IIIe Volume CELIBIDACHE : Les egos se déchaînent dans les VNU !
C'est bien évidement 10 étoiles qu'il faudrait encore pouvoir coter, étant donné la distance qui sépare le talent du génie !
La perception de la Musique ne s'arrête pas au colimaçon ! Elle débouche sur le cerveau qui lui, mène à autre chose que le simplisme rationnel du matérialisme étouffant. C'est pourquoi cette vibration extraordinaire que véhicule la VRAIE MUSIQUE, celle qui sort l'humain de son état de sous-homme robotisé et drogué dans lequel il est tombé, provoque l'interrogation sur la nature véritable de l'homme, la question fondamentale du sens de la vie, soit les brèches « digressio » que nous ouvrons dans nos commentaires. S'ils déplaisent aux demeurés des VNUS, qu'ils restent dans leur fange souterraine, mais ils feraient bien de lire dans le IVe et dernier commentaire, ce que dit HILDEGARDE qui les met en garde !
Le 3e COFFRET réunis judicieusement les Français et les Russes (+ Bartók !) 11CD.
Pour les FRANCAIS, DEBUSSY vous distille des sonorités proprement inouïes que vous n'entendrez nulle part ailleurs dans LA MER et IBERIA ! Avec RAVEL, le Boléro et les Tableaux d'une Exposition. Pour ROUSSEL, La Petite Suite Op.39 et la Suite en Fa Op.33. Pour D. MILHAUD, le Concerto pour marimba et orchestre Op.278. La Suite Française Op.248,(3 CD).
Avec les RUSSES, les symphonies de 4 à 6 de TCHAIKOVSKI et La Suite op.71 du Casse-Noisette,(3 CD). RIMSKY-KORSAKOV, Schéhérazade Op.35. Pour PROKOFIEF, les symphonies 1 et 5. CHOASTAKOVITCH, la 1er et la 9e. Avec BARTOK, Le Concerto pour Orchestre,(5CD).
Il n'est pas nécessaire de commenter chaque enregistrement, d'autres le feront peut-être, mais il est préférable de répondre dans ces 4 coffrets aux critiques convenues du musicalement correct des détracteurs qui n'ont pas saisie la nature de la démarche musicale ontologique parfaitement fondée de la personnalité exceptionnelle de Sergiu CELIBIDACHE et le résultat sonore de sa pensée élaborée qui rejoint celle très connue de BEETHOVEN, que nous avons quelques fois émise, et qui ici trouve toute son acuité : « La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie.»
Pour qui connait suffisamment la vie de CELIBIDACHE, son désintéressement, les cours gratuits qu'il prodigua tout au long de sa carrière, les répétitions ouvertes au public, son effacement devant la musique, sa perception supra intellectuelle des oeuvres, son attitude douce et patiente envers ses élèves et ses musiciens,(L'enseignement était pour lui une forme suprême de communication Socratique) en font véritablement un saint en musique et pas seulement, car c'est dans le quotidien que le véritable amour se révèle et cet état d'être irradiait les musiciens qui ont eu le rare privilège d'être longtemps ensemble avec lui, comme à Munich durant 17 années, lors de ces célébrations musicales intensément et religieusement suivi par un public profondément conquis à cette écoute nouvelle de la musique, et dont les enregistrements de ses concerts d'une transparence sonores palpables et d'une qualité sonore ultime témoignent ici d'une exceptionnelle richesse de présence et de sens.
Nous avons toujours dit que les concerts enregistrées avaient infiniment plus de vie que les prises de studio souvent froides et aseptisées, car les musiciens sont fatalement et presque uniquement préoccupé de leur technique pour éviter la multiplication des prises. Tandis que lors des concerts publics, les musiciens galvanisés par la présence de nombreux auditeurs pensent beaucoup plus à l'expression et à la cohésion ! (C'est l'expérience que nous avons de l'orchestre qui parle ici !)
Sont également à thésauriser les 5 coffrets DG (15 CD) provenant de la Radio Suédoise (1965-1971) et de l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart 1972 à 1977) complétant nombre d'oeuvres absentes chez EMI, lors des 17 ans qu'il officia à la ville de Munich jusqu' en 1995 et confié à EMI par son fils.
