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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
De l'insaisissable en littérature...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château blanc (Poche)
Le château blanc d'Orhan Pamuk n'échappe pas à la règle de son oeuvre : dès que vous tournez la dernière page du livre, vous vous dites que vous aurez à le rouvrir un jour.Non parce que l'histoire est si passionnante que vous brûlez de vous y replonger, mais parce qu'au terme de votre lecture, il demeure un mystère, une énigme à déchiffrer. Mais quel est ce mystère ? Là est le problème... Est-ce un élément de l'intrigue qui vous a échappé ? Est-ce le sens de l'oeuvre qui reste flou ? Est-ce votre propre mystère qui résonne soudain en vous puisque, comme le dit le narrateur, c'est à votre propre histoire que ce récit vous renvoie peut-être ? A votre désir d'être autre ? A la frontière entre rêve et réalité ? Ou ne serait-ce pas, plus insondable encore, le mystère de l'écriture ? Celui qui métamorphose ce(ux) qui nous entour(ent), celui qui nous fait, comme le héros du Château blanc, devenir autre ? Orhan Pamuk reprend ici ce qui fait le charme et l'envoûtement du Livre noir, ce qui fera celui de Mon nom est Rouge, l'entrelacement des consciences, les échos qui se dessinent entre elles, à l'intérieur de nous. Derrière le dépaysement où nous entraîne cette histoire turque, il y a cette idée, chère au Sultan, qu'au fond les hommes sont tous semblables... Intrigant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Je est autre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château blanc (Poche)
Pour éviter toute ambiguité : Ne cherchez pas un voyage dépaysant au royaume ottoman, ou bien une quelconque sultanerie. On est bien loin de Maalouf !
Capturé et réduit en esclavage, un italien (le "Moi" narrateur du livre), refuse de se convertir à l'islam et se fait passer pour médecin. Il est donné comme esclave à un savant, qui lui ressemble comme un double. Le livre retrace leurs recherches scientifiques et leurs quêtes d'identité. On peut ainsi raconter l'histoire en une demi-page, et n'avoir pourtant rien dit de tout ce qui fait le thème central : pourquoi suis-je ce que je suis, qu'est-ce qui me distingue de l'autre ? Sous cet angle, le livre devient réellement stimulant et dépaysant même si il m'a laissé un peu sur ma faim. Sinon, en lecteur attentif avez-vous trouvé la réponse à ces deux énigmes ? - que relit le visiteur à la fin ? la réponse se trouve page 43 de l'édition folio - quel est le nom du narrateur ? je n'ai pas trouvé la réponse... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
qui est qui ?,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château blanc (Poche)
Deux être que beaucoup de choses opposent (pays, religion, mode de vie, famille, passé, statut : maître, esclave) mais proche par leur ressemblance physique et leur goût pour la science et la réflexion vont lier leurs destins jusqu'à confondre leurs deux identités.
C'est très intéressant sur l'idée et l'on se rend compte en effet que l'intelligence aime dépasser le donné et est curieuse de l'autre. On peut aussi y voir un éloge discret à la culture occidentale. TRès romanesque au début, l'auteur s'attache ensuite plus à la relation de ce Turc et de cet Italien. C'est tout de même un peu long. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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