs directeurs de photographie (dont Nicholas Roeg) sur la base d'un scénario (mais peut-on vraiment appeler cela un scénario ?) sur lequel travaillèrent 10 scénaristes différents, dont bien sûr Woody Allen... Inutile de préciser après cela que le film illustre une histoire sans queue ni tête dont on ne peut guère retenir que les éléments suivants : Orson Welles est 'Le Chiffre', un dangereux agent du 'SMERSH' qui a absolument besoin de récupérer une forte somme d'argent à lui confiée par son employeur et qu'il a perdue ; il organise donc une incroyable partie de baccara dans un casino français à laquelle participe James Bond (joué dans le film par l'excellent David Niven, mais représenté durant cette partie de cartes par le spécialiste du baccara Peter Sellers), l'idée étant de battre 'Le Chiffre' afin que 'SMERSH' se débarrasse de lui. De Londres à Berlin en passant par l'Ecosse, nous suivons donc James Bond, sorti de sa retraite par les représentants des gouvernements américains (William Holden) et russes (Kurt Kasznar), français (Charles Boyer) et anglais (John Huston), secondé par des 'Bond' annexes (Terence Cooper, Peter Sellers) et devant faire face à la traîtrise de bien des éléments adverses strictement féminins, dont la très grande actrice écossaise Deborah Kerr (qui n'avait pas vraiment mérité ça !), la suissesse alémanique Ursula Andress (entretemps elle avait rencontré Jean-Paul Belmondo durant le tournage des 'Tribulations d'un chinois en Chine' et était devenue sa compagne, d'où sa présence à lui à la fin du film), l'israélienne Daliah Lavi (actrice un peu partout au départ, elle devint ensuite une très célèbre chanteuse en Allemagne), l'américano-tchèque Barbara Bouchet (ce que son nom n'indique pas vraiment et qui fit surtout carrière ensuite en Italie) et la britannique Jacqueline Bisset (d'origine française de par sa mère, 23 ans à l'époque et qui fit ensuite surtout carrière à Hollywood). Avec aussi Woody Allen dans le rôle de Jimmy Bond, le neveu absolument nul de Bond, George Raft qui joue de sa pièce comme dans 'Scarface' autrefois et Peter O'Toole qui cherche Richard Burton (clin d'½il bien sûr à 'What's new Pussycat ?' dont on entend d'ailleurs la chanson sortir d'une bouche d'égout (!)). Hommage au cinéma expressionniste allemand d'antan comme au pop art du 'swinging London' d'alors, cette 'chose' sans rythme avec soucoupe volante géante, voitures téléguidées et drones, ambiance 'Chapeau melon et bottes de cuir' (en moins bien quand même), un Peter Sellers qui apparait en Hitler, Napoléon et Toulouse-Lautrec (ce personnage est également évoqué dans une scène de terrasse de restaurant dans 'What's new Pussycat ?'), mais surtout bourrée de lourds sous-entendus sexuels (merci Woody, bien connu pour être « ceinture noire de kâmasûtra » !) et qui se termine par une vaste bagarre que le juif new-yorkais d'origine germano-russe Mel Brooks (qui débuta en même temps que le juif new-yorkais d'origine russo-autrichienne Woody Allen) a copié par après en 74 dans son long-métrage parodique 'Le shérif est en prison', vaut avant tout par ses superbes décors et magnifiques costumes, aux splendides couleurs parfaitement rendues par le Technicolor en Panavision parfaitement restauré d'alors, et la formidable musique du génial Burt Bacharach jouée par le grand Herb Alpert et son Tijuana Brass (si vous aimez cette musique, achetez absolument le double album 'The Burt Bacharach collection', un double CD d'exception de 50 morceaux absolument fabuleux dont 'The look of love' que l'on entend tout au long du film ainsi que 'The very best of Herb Alpert' avec 'Casino Royale', ce fantastique instrumental qui est le seul à donner un semblant de rythme au film). Pour le reste, il vaut mieux vous adresser ailleurs... Définitivement déçu par ce que les producteurs faisaient de 'ses' films, Woody Allen deviendra à partir de là, et donc dès 69 et son 'Prends l'oseille et tire-toi !', son propre metteur en scène ; ce qui allait tout changer... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Marrant mais trop éclaté,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Casino Royale [Import anglais] (DVD)
Un james Bond atypique avec des interprètes de renom, mais trop de scénaristes et de metteur en scène. A voir quand même pour l'exploit.
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