Commentaires client les plus utiles
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72 internautes sur 81 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Savoureux..., 1 mai 2009
Il existe des livres comme ça, qui se lisent comme on déguste une part de tarte : une lecture à la fois fraîche, fruitée et savoureuse. J'ai lu ce Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates d'une seule traite, tant il est difficile de résister au charme fou de ce livre une fois qu'on l'a commencé !
Juliet Ashton fait la promotion de son livre au sortir de la guerre. Mais un livre qui lui a jadis appartenu, Les essais d'Elia, morceaux choisis, de Charles Lamb, va atterrir par le plus grand des hasards entre les mains d'un îlien de Guernesey, un certain Dawsey Adams, et devenir le point de départ d'une correspondance nourrie.
« Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusquà leur lecteur idéal », se demande Juliet en répondant la première fois à Dawsey Adams. « Il serait délicieux que ce soit le cas », ajoute-t-elle. Eh bien non seulement le livre, dans cette histoire, possèdera un instinct de préservation secret, mais il sera aussi le lien qui permettra à une communauté de se retrouver, de bâtir des relations, de se trouver peut-être tout simplement.
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est un roman épistolaire frais, attendrissant, et profondément délicat.
Tous les personnages évoqués en filigrane de ces lettres sont extrêmement attachants et je me demande même qui peut résister aux lubies fantasques d'une Isola Pribby, à la naïveté coquine de Kit, à la sensibilité timide de Dawsey, à la gravité rassurante d'Eben, ou encore à la peine émouvante de John Booker ?
La communauté décrite dans ce roman possède une force de vie extraordinaire et j'ai rarement rencontré personnages plus forts et plus touchants que ceux de ce cercle littéraire si particulier. Au cours de ces presque 400 pages, on s'immerge totalement dans l'ambiance qui vibre autour de ces îliens, et l'on plonge avec eux dans leur vie à la fois si banale et si extraordinaire.
L'humour -un humour tendre là aussi- s'infiltre un peu partout et entoure ces lettres d'une douceur de vie qui apaisera peu à peu Juliet, quand, dans la deuxième partie du roman, elle viendra sur l'île pour rencontrer ces personnes avec qui elle a d'abord commencé à correspondre.
On s'attache étonnamment vite à ses personnages hauts en couleurs. L'univers créé par Mary Ann Shaffer est d'une telle puissance d'évocation que l'on a l'impression en refermant le livre qu'il nous aurait suffi de vivre à cette époque pour les connaître nous aussi.
Comme je le disais en ouverture, on lit ce livre comme on goûte une part de tarte : c'est frais, fruité, savoureux. Mais aussi trop vite avalé. On en aurait bien repris un peu, de ce Cercle littéraire d'amateurs d'épluchures de patates, non ? Moi oui.
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69 internautes sur 79 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
une pépite ! , 30 mars 2009
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève péniblement des drames de la guerre, Juliet se demande quel va bien pouvoir être le sujet de son prochain roman. Lorsqu'elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey, cette petite île anglo-normande oubliée, lui parlant d'un cercle littéraire et de tourtes aux pelures de pommes de terre, la curiosité de Juliet est piquée.
Au fil des lettres qu'elle échange avec les habitants - aussi fantasques qu'attachants - de Guernesey, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté sans pareille sous l'Occupation et le destin héroïque et bouleversant d'Elizabeth, une femme d'exception...
Rédigé sous la forme épistolaire, ce roman se lit d'une traite. C'est savoureux ! Au début, on pense vaguement à Helene Hanff et son 84, Charing Cross Road pour très vite l'oublier ! C'est encore mieux ici. On s'embarque rapidement dans une aventure insulaire, à Guernesey, au sein d'une communauté bougrement attachante. Ses habitants ont connu la guerre, en plus de leur isolement. Bien entendu ils se sont serrés les coudes, ont trouvé le moyen de se divertir en créant un cercle littéraire pour parler de leurs lectures. Mais en fait ses réunions servaient d'alibi pour des actes de résistance (han-han). Je n'en dis pas plus !
Vous allez adorer !
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Amateurs de livres et de vie, 16 août 2009
A travers ce roman foisonnant, Mary Ann SHAFFER réussit un petit miracle : raconter un épisode historique peu connu (l'Occupation dans l'île anglo-normande de Guernesey), montrer les affres de la création littéraire (à travers le personnage de Juliet, l'écrivain), faire la preuve que la solidarité et l'amitié se placent au-dessus de tout (avec ce fameux cercle littéraro-culinaire) et brosser des portraits de personnages aussi divers qu'attachants.
On pourrait se perdre à travers toutes ces lettres qui se croisent et s'entrecroisent, ces multiples narrateurs que l'on découvre autant à travers leurs mots que ceux des autres, ces différentes strates d'histoires, et cependant, ce n'est jamais le cas : on jubile à coller aux basques de la fantasque Juliet et de ses non moins fantasques amis, qu'ils soient anglais ou anglo-normands.
C'est un roman bourré d'humour et de tendresse, d'ironie et d'auto-dérision, un livre qui donne envie d'ouvrir grand les bras et de respirer à pleins poumons... l'air de Guernesey si possible ! Et puis, et puis, c'est surtout un livre où l'amour des livres et de la littérature est à chaque page et ça, c'est un vrai bonheur !
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