Les prises de son de 1979 à 1995 sont d'une présence exemplaire. Toutes ces prises furent effectuées lors de concerts, où le public éduqué oubliait d'être bruyant ! Comme MARKEVITCH, il exigeait jusqu' à 14 répétitions pour un concert, sans vouloir enregistrer en studio, soit à contre-courant de la société mercantile de consommation. Nous gardons un souvenir prégnant de première et plusieurs écoutes à cette époque, émerveillé de tant de splendeurs, à l' opposé de l'hédonisme de KARAJAN, pas un beau son pour un beau son, mais une pureté diaphane de la musique qui en quelque sorte « se dématérialise » pour atteindre l'essence même des choses, soit une expérience spirituelle, ce qu'elle était pour CELIBIDACHE et qu'elle envahissait les auditeurs. Il serait inutile et trop long d'en analyser les détails, et nous évoquerons plutôt des choses rares, après le paragraphe suivant, soit l'essentiel pour comprendre et écouter CELIBIDACHE.
En effet, notre titre est un raccourci qui indique bien le niveau où se place cette figure unique, digne fils spirituel de son maître vénéré, FURTWÄNGLER et dont son protégé fut évincé de sa succession au Philarmonique de Berlin aux profits (dans tous les sens du mot) de KARAJAN et du staff de l'Institution.
SUR LA PERCEPTION DU TEMPS (2)
D'après certaines recherches scientifiques, il y aurait une accélération progressive du temps astronomique difficile à percevoir objectivement puisqu'il entraine tout le système solaire et certainement cosmique. Mais ce manque de temps soustrairait actuellement près de deux heures tous les jours ! Ce phénomène cosmique général est communément imperceptible puisque nous y sommes entrainés dedans. On peut en être plus ou moins conscient selon son activité, courante et régulière, soit son baromètre personnel mesurant son efficience dans les tâches régulièrement accomplis. Cette accélération du temps serait conjointe au déplacement vertigineux de notre galaxie (la Voie Lactée) à la rencontre d'un immense nuage d'énergie interstellaire, augmentant la température du système solaire dont les planètes et provoquant des éruptions solaires gigantesques, capables de griller la terre comme dans un four à micro-ondes, de provoquer tremblements de terre et Tsunami, éruptions volcaniques et inondations, ouragans et tempêtes, ce qui se passe progressivement depuis les années 2000 ! Ceci est le principal facteur du réchauffement climatique que l'on cache sciemment à la population. Et d' après les astrophysiciens russes, le système solaire sera en plein dans ce nuage de particules le 21/12/2012 ! Suite au 4e coffret)
(Voir « APOCALYPSE * 2012 » de Lawrence E. JOSEPH, « Une enquête scientifique des catastrophes annoncées. Glas de notre civilisation ou avènement d'une nouvelle ère ? » 2007 Michel LAFON : LE MEILLEUR LIVRE SUR LA QUESTION)
* Du grec apokalupsis, révélation divine.
LA CONSCIENCE D'UN ESPRIT SUPERIEUR
Lisez attentivement ce texte remarquable, celui d'une pensée non égotiste d'une absence du culte de la personnalité, cet ego qui détruit le monde moderne.
« Celibidache a été conduit par-là à considérer l'oeuvre musicale moins comme une expression de la beauté, que le support d'une vérité. En arrachant toute oeuvre à son horizon esthétique pour en faire l'objet d'une expérience ontologique, le chef ne pouvait que récuser la notion et le terme même d'interprétation au profit d'une conception dépersonnalisée de l'art, où la personnalité de l'artiste s'efface derrière la qualité du témoin, dans la mesure où le beau ne vaut qu'autant qu'il fait signe vers le vrai qui le dépasse. À la manière dont au Moyen Âge l'artisan assemblait dans l'anonymat les éléments du vitrail d'une cathédrale, Celibidache, d'un tempérament pourtant volcanique lorsqu'il s'agissait de défendre son art, a conçu sa propre tâche comme celle d'un officiant, chargé d'un culte exigeant le sacrifice de l'arbitraire de la subjectivité. Celibidache entendait plus exactement dissocier le temps musical du temps métrique de l'horloge, au profit d'une temporalité en quelque sorte soustraite au Temps lui-même, c'est-à-dire une forme d'éternité, grâce au respect de l'unité formelle faisant de chaque aeuvre un tout parfaitement intégré.
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