Joseph Canteloube de Malaret est né en 1879 à Annonay (Ardèche). Après son baccalauréat, il travailla dans une banque à Bordeaux mais, légèrement malade, il revint à la maison familiale à Malaret et, sa santé retrouvée, il décida d'entrer à la Schola Cantorum et devint l'élève de Vincent d'Indy (1851-1931) et de Charles Bordes (1863-1909), et l'ami d'Isaac Albéniz (1860-1909), d'Albert Roussel (1869-1937) et de Déodat de Séverac (1872-1921). En 1925, Joseph Canteloube fonda « La Bourrée », une filiale de « l'Auvergnat de Paris », qui réunissait de jeunes auvergnats, désireux de faire connaître le folklore et la beauté de leur région. Parallèlement à sa carrière de compositeur, il recueillit, harmonisa et publia bon nombre de chants traditionnels français, et il lui fallut plus de trente ans pour mener à bien la constitution de son plus célèbre recueil, « Chants d'Auvergne », commencé vers 1900 et publié à partir de 1923, où l'on peut entendre un orchestre qui reflète admirablement les couleurs et paysages auvergnats. Il est mort en 1957 à Grigny (Essonne).
Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter la Suite pour piano et violon « Dans la montagne » (1907), le « Colloque sentimental » pour chant et quatuor à cordes (1908), « Eglogue d'Automne » pour orchestre (1910), le poème symphonique « Vers la Princesse lointaine » (1912), les six Mélodies « La Terre » (1923), les « Chants d'Auvergne » (1923-1930), l'Opéra « Le Mas » (1926), ou bien encore les trois pièces pour orchestre « Lauriers » (1929).