Platine - Novembre 1996
Quatre ans après une douce violence à la provocation un peu convenue, la douce Elsa a confié l'orchestration et la réalisation de