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Commentaires client les plus utiles
34 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un nouvel album de Lavilliers est toujours un évènement. Et c'est déjà le 20ème !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Causes Perdues Et Musiques Tropicales (CD)
« Causes perdues et musiques tropicales » c'est bien sa marque de fabrique et on ne s'en lasse pas.L'album démarre par "Angola", un « blues aussi noir que le sable », standard angolais qu'il chante avec Bongo Kuenda et c'est très réussi. Il se poursuit dans son univers musical que nous connaissons bien déjà, sous le signe de la salsa et de rythmes latinos et portugais. Et puis il y a "Identité nationale" qui se remarque aussi par son texte, véritable prise de conscience et mise garde que Bernard Lavilliers nous adresse : « on est tombé bien bas, bien plus bas qu'on ne croit ! » ... J'ai ressenti un climat d'ensemble un peu crépusculaire, plus sombre que dans ses deux précédents albums. Mais ne dit-on pas que les chants désespérés sont les chants les plus beaux ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
nouveau lavilliers,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Causes Perdues Et Musiques Tropicales - Edition limitée (Livre disque grand format) (CD)
Dans le marasme de la chanson française (j'ai bien dit chanson) où l'on encense la moindre réplique gainsbourgienne, on écoute le dernier Lavilliers, non pas par nostalgie d'un passé riche, mais parce que ce que produit le bonhomme reste essentiel. La voix est une voie magistrale, les mots sont des mots d'homme (humain).Et c'est peut-être en cela qu'il ressemble à Léo Ferré, il perdure au delà de l'âge. Ne pas écouter Lavilliers est un manque. A vingt ans, on écoutait le ferré de 60 ans ; Il faudrait avoir vingt ans et écouter Lavilliers, ce serait une façon de se dire que la jeunesse n'est pas si vaine, que les clés du monde ne sont pas dans les coffres-forts, mais dans la boite à gant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un grand cru,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Causes Perdues Et Musiques Tropicales (CD)
Je connais la musique de Lavilliers depuis l'époque du Stéphanois et de 15ème round et c'est toujours avec beaucoup de plaisir que je découvre ses nouveaux disques. Si Samedi Soir à Beyrouth m'avait un peu déçu, principalement à cause du choix, un peu trop répétitif à mon goût, du tempo reggae, ce nouvel album s'inscrit d'ores et déjà comme un très grand cru. Nanard continue son voyage musical en vrai baroudeur qu'il est, et le disque ne manque pas de rythmes latinos et brésiliens avec de superbes arrangements musicaux. Mais, il semble quelque part que Lavilliers nous présente aussi un état des lieux, d'une France et d'un monde qui au lieu de s'ouvrir, de s'epanouir dans la multiplicité des races, des goûts et des couleurs, se recroquevillent sur eux-même et deviennent frileux et réactionnaires. Il y a un vraie amertume dans les textes et un message comme un signal d'alarme pour nous dire ce que Nanard a d'ailleurs toujours dit dans ses chansons: "Bats-toi". A ce titre, "Identité Nationale" est d'une actualité brûlante et le bruit des bottes de "L'Exilé" nous montre que devons toujours rester en "Etat d'Urgence". Et puis la poésie est également de mise comme dans la très belle "Possession". Enfin, "Le Cafard" est particulièrement touchante et me rappelle l'époque du Discophage, bar brésilien à Paris que Lavilliers a bien connu, grand lieu de rencontres musicales, un endroit magique comme il n'en existe malheureusement plus aujourd'hui. Un très bel album.
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