Mylène Jeanne Gautier voit le jour à Pierrefonds (près de Montréal, Canada) le 12 septembre 1961. Son père, ingénieur des Ponts et Chaussées, est venu participer à la construction d'un barrage au Québec. La jeune Mylène passe sept années dans la Belle Province dont la neige reste parmi ses seuls souvenirs (celle ... Plus de détails sur la Page Artiste Mylène Farmer
Ce premier album de Mylène farmer donne une bonne idée de ce qui est aujourd'hui encore l'univers famérien. C'est un album indispensable pour les collectionneurs de l'artiste, mais aussi un regard nécessaire pour mieux comprendre le cheminement de Mylène Farmer avant qu'elle se donne elle-même à la rédaction complète de ses propres textes et de plusieurs de ses mélodies. Un album où toutes les chansons sont d'une couleur différente ayant en commun la voix encore juvénile de la déesse du récent Mylénium Tour.
Premier album et déjà la révélation. Un petit OVNI dans le monde calibré de la variété française. Comptines morbides ou perverses, paroles audacieuses, univers macabre et sulfureux. Musique synthétique un peu « cold » et « goth », bien dans la « mood » du moment, avec quelques touches de guitare ou de saxophone. Des tubes comme Libertine (un titre qu'on peut écouter un million de fois sans s'en lasser), Tristana (rajouté ultérieurement à l'album pour en relancer les ventes), l'initial Maman a tort ou encore « Plus grandir ». Mais aussi des titres de complément largement au niveau (sinon encore meilleurs) tels les étonnants « Vieux bouc » et « We'll never die », le torride et sensuel « Au bout de la nuit » (ce sample de râle orgasmique...) ou « Greta » (hommage à Garbo, actrice fétiche de Mylène). Premier chef-d'œuvre de Miss Farmer. Sa route est désormais pavée d'or.
A l'époque, on entendait une scie à la radio, une histoire de maman à qui on donnait tort.
On n'y prêtait pas attention, c'était assimilable à de la musique d'ascenseur. Une bouse quelconque qui dure quelques semaines histoire de remplir quelques poches.
Et puis, il y avait le Pop Club de José Arthur. Le dieu José Arthur.
Et voilà qu'un soir, ce cher José prend sur lui de diffuser l'intégralité de l'album dans son émission.
En nous prévenant que ça à l'air très con comme musique mais que cela ne l'est peut-être pas forcément.
Le lendemain, je me précipitais chez mon disquaire...
Pour découvrir que la gamine était jolie, pudique, et que ses chansons n'avaient que l'apparence de l'insignifiance.
Il y avait en fait un sacré moteur sous le capot.
Et, lentement, mais sûrement, à chaque prestation, Farmer est devenue chaque jour plus forte...
Très vite en fait, elle a pulvérisé la chanson française qui ne la portait pas forcément dans son coeur.
Depuis, les autres n'existent que quand elle se met en retrait.
Les pays étrangers ignorent à peu près tout de la chanson française. Mais ils connaissent Farmer.
Je déteste certaines de ses chansons. Mais il faut avouer que cette greluche est un monstre d'efficacité et de pugnacité.