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Causes Perdues Et Musiques Tropicales
 
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Causes Perdues Et Musiques Tropicales [CD, Bonus]

Bernard Lavilliers CD
4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (36 commentaires client)
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Page Artiste Bernard Lavilliers

Discographie

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Biographie

Véritable enfant de la classe populaire, Bernard Lavilliers, est né Bernard Oulion le 7 octobre 1946 à Saint-Etienne. Enfant fragile (il s'est bien rattrapé ensuite), sa faible constitution oblige ses parents à déménager à la campagne. Puis, quelques années plus tard, c'est entre une cité HLM stéphanoise et une maison de correction qu'il fera ses premières armes, que ce soit guitare ou gant de… Plus de détails sur la Page Artiste Bernard Lavilliers

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Détails sur le produit

  • CD (30 août 2011)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD, Bonus
  • Label: Barclay
  • ASIN : B0047E8YAI
  • Autres éditions : CD  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (36 commentaires client)
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1. Angola Écouter
2. L'exile Écouter
3. Causes perdues Écouter
4. Je cours Écouter
5. Sourire en coin Écouter
6. Possession Écouter
7. La nuit nous appartient Écouter
8. Coupeurs de cannes Écouter
9. Identité nationale Écouter
10. La cote des squelettes Écouter
11. Cafard Écouter

Descriptions du produit

Critique

Il est un détail troublant, et c’est que l’on reconnaît la musique de Bernard Lavilliers dès les premiers arpèges de guitare de la chanson d’ouverture (« Angola »), et ce avant même l’arrivée de la voix : madeleine de Proust, ou auto-suggestion, il n’en reste pas moins que le Stéphanois a durablement – et profondément – marqué le patrimoine de la chanson francophone.

Le deuxième détail (quoique…) reste que le chanteur est redevenu fréquentable, désormais privé de ce maniérisme à bout de souffle, et de son goût immodéré pour les anathèmes à l’emporte-pièce, qui avaient fini par le rendre insupportable. Ne plus être sous les feux d’une rampe aveuglante lui a manifestement rendu la pudeur, et la conscience raisonnée des choses justes, et des effets judicieux. Or donc, vous savez quoi ? Causes Perdues et Musiques Tropicales (d’après une définition, donnée par Lavilliers en personne, de son art, à un certain François Mitterrand) est un formidable album, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, mais pas uniquement. Un disque en noir et blanc, ridé et buriné comme le cliché illustratif, et donc humain (jamais) trop humain, mais également un disque de remise en question(s), de mise en danger, et de goût pour les aventures musicales à coloration multiple.

Ce grand tout débute donc par un duo avec Bonga, colosse de la chanson angolaise, et c’est beau comme Gérard Philippe perdu dans Les Orgueilleux d’Yves Allégret. Le cinéma, on le retrouvera sous le (grand) angle Marathon Man d’un « Je cours », mis en perspectives urbaines funky par Fred Pallem. La chevauchée se poursuit – comme des Indiens libertaires poursuivraient les cow-boys de la convention – par un enrobage chachacha, initié par le Spanish Harlem Orchestra, de slogans d’ultime manif, ou la danse dramatique de « Coupeurs de cannes » mise en trépidation par Mino Cinelu. David Donatien (l’homme dans l’ombre de Yael Naïm) époussette une nostalgie de mazurka pour « Sourire en coin », et Seb Martel et ses guitares, et Georges Baux, et tous les autres…Ici, un « Cafard » distingué et digne s’appuie sur une partition composée par Ruben Blades (star panaméenne, chanteur prodigieux, et ministre du tourisme). Et, ici, on n’a pas peur des mots qui fâchent (« Identité nationale »), et de convoquer le saumâtre souvenir de Pétain et Bousquet, ou de fustiger ces banquiers qui jouent avec les banquises, avec une force éruptive des formules qui s’appuie sur l’ombre tutélaire d’un Léo Ferré.

Alors, voilà : Causes Perdues…(pas pour nous) est un disque de poète tendre et velléitaire, de musicien, de grand voyageur des cultures, l’expression d’un artiste qui, depuis qu’il a cessé d’être donneur de leçons n’a jamais été aussi proche de nous, et d’un citoyen au poing levé et insurrectionnel. Un disque parfait ? Et bien, pas loin, vraiment pas….



Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story

Descriptions du produit

CAUSES PERDUES ET MUSIQUES TROPICALES

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34 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un nouvel album de Lavilliers est toujours un évènement. Et c'est déjà le 20ème !, 15 novembre 2010
Par 
Jaamuna - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Causes Perdues Et Musiques Tropicales (CD)
« Causes perdues et musiques tropicales » c'est bien sa marque de fabrique et on ne s'en lasse pas.
L'album démarre par "Angola", un « blues aussi noir que le sable », standard angolais qu'il chante avec Bongo Kuenda et c'est très réussi.

Il se poursuit dans son univers musical que nous connaissons bien déjà, sous le signe de la salsa et de rythmes latinos et portugais. Et puis il y a "Identité nationale" qui se remarque aussi par son texte, véritable prise de conscience et mise garde que Bernard Lavilliers nous adresse : « on est tombé bien bas, bien plus bas qu'on ne croit ! » ...

J'ai ressenti un climat d'ensemble un peu crépusculaire, plus sombre que dans ses deux précédents albums. Mais ne dit-on pas que les chants désespérés sont les chants les plus beaux ?
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19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 nouveau lavilliers, 24 novembre 2010
Dans le marasme de la chanson française (j'ai bien dit chanson) où l'on encense la moindre réplique gainsbourgienne, on écoute le dernier Lavilliers, non pas par nostalgie d'un passé riche, mais parce que ce que produit le bonhomme reste essentiel. La voix est une voie magistrale, les mots sont des mots d'homme (humain).
Et c'est peut-être en cela qu'il ressemble à Léo Ferré, il perdure au delà de l'âge.
Ne pas écouter Lavilliers est un manque. A vingt ans, on écoutait le ferré de 60 ans ; Il faudrait avoir vingt ans et écouter Lavilliers, ce serait une façon de se dire que la jeunesse n'est pas si vaine, que les clés du monde ne sont pas dans les coffres-forts, mais dans la boite à gant.
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19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un grand cru, 18 novembre 2010
Par 
Eric Heneault "heneault" (Sao Paulo, Brésil) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Causes Perdues Et Musiques Tropicales (CD)
Je connais la musique de Lavilliers depuis l'époque du Stéphanois et de 15ème round et c'est toujours avec beaucoup de plaisir que je découvre ses nouveaux disques. Si Samedi Soir à Beyrouth m'avait un peu déçu, principalement à cause du choix, un peu trop répétitif à mon goût, du tempo reggae, ce nouvel album s'inscrit d'ores et déjà comme un très grand cru. Nanard continue son voyage musical en vrai baroudeur qu'il est, et le disque ne manque pas de rythmes latinos et brésiliens avec de superbes arrangements musicaux. Mais, il semble quelque part que Lavilliers nous présente aussi un état des lieux, d'une France et d'un monde qui au lieu de s'ouvrir, de s'epanouir dans la multiplicité des races, des goûts et des couleurs, se recroquevillent sur eux-même et deviennent frileux et réactionnaires. Il y a un vraie amertume dans les textes et un message comme un signal d'alarme pour nous dire ce que Nanard a d'ailleurs toujours dit dans ses chansons: "Bats-toi". A ce titre, "Identité Nationale" est d'une actualité brûlante et le bruit des bottes de "L'Exilé" nous montre que devons toujours rester en "Etat d'Urgence". Et puis la poésie est également de mise comme dans la très belle "Possession". Enfin, "Le Cafard" est particulièrement touchante et me rappelle l'époque du Discophage, bar brésilien à Paris que Lavilliers a bien connu, grand lieu de rencontres musicales, un endroit magique comme il n'en existe malheureusement plus aujourd'hui. Un très bel album.
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