Il est des interprétations qui vous accompagnent toute une vie et qui à chaque fois qu'on les réécoute vous font tomber à nouveau sous leur charme. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas d'autres versions et même de très belles de ces deux sonates pour violoncelle et piano de Brahms. En voici quelques unes que j'apprécie fortement aussi : Janos Starker/György Sebök; Gregor Piatigorsky/Arthur Rubistein et même la belle version d'Anne Gastinel et François-Frédéric Guy... Mais voilà, la version de Jacqueline du Pré et Daniel Barenboïm fait partie de celle qui vous accroche d'emblée, qui vous capte dès les premiers sons profonds qui émanent du violoncelle de du Pré.Une finesse musicale de tous les instants, irrésistible, et au quelle vous ne pouvez que céder.
Ce violoncelle vous entraîne dans des pièces d'un romantisme exacerbé. Barenboïm est tout aussi royal; réactif au moindre mouvement du de Jacqueline du Pré. Voilà ce qu'est s'écouter et jouer ensemble!
De la poésie forte de la première seconde à la dernière, dans un engagement total et une entente absolue entre ces deux musiciens hors paire.
Un disque indispensable +++
(Ne pas le confondre avec l'enregistrement antérieur d'avril-juin 1968, avec les mêmes musiciens, mais moins bien abouti que celui d'Août 1968 (celui que je vous recommande) et qui par chance se trouve être le plus fréquent en vente dans le commerce)