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Cette aveuglante absence de lumière
 
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Cette aveuglante absence de lumière [Poche]

Tahar Ben Jelloun
4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (10 commentaires client)
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Descriptions du produit

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Juillet 1971, le narrateur participe au coup d'État fomenté contre le roi Hassan II. Échec cinglant, direction le bagne de Tazmamart et ses conditions d'incarcération inhumaines. Cinquante-huit soldats sont ainsi condamnés à la mort lente. Commencent alors dix-huit années d'humiliations quotidiennes pour les candidats à la survie : faim, obscurité, odeurs nauséabondes, déchéance physique, folie, souffrances indicibles, les détenus malgré tout tentent de s'organiser, profitant notamment de l'enterrement de l'un des leurs pour jouir quelques minutes de la lumière du jour. "Un jour viendra où je serai sans haine, où je serai enfin libre et je dirai tout ce que j'ai enduré. Je l'écrirai ou le ferai écrire par quelqu'un, pas pour me venger, mais pour informer, pour verser une pièce au dossier de notre histoire", dit le narrateur. Trente ans plus tard, son voeu est exaucé : Tahar Ben Jelloun s'empare de ce témoignage pour en tirer un roman et faire la lumière sur les atrocités inavouables du régime marocain.

Le conteur envoûtant de L'Enfant de sable et de L'Auberge des pauvres connaît le pouvoir subversif des mots. Dans Cette aveuglante absence de lumière, abandonnant tout artifice littéraire, il trouve des mots simples et d'une effrayante justesse pour dire la barbarie et le délabrement, et offrir à nouveau la parole à ces prisonniers acculés au silence. Avec une implacable sobriété, il décrit l'enfermement cauchemardesque, la volonté de résister à l'horreur et la renaissance du narrateur par la spiritualité. Après Gilles Perrault et Malika Oufkir, Tahar Ben Jelloun choisit donc la voie de la fiction pour dresser à son tour un réquisitoire sans concession contre les ignominies du régime d'Hassan II. Dire l'indicible pour tenter de comprendre enfin et laisser place à l'espoir, tel est le pari réussi de ce roman poignant. --Laurence Demurger --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Afrik.com

Le bagne de Tazmamart revisité par Tahar Ben Jelloun. Neuf années après sa fermeture, l'auteur marocain prend la plume. D'aucuns lui reprochent d'avoir attendu trop longtemps.
 : La souffrance d'un homme enfermé pendant dix-huit ans dans des conditions inhumaines, tel est le matériau du dernier roman de Tahar Ben Jelloun, " Cette aveuglante absence de lumière " (aux Editions du Seuil). L'écrivain marocain à succès romance le témoignage d'un ancien détenu du bagne de Tazmamart, Aziz Binebine.

L'histoire est inqualifiable. En juillet 1971, une tentative d'assassinat contre le roi Hassan II échoue. Les organisateurs du coup de force sont éliminés, les exécutants jugés et emprisonnés. Deux ans après, ils sont transférés et disparaissent pendant dix-huit ans. Au début des années 80, des informations commencent à filtrer, les cinquante-huit prisonniers tentent d'échapper à la mort et à la folie dans des cellules obscures, sans lit et sans soins.

Les survivants sont finalement libérés, en octobre 1991, sous la pression de la communauté internationale. Répartis en deux unités, vingt-deux hommes, sur vingt-neuf, sortirent du bâtiment A. Seuls trois détenus du bâtiment B ont résisté aux scorpions, au froid, à l'immobilité, à la folie, au tombeau. Aziz Binebine est l'un d'entre eux.

Tahar Ben Jelloun crée histoire et personnages grâce au témoignage d'Aziz, en y mêlant des éléments de fiction. Il ne reproduit pas les paroles d'un autre mais s'approprie l'histoire et livre sa création. Pour conférer plus de force à son roman, il utilise le " je " du narrateur omniscient. Un " je " en mouvance, confronté aux images insupportables de son passé et à l'amertume de la haine. A Tazmamart, les souvenirs et la colère tuent.

" Cette aveuglante absence de lumière " fait déjà l'objet de polémique. Ahmed Marzouki, l'un des survivants, se demande pourquoi Tahar Ben Jelloun n'a pas parlé plus tôt, pour sauver les prisonniers. D'aucuns disent que la souffrance d'un homme ne peut être exploitée par un autre. L'écrivain se défend d'une telle intention, et partagera ses recettes du livre avec Aziz Binebine. D'ici là, les lecteurs jugeront la qualité de l'ouvrage. Ils sont les seuls capables de mettre un écrivain à l'ombre ou de l'aveugler par la lumière des projecteurs. -- Hélène Regnard -- --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

Une interprétation littéraire de l'horreur et de l'oubli, en l'occurrence l'oubli où furent tenus, pendant plus de quinze années durant, les prisonniers du bagne de Tazmamar, au sud du Maroc. Incarcérés après l'attentat manqué -et le massacre- de Skhirat en juillet 1971, les prisonniers de Tazmamar furent littéralement ensevelis dans le silence et dans l'obscurité, dans un lointain désert de sable et de silence. Enfermés, comme au temps de Louis XI dans des cachots- tombeaux où nulle station debout n'était possible, ils vécurent dans sa plus inhumaine intensité la souffrance d'une mort vivante. Sur cette tragédie emblématique Tahar Ben Jelloun fait oeuvre d'écrivain et propose un texte intense et nu où le souvenir et l'imaginaire se rejoignent pour évoquer l'indicible. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Quatrième de couverture

Avec ce roman, Tahar Ben Jelloun donne une interprétation littéraire de l'horreur et de l'oubli où furent tenus, dix-huit années durant, les prisonniers du bagne de Tazmamart, au Sud-Est du Maroc. Incarcérés après l'attentat manqué - et le massacre - de Skhirat en juillet 1971, les prisonniers de Tazmamart furent littéralement ensevelis dans le silence et dans l'obscurité, dans un lointain désert de sable. Enfermés, comme au temps de Louis XI, dans des cachots-tombeaux où nulle station debout n'était possible, ils vécurent dans sa plus inhumaine intensité la souffrance d'une mort vivante. Sur cette tragédie emblématique, Tahar Ben Jelloun fait oeuvre d'écrivain et nous livre un texte intense et nu sur la résistance par la spiritualité, où la poésie et l'imaginaire se rejoignent pour évoquer l'indicible.
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