On ouvre ce livre tout doucement et un peu timidement en comprennant qu'il s'agit d'un nouveau brûlot plus ou moins autobiographique, une suite au 'Zubial' et au 'Roman des Jardin' qui nous avaient révélé les frasques de la famille d'Alexandre Jardin. Bien sûr lorsqu'on lit ces lignes, il est difficile de ne pas être saisi par le vertige de la banalité de sa propre existence (enfin pour la plupart d'entre nous...) et donc de se demander si l'auteur n'en rajoute pas un peu trop pour créer ce vague scandale sans doute nécessaire à son succès et à son équilibre personnel...
Peu importe, comme les épisodes précédents il est impossible de se détacher de ce livre, même si il faut avouer que c'est plus notre curiosité que l'intrigue qui permet de le dévorer d'une traîte. En effet les fameuses femmes et leurs aventures sont plutôt hachées et d'intérêt disons très varié, de la chtarbée à l'imaginaire on explore tout le spectre de l'humanité... ce qui finit par semer le doute c'est cet inlassable sillage d'anarchie et finalement de destruction que la famille Jardin semble laisser derrière elle. L'une des anecdotes les plus cruelles de ce livre est justemment la description répétée des incendies volontaires de bibliothèques. J'ai beau retourner ça dans tous les sens, un acte pareil me paraît totalement dément et je ne peux pas y croire...
Revenons sur les femmes : ce livre raconte la passion qui habite les mille et une femmes de la vie de l'auteur, sans pudeurs mais souvent encore avec scrupules, ce qui donne tout de même une sensation d'espoir à la lecture de ces courts récits qui troublent mais ne déstabilisent pas.