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Un des rares disques réunissant Charlie Parker et Dizzy Gillespie après leur séparation intervenue à Los Angeles en 1946. Entre Bird, instable et rebelle à toute discipline, et Diz, professionnel et régulier dans ses habitudes, l'entente avait rarement été cordiale. Leurs houleuses relations n'empêchèrent pas Norman Granz qui gérait alors la carrière de Parker de les réunir en studio en 1950. Son contrat avec RCA ayant alors pris fin, Dizzy était libre de tout engagement. A la demande de Parker, Thélonious Monk s'installa au piano, Granz imposant Buddy Rich à la batterie, le solide Curley Russell à la basse complétant une rythmique très carrée. Bien que la musique ne soit pas aussi neuve et subversive que celle de leurs débuts, Bird et Diz, loin de jouer le cachet, renouvellent leurs audaces, trop heureux de pouvoir jouer ensemble, les thèmes étant prétextes à d'acrobatiques unissons, à d'étonnants échanges entre les deux hommes, Monk plaquant ses étranges accords pour nous faire basculer dans son propre univers. Un grand classique du bop.
--Pierre de Chocqueuse
Critique
Après avoir déjà beaucoup enregistré ensemble pour Dial et Savoy, Charlie Parker et Dizzy Gillespie entraient en studio le 6 juin 1950 pour le compte du producteur Norman Granz et de son label Clef – appelé à devenir Verve. A l’occasion de cette séance, le saxophoniste convoque un troisième géant du bebop et ancienne connaissance du temps du Minton’s : le pianiste Thelonious Monk, qui compose la section rythmique avec le contrebassiste Curley Russell et le batteur Buddy Rich.
Au programme, des versions incandescentes de compositions de Parker comme
« Relaxin’ with Lee »,
« Bloomdido » ou
« Mohawk » dont les nombreuses prises alternatives permettent de se faire une idée de la capacité de renouvellement de l’inspiration du duo que formait Parker et Gillespie.
En bonus, le disque présente deux enregistrements plus anciens de
« Leap Frog » et
« Relaxin’ with Lee », fruits d’une séance pour laquelle Parker profita d’autres soutiens : ceux de Kenny Dorham, Al Haig et Max Roach.
Guillaume Belhomme - Copyright 2012 Music Story