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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
A CE NIVEAU-LA, Y'A PLUS DE MOT...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chantons sous la pluie (DVD)
J'entends d'ici les ricanements et les soupirs. Un commentaire sur CHANTONS SOUS LA PLUIE... Ben voyons. Ce film considéré par tous non pas comme la huitième, mesdames et messieurs, ni la septième, non, et encore moins la seconde, mais bel et bien comme la première merveille du monde ! Revisionnée l'autre jour, à peine la mention « the end » affichée à l'écran, j'ai senti remonter des mes entrailles l'irrésistible besoin d'hurler à la face du monde combien ce joyau aux milles facettes les plus scintillantes les unes que les autres, est un enchantement de tous les instants, et une source inépuisable de bonheur.On me répondra : on le savait déjà ! Certes, mais il est bon parfois d'insister, au cas où... Imaginons que vous n'ayez jamais vu ce film. Il a été réalisé par Stanley Donen (et Gene Kelly), en 1952. Producteur et metteur en scène, Donen ne s'est pas illustré uniquement dans la comédie musicale, mais en réalisant aussi l'élégant CHARADE, ou l'intime VOYAGE A DEUX. SINGIN' IN THE RAIN (in English) raconte l'histoire d'un couple vedette du cinéma muet, Don Lockwood et Lina Lamont, adulé par les foules, et qui dans la vie se déteste cordialement. Ils s'apprêtent à tourner leur premier film parlant, mais Miss Lamont est dotée d'une voix de crécelle, et de zozotements ridicules... Ce film nous raconte pas moins que : l'âge d'or des grands studios hollywoodiens, leurs fonctionnements, les techniques de tournages, les lois implacables de la publicité, le statut des stars, la révolution du parlant et tous ce que cela implique dans les méthodes de jeu et de tournage [Les caméra faisaient tellement de bruit, que les opérateurs étaient enfermés dans des cabines insonorisées, et filmaient au travers des vitres. Comment voulez-vous faire des travellings et des mouvements de grue dans ces conditions] Ajoutez à cela un hommage au slapstick (genre de burlesque initié par Mack Sennet, à base d'acrobaties délirantes) des citations visuelles de Keaton, Harold Llyod, Chaplin, ajoutez ensuite un panorama des genres produits à l'époque (western, film de gangster, drame historique, cape et épée...). Le scénario (original) apporte son lot de romance, de comédie de situation, de dialogues relevés, de gags à la pelle, et bien sûr, des chansons et de la danse. Et là, mes amis, on touche au sublime. On connaît par choeur le ballet titre sous la pluie (clin d'oeil au DICTATEUR de Chaplin, lorsque le barbier se prend un coup de poêle à frire sur la tête) qui se clôt sur l'arrivée d'un flic patibulaire (autre récurrence chaplinesque), mais il faudrait citer aussi les numéros de claquettes du duo Gene Kelly/ Donald O'Connor, leur numéro de violoniste, O'Connor étant époustouflant sur la chanson « Make them laugh », citons la poésie de la déclaration de Kelly à Debbie Reynolds dans un studio vide, et le bouquet final revient au « Broadway ballet » avec ce travelling arrière insensé, laissant Gene Kelly seul, minuscule, dans une tache de lumière jaune, soudain entouré d'enseignes-néons clignotants (ce technicolor incroyable !) avec une suite de plusieurs tableaux thématiques, auréolée par l'apparition magique et sensuelle de Cyd Charisse, jambes gainées de vert, dans une parodie de SCARFACE (la pièce de monnaie...), sur fond de décors peints par Edwin B. Willis, celui-là même qui avait recréé un an plus tôt le Montmartre en carton de UN AMERICAIN A PARIS de Minelli, avec le même Gene Kelly. Il ne suffirait pas d'une vie pour décrire la magie de ce film, les couleurs chatoyantes, les créations visuelles, les mouvements de caméra hallucinants, l'énergie des comédiens et du montage, l'avalanche de trouvailles et de gags, témoin du savoir-faire des studios d'Hollywood, alors au firmament. Faut-il rappeler que tous ces numéros sont tournés en deux, voire trois plans séquences, minutés au quart de seconde. C'est facile de donner du rythme à une scène, sur un banc de montage, en surdécoupant trois kilomètres de rushes, et on y arrive toujours (je ne vise personne en particulier, hein Baz...). Mais en 1952, ce qu'on voit à l'image, c'est ce qui se passait réellement devant la caméra. Cela demande des mois de mise en place harassante. Debbie Reynolds (imposée par le Studio à Gene Kelly) a du apprendre des numéros de claquettes à raison de 8 heures par jour pendant trois mois, et comme Gene Kelly était occupé à régler toutes les chorégraphies, c'est Fred Astaire qui lui fila des tuyaux, lui qui tournait sur le plateau voisin ! Cette pauvre Debbie Reynolds, qui dans le film, est sensé doublé le personnage de Lina Lamont, qui ne sait pas chanter. Sauf que dans la réalité, la MGM n'aimait pas la voix de Reynolds, qui a donc été post synchronisée. Et par qui ? Par Jean Hagen, l'actrice qui tient justement le rôle de... Lina Lamont ! Vingt ans après sa réalisation, Stanley Donen a qualifié son chef d'oeuvre de gnan-gnan, dramatiquement faible, malgré des morceaux physiques très réussis. On ne peut pas donner tort à Donen sur l'aspect convenu de la romance, trait commun à beaucoup de musicals. Mais est-ce primordial ? On retient surtout de ce film le rythme effréné de la narration, l'explosion de couleur, de formes, de sons, et surtout l'émotion et la joie qu'il procure à chaque vision. Irrésistible, inépuisable, incontournable, incomparable, inégalable, immanquable, indispensable ... Y'a pas de mot, je vous dis, à ce niveau de perfection, y'a plus de mot. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Toute l'histoire du cinema condensé.,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chantons sous la pluie (DVD)
"Singing in the rain" ou l'histoire de l'apparition du cinéma parlant, qui condamna la carrière de bon nombre de comédien-mime. Ceci musicalement empaquetté dans l'intrigue amoureuse joué par Debbie Reynolds et Gene Kelly. Cette comédie musical indispensable, à voir et à écouter absolument. Tout simplement.
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24 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le film qui fait aimer le cinéma,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chantons sous la pluie (DVD)
L'artisanat au sens le plus noble du terme. Tout est beau, drôle, jubilatoire là-dedans. En même temps qu'une perfection chorégraphique inégalée, c'est une brillante leçon de mise en scène (ah ! le travelling tout en douceur à l'apogée du fameux ballet sous la pluie ! ah ! le plan séquence de "Make em Laugh" !). Et puis je pleure toujours aux comédies musicales, même quand tout est rose et simple... surtout quand tout est rose et simple !
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