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Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Troublant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Changer le monde: Tout un programme ! (Broché)
J'ai lu quelques ouvrages sur le sujet, avec des avis diametralement opposés,eh bien, avec ma petite culture générale, bien difficile de se faire une idée claire de la situation.Ici, Monsieur Jancovici est assez précis sur l'état des lieux à base de chiffres... mais si nous le suivons; bonjour l'angoisse: plus d'energie à cours terme = effondrement de notre civilisation! Et il serait quasiment le seul à en parler ?... peut etre, les interets economiques immediats ont une telle importance. Ce qui pèse un peu contre lui, je trouve, est son modèle politique présenté en fin de livre. Un peu simpliste, d'abord dictatorial, bien sur, il y a urgence. Et puis, allez dire aux 100aines de milliers de personnes qui ont du mal à joindre les 2 bouts qu'il faut reduire drastiquement le pouvoir d'achat pour faire changer les habitudes.... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
(4.5/5) Dans la digne lignée de ses ouvrages,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Changer le monde: Tout un programme ! (Broché)
Pragmatisme, hauteur de vue et réalisme.Il y croit et il donnera tout pour sauver les français (et éventuellement notre civilisation dans la foulée), les moyens d'y parvenir ? Il les a analysés avec soin, et s'ils évoluent, il saura s'y adapter pour être toujours au meilleur endroit au meilleur moment afin de servir au mieux son objectif. Un JMJ optimiste et en grande forme, très clair et synthétique. Il ne s'étale pas excessivement sur la partie « scientifique » de la contrainte énergie/climat, juste ce qu'il faut pour rendre l'ensemble du bouquin accessible à la première lecture du citoyen moyen, et lui permettre de mesurer les nombreuses ramifications. JMJ se « livre » plus qu'à l'habitude, il nous raconte le cheminement des concepts, depuis son encéphale jusqu'au gouvernement, enrichissant le lecteur au passage de précieuses informations sur le fonctionnement de nos institutions. On regrettera l'absence des retraites, un léger flou sur la finance et la dette dans un contexte de contraction économique. La taxe carbone y est ' à juste titre ' défendue, mais si elle s'avère indiquée pour réorienter l'économie en utilisant les procédés économiques actuels, arrive un moment où un fossé se creuse entre les anciens procédé et le nouveau paradigme. On supposera qu'il a déjà des idées là dessus, et qu'elles sont prêtes pour être injectées dans le gouvernement par la suite' La société de consommation, les extrémistes d'ONG, les banquiers et les journalistes en prennent légitimement pour leur grade. Une belle double-bourde au sujet de la deep écologie, il attribue aux porteurs de cette philosophie des propos qu'ils ne tiennent pas, à savoir : « l'homme est un gêneur à évacuer ». La deep écologie c'est « l'homme civilisé/occidental est un gêneur à évacuer ». La seconde est (moins une bourde qu'une position philosophique) l'affirmation selon laquelle, préserver la planète sans les hommes serait un non sens. n'attribuant donc aucune valeur intrinsèque à la vie sans la présence de l'homme (position intéressante). Cela-dit, le fond de la pensée était lui honnête, à savoir rappeler que préserver l'environnement c'est préserver un endroit habitable pour l'homme, qui n'a d'autre planète à coloniser. Une approche très spéciste et anthropocentrée qui a le mérite de souligner les enjeux réels pour notre espèce. La relation de la France à l'international est plutôt passée à la trape dans la première étape de transition, pourtant ce n'est pas un détail que d'envisager ce que deviennent les relations économiques de la France qui prend le chemin de la décroissance dans un monde, lui, plutôt inchangé. Le nucléaire (re-nationalisé) y est pragmatiquement relativisé et remis en face des risques pour la civilisation, qui sont (et je partage bien cette opinion) sans commune mesure avec un réacteur qui fusionne dans son coin. En parlant de fusion, ITER est recalé sur l'étagère des fantasmes, à côté du solaire et de l'éolien. Enfin, fantasme' le solaire et l'éolien ont malgré tout une place, mais modeste et évidemment différente de ce que les "verts" essaient de nous le vendre aujourd'hui. La capture et séquestration du CO2 a elle aussi une place de choix dans l'avenir énergétique et l'étape de transition, ce qui se comprend aisément. Bref, JMJ nous propose donc, la transition vers une économie « de guerre », mais dans la bonne humeur générale vers une société remodelée (fortement industrialisée) mais vivable au moins quelques décennies ou siècles. Un objectif commun, mobilisateur et motivant. Il y'a urgence, si les actions souhaitées par JMJ arrivent à percer (et ce serait uniquement en période de crise au vue des mesures) le message sera autrement plus clair pour les citoyens que les zouaveries autour du CO2 auxquelles on assiste depuis quelques années. En conclusion, ce que JMJ nous propose ressemble plus à « Sauver le monde » qu'à « Changer le monde ». Une solution de « moindre mal » qui philosophiquement ne me satisfait pas, est-ce une « pudeur de jeune fille » ou une philosophie Leaver trop distante de sa philosophie Taker modérée par une approche scientifique de l'environnement ? Entre, laisser les Takers s'entretuer et dé-surpeupler la planète (scénario « évolution paresseuse ») ou bien les contraindre et jouer les prolongations quelques temps (scénario « Jancovici »), le choix est difficile' S'il s'agît de sauver un maximum de Takers (et de diversité végétale), suivez le guide, ce bouquin sert à ça ! La dernière hypothèse est que, conscient de la contrainte démocratique et malgré son « politiquement incorrect », il ai fait preuve de modération sur ce que devrait véritablement être notre avenir. Mais d'après ses propos sur l'homme et la nature, je n'y crois pas. Parmi les absents : le contrôle de la démographie, le partage des ressources pétrolière décroissantes, la spiritualité/philosophie dans l'éducation, l'information/formation des citoyens sur l'état énergétique et écologique du monde, la sortie du nucléaire militaire, le désarmement, l'augmentation des libertés régionales' Parmi les curiosités : l'idée que la BCE et l'UE sont contrôlées par les citoyens Européens. Parmi les audaces : dire 'zut' à Monsanto, Syngenta, Dow, DuPont, Pioneer' mais aussi aux grands propriétaires fonciers, aux politiques qui prônent aujourd'hui la croissance (donc l'ensemble du monde politique), aux économistes qui sont dans la même veine (à peu près tous), à la finance dérégulée' Pour résumer, se mettre à dos toute l'oligarchie ! Les dernières lignes du bouquin concluent sur l'inévitable constat : ou bien nous accouchons très vite d'un projet de société autour de la décarbonisation ou bien nous aurons l'éclatement de la civilisation dans la première moitié du siècle (au mieux, seconde moitié). À l'évidence, un livre à mettre entre toutes les mains, malgré mes critiques qui ne seront partagées que par une très maigre fraction de la population. La majorité, elle, trouvera sûrement d'autres critiques pour éviter de remettre en cause son morceau d'animal égorgé quotidien, ou la sacrosainte boite à roue, jusqu'au jour où' Retrouvez les cours et conférences de Jean-Marc Jancovici sur son site Manicore, sur le site Mines ParisTech et, des l'actualité sur la contrainte énergie/climat sur sa page Facebook (non officielle). Peace, Love, Unity. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Lutter contre la "carbonisation" de notre univers : s'ouvrir les fenêtres de notre avenir,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Changer le monde: Tout un programme ! (Broché)
Jean-Claude Jancovici est un ancien élève de Polytechnique, Télécom, consultant et enseignant. L'éditeur nous précise qu'il a collaboré à l'élaboration du "Pacte écologique" de la Fondation Nicolas Hulot. Il est le responsable animateur du site Manicore, qui de l'avis d'un bon ami, ancien de l'X, spécialiste de l'énergie, propose une lecture décomplexée, originale, pertinente de ce carburant de notre révolution industrielle, économique et sociale des deux derniers siècles.Je cite et complète le commentaire que je trouve pertinent de mon ami Thomas Bouvet qu'il a rédigé sur le site Internet de la DFCG ; ce qui m'évite un travail fastidieux, pour revenir sur l'essentiel : "Changer le monde de Jean-Marc Jancovici (Calmann-Lévy 2011) est un ouvrage dont la lecture devrait être imposée à tout économiste. Son caractère partisan peut en rebuter certains, mais Jancovici pourrait être à l'économie ce que Pasteur a été à la médecine : sa science, dans un domaine essentiel, en l'occurrence l'énergie, apporte, sans jeu de mots, un éclairage convaincant et d'une grande pertinence dans l'analyse économique. L'énergie est LA richesse économique. Ce sont les progrès que l'homme a réalisés dans sa capacité à capter et à utiliser cette énergie qui explique l'amélioration du pouvoir d'achat. C'est l'énergie plus facilement disponible qui a permis l'abolition de l'esclavage ou qui est à l'origine de la hausse des divorces... Mais la planète à l'échelle de l'humanité est désormais un univers fini. Ceci à double titre : l'énergie disponible par tête aurait à présent atteint un maximum (le pétrole disponible par terrien serait même en baisse depuis 1979) ; la consommation ne peut plus être augmentée massivement sans dommage. Le paradigme de la hausse perpétuelle du pouvoir d'achat est donc confronté à une réalité énergétique nouvelle. Le constat justifie de Changer le monde. Pasteur laissait aux médecins le soin de mettre en pratique ses apports, il eut été préférable que Jancovici ne s'attaquât pas seul aux solutions. Ses propositions sont parfois approximatives. Ce qui n'empêche nullement, pour le diagnostic fourni, l'ouvrage d'être est un incontournable." L'innovation ne s'est jamais aussi bien portée que lorsqu'elle était financée d'une part et dans un environnement de contrainte d'autre part. Que les prérogatives liées à l'énergie soient du domaine régalien est une nécessité en effet. Développer des nouvelles technologies de pièges - carbone, du solaire thermodynamique, du nucléaire post-EPR, ne peut s'envisager que sur plusieurs décennies, hors champ d'intérêt de fonds d'investissement type capital-risque, ou bien d'entreprises privées (hors bénéfice de la délégation de service public / DSP). L'auteur propose une véritable réflexion sur l'écologie sociale qui, contrairement à de nombreux écologistes pour lesquels l'homme est une nuisance à la nature, assume l'homme dans son environnement. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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