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le 23 février 2012
Vollmann est américain, Vollmann écrit un livre monde sur les débuts du vingtième siècle, Vollmann écrit sur la guerre, Vollmann écrit un livre sur la musique, Vollmann écrit un livre sur Staline, Vollmann écrit un livre sur Von Paulus, Vollmann écrit un livre sur Chostakovitch, Vollmann écrit un livre sur l'amour, Vollmann écrit un livre sur Käthe Kollwitz, Vollmann écrit un livre sur Stalingrad, Vollmann écrit un livre sur un général de l'armée rouge, Vollmann écrit la petite et la grande histoire, Vollmann écrit Central Europe.
Il y a mille livres sur l'histoire de cette période, il y a mille récits de personnage traversant cette époque. Central Europe décrit les hommes dans la grande page d'histoire dont ils font le courant et dont elle est le fleuve, Vollmann décrit l'eau telle qu'on la reconnait et telle qu'elle est au plus profond d'elle-même, l'alchimie précise de l'hydrogène et de l'oxygène, celle des hommes et le destin du monde. Mais comment parler du flux et des atomes sans changer d'optique, mêler la petite et la grande histoire comme les fibres inséparable d'un serpent cosmique et dans la perspective, dans l'immense désastre de la seconde guerre mondiale, voire plus qu'une zone politique, le choc et l'onde crépusculaire de notre monde moderne.
Il ne nous parvient des guerres du passé que des témoignages épars, des œuvres d'art, des monuments ; même un évènement planétaire aussi proche de nous que la WWII ressemble à une nuée de symboles culturelles dont les clichés édités en masses servent aujourd'hui la bio de vieilles stars hollywoodiennes. Mais après Central Europe, j'ai su une chose, avec certitude : il restera au moins de cette période troublée une œuvre profane, inspirée et lucide et puis une autre aussi, avec autant de conviction : Vollmann devrait servir d'étalon à tous ceux qui comme lui, voudront signer le Grand Œuvre. Voilà le prodige de cet homme, insuffler le destin, l'aventure dans cette compétition croissante entre les hommes et le regard que le monde porte sur eux.
La lecture de Central Europe est une morsure narcotique qui produit 1300 pages d'un voyage dans le temps puissant et rigoureux. Est-il possible qu'un homme seul, assis à sa table, ait pu traduire la structure ADN de l'Europe avec le langage dont il userait pour nous parler d'une histoire d'amour entre un grand musicien et une jeune russe, de la beauté des œuvres de Käthe Kollwitz, de la puissance de Wagner, du Somnambule (Hitler) et du Réaliste (Staline) ? Oui, bien sûr, c'est possible, et cet homme, William T. Vollmann, fait chanter toutes ces voix sur la nappe majeure de l'Histoire.
Un très très grand livre, pour un écrivain très loin devant les autres, peut-être trop loin pour que ses contemporains le rattrapent un jour.
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le 27 septembre 2013
« Central Europe » est une impressionnante fresque de mille trois cent pages (auxquelles il faut ajouter 300 autres de références) qui mêle avec beaucoup de virtuosité l'Art, l'Intime et l'Histoire du court vingtième siècle. Le « National Book Award » - l'un des prix littéraires les plus prestigieux des Etats-Unis - a distingué ce roman en 2005.

Entreprendre cette lecture, c'est littéralement se perdre. Cette oeuvre traite de l'horreur des totalitarismes du XXème siècle, de l'hypersensibilité de l'Art, de la complexité des personnalités et des sentiments amoureux... Elle prend en charge ces différents champs, non pas de façon détachée mais en les faisant interagir continuellement, en les mêlant inextricablement. Ce roman fait naitre en effet, comme seule peut le faire la littérature, l'infinie complexité du monde. L'auteur trouve le souffle et les moyens littéraires nécessaires pour restituer cet âge des extrêmes.

Les hommes dans ce livre sont broyés par les évènements mais pas seulement. Ils suivent le plus souvent leurs dramatiques mouvements, ils s'y opposent parfois mais ils font toujours trace. C'est là leur destin commun qu'ils soient inconnus ou célèbres. Les témoins sont puissants, victimes, artistes, hommes politiques, stratèges ou anonymes. Chostakovitch est un de cela. Tel qu'il est dépeint par William T. Vollmann, il est un grand musicien, un homme riche, complexe, souvent héroïque. Et c'est une véritable prouesse d'écriture qui enchevêtre les images innombrables, les évènements et la musique. Quel bonheur d'être avec le compositeur au travail, dans ce tourbillon de sentiments et d'évènements d'où naissent ses symphonies. William T. Vollmann montre comment, dans ce moment dramatique de l'histoire européenne, les sentiments individuels, loin d'être insignifiants, ont au contraire une importance déterminante. Ils marquent indestructiblement leur temps et perdurent quelque soient les circonstances. Ces marques individuelles, notamment lorsqu'il s'agit d'Art, sont pour l'auteur indélébiles.

« Central Europe » est un livre impeccablement construit et écrit. Non sans rappeler quelques célèbres films où partant du simple combiné on suit le cheminement du signal électrique qui porte les voix, serpente et s'accélère dans un dédale de câbles et de connexions, l'ouvrage débute par des conversations téléphoniques. Froide, impersonnelle, technique, étendue, cette hyper communication des premières pages est la métaphore brillante du monde inhumain dans lequel l'auteur nous entraine. Ce livre est composé d'une succession d'histoires courtes (quelques pages) ou longues (plusieurs chapitres) savamment agencées : un général de l'Armée Rouge, un Waffen SS, Chostakovitch, Hitler, Vlassov, Berlin, Leningrad, Stalingrad, Roman Karmen, Elena Konstantinovskaya ... C'est aussi une symphonie polyphonique : rumeurs, bruits de bottes, grincements de chenilles, explosions accompagnent les armées en train d'écraser l'Europe. Et ce sont les intériorités des personnages concordantes, divergentes, complémentaires qui dessinent si étonnamment ce chaos. L'écriture de William T. Vollmann lyrique est absolument originale. L'auteur pour dire cette époque emprunte ainsi, dans des parallèles vertigineux, à la Kabbale, aux opéras de Wagner, au cinéma, à la peinture ... Les narrateurs de ce roman sont multiples, leurs points de vue dissonants ; c'est la voix de l'agent stalinien, omniscient et niant toute intimité qui à tout moment impose son récit, dicte aux personnages sa volonté et qui tour à tour, méprise et admire ceux qu'il espionne ; mais ce sont aussi les voix libres, amoureuses, créatives des artistes.
A lire de toute urgence.
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le 5 avril 2008
Cet oeuvre raconte l'histoire d'homme et de femmes qui refusaient par lucidité de s'engager dans un chemin périlleux, celui de la haine et de la violence. Le mal n'est pas une fatalité. Il raconte également l'histoire d'hommes et de femmes qui, par devoir et respect aux ordres, s'engagent dans une interminable et abominable haine qui conduit des millions de femmes et d'hommes aux chambres à gaze.. Le mal est une fatalité ! et de toute façon ceci devrait et doit se reproduire ...

Quelle est la leçon à en tirer ? L'Europe a-t-elle compris cet épisode noir de son histoire ? Et a-t-elle pris du recul vis-à-vis de cette histoire ??

Personnellement, je n'en suis pas sûr. Nous avons toujours peur de l'autre, celui, celle et ceux qui arrivent de ailleurs !!. Nous sommes toujours si égoïstes. Nous votons toujours extrême droite et nous dessinons toujours des croix gammées et profanons des cimetières. Des cimetières de musulmans.. Des cimetières de juifs.. etc. .. etc. Nous avons oublié que les hommes et les femmes qui reposent dans ces cimetières sont avant tout des Hommes.

Nous sommes avant tout des hommes! insiste l'auteur, c'est tellement dur à expliquer car nous sommes tellement préoccupés par ce qui nous différencie que par ce qui nous rassemble !! C'est malheureux, mais c'est comme ça !!

Je crois que les 950 pages cette magnifique symphonie auraient pu être multipliées par dix. cent .. etc. C'est tellement important de faire passer le message car ce que nous avons vécu il y a 70 ans pourrait bien se reproduire un jour dans cette Europe qui a du mal à voir clair et à tracer son chemin dans la rationalité absurde des humains.
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le 11 janvier 2016
Voici un livre magistral sur les expériences totalitaires en Europe
A recommander uniquement à celles et ceux qui maitrisent déjà un peu le sujet, sous peine de s'y perdre un peu.

Une promenade dans l'Europe Centrale de la 2éme guerre mondiale, vu par les Russes ou bien les Allemands selon les chapitres du livre

Très bien documenté, une autre vision des événements se dégage à travers des personnages particulièrement attachants ( surtout le célèbre compositeur russe Chostakovitch )

Bravo !!
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le 11 septembre 2011
Ce ne sont pas plus de 900 pages, mais 1236 pages que comporte ce récit fort confus. Si je partage le point de vue historique terrible du commentaire précédent, je ne peux m'empêcher de voir dans ce récit une gigantesque exposition d'idées totalement désordonnées rendues encore plus difficile à lire par le mélange des récits et des personnages à travers les chapitres. Non content de ce mélange, l'auteur utilise encore plus pour brouiller les pistes d'innombrables surnoms de tous les personnages réels. Bien que ceux-ci aient existé, il aurait pu nous épargner cet exercice rendant encore plus indigeste le récit. Personnellement, et pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, je trouve cela dommageable face aux situations bien réelles et terribles rencontrées dans ce livre. Je ne m'attarderai pas sur les fréquents retours sur le personnage de Chostakovitch qui méritait bien mieux que tout le ridicule donné ici à ce célèbre musicien russe qui a beaucoup souffert de ce régime. En résumé, à moins d'avoir un esprit littéraire un peu complexe et tordu, je crois qu'il vaut nettement mieux se tourner vers d'excellents livres d'histoires rédigés par des historiens et écrivains érudits que d'attendre une plaisir de lecture sur ce thème en lisant ce livre. Ah oui ! j'oubliai ! L'insupportable style d'écriture du narrateur qui se permet de ne pas terminer un nombre incalculable de phrases dans son récit, assorti d'une multitude de "enfin bref " très énervants. Alors pour illustrer cet "enfin bref", je dirai que ce pavé aurait effectivement largement pu l'être ! plus.... bref!!!
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