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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le franc-tireur amoureux,
Par Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ces amours-là (DVD)
Une fresque romantique sur fond de Seconde Guerre Mondiale, avec des drames et des chansons, faisant l'éloge du cinéma, de l'amour... et de Claude Lelouch !Le narcissisme est-il un défaut rédhibitoire ? Quand on a passé un demi-siècle au service du cinéma et que l'on parvient encore à prendre des risques artistiques, sans renier ses valeurs, tout en racontant des histoires ambitieuses, cela force le respect, non ? Peu de réalisateurs sont capables d'explorer ainsi les drames les plus noirs afin d'en extirper le beau. Voilà plus de 20 ans que les films de Lelouch m'accompagnent et, si certains m'ont un peu déçu, j'avoue redouter le jour où il nous laissera, nous autres spectateurs, continuer notre chemin sans lui. À tout prendre, mieux vaut un mégalomane talentueux, que des médiocres ou des faux modestes qui, parfois, ont le culot d'être les mêmes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
un beau pari perdu,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ces amours-là (DVD)
Je suis sincèrement embarrassé d'avoir à exprimer un avis objectif sur ce dernier ouvrage de Lelouch. J'aime beaucoup Lelouch, sa passion pour le cinéma, beaucoup de ses films et ses efforts pour atteindre une sorte de perfection. Mais, justement, de tels efforts ne sont pas toujours récompensés...Ainsi, dans le cas présent, j'ai trouvé bien du plaisir à déceler les innombrables clins d'oeil qui constituent une sorte d'ossature subliminale au film, dont l'histoire est, en elle-même, plutôt banale. Autrement dit, la "véritable" histoire, c'est le récit d'un ensemble d'évènements qui ont marqué une époque. En un sens, ce film est une "nouvelle" version revisitée trente ans plus tard de "Les Uns et les Autres". Et c'est là que je dois être objectif : malgré tout son talent, Lelouch ne m'a pas ému, ni même touché avec ce film. Pourquoi ? D'abord, on n'y retrouve aucun des visages familiers de ses films; on ne "reconnait" personne, donc on ne se sens pas "dans le coup"; ses acteurs fétiches sont ils tous devenus trop vieux ? Robert Hossein, oui, peut-être, mais Nicole Garcia, Villeret et"les autres" ? De plus, le volet musical du film est on ne peut plus inadapté ; on en sort sans fredonner le plus petit thème...Où est passé Michel Legrand ? Qu'a fait Francis Lai ? et même les Gipsy King de "La Belle Histoire" ? L'interprétation du Concerto de Rachmaninof (astucieusement raccordé aux premières images de "Brève rencontre") est loin d'être la meilleure.En un mot comme en cent, s'il est clair que Lelouche a fait un rêve, un pari, il n'a pas gagné et c'est bien dommage. J'aurais tellement aimé ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un Maître vient de parler.,
Par G. Vachaudez "marcheur tranquille" (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ces amours-là (DVD)
Emotions à fleur de peau, yeux vaguement et discrètement humides, envie d'applaudir ou d'exploser silencieusement en moi-même lors des dernières images : des signes qui ne trompent pas. Rares aussi. Un seul mot me vient : phénoménal.Ne parlons pas des aspects purement cinématographiques ou visuels, ce serait faire affront à un Maître du 7ème Art (féliciterait-on Beethoven pour sa maîtrise du solfège ?). Cet aspect est ici superlatif. Mêlant les époques, il nous emmène d'un passé encore imparfait vers un futur qui est notre présent. Claude Lelouch conjugue effectivement à la perfection et se joue du temps pour le plus grand bonheur de l'intrigue. Le scénario ne se raconte pas, il se dévoile au gré de la vie des personnages. Il traverse des années noires, des périodes où la lumière ne pouvait venir que de l'intérieur, des tressaillements intimes de l'amitié ou de l'amour. Un film sur le besoin irrépressible d'aimer, un film sur les battements de ce coeur invisible qui entraîne l'autre à sa suite. Un film sur la facilité de tomber amoureux... La noirceur et la lumière des personnages, la nôtre, se complètent, s'attendent, se succèdent. Tributaires l'une de l'autre, elles se font vivre en se tuant tour à tour. On est en présence de l'humanité qui se cherche une place, une place nommée bonheur. La musique est sans doute un des éléments majeurs de ce film. Les styles sont variés et de qualité, mais c'est surtout son utilisation qui donne au scénario un surcroit d'authenticité. Elle culmine vers la fin dans un gigantesque tourbillon où toutes les pièces du récit, tous les personnages, toutes les émotions emportent tout. Ces scènes sont le couronnement d'un découpage d'une intelligence stupéfiante, sont le point culminant d'une visite de son oeuvre... Le silence qui suit, se peuple alors de souvenirs et, en déposant les armes de la vengeance, ou du refus de comprendre et d'accepter l'autre, on se surprend à aimer cette larme et on l'écoute nous parler sans mot dire... Bouleversant. Un Maître vient de parler... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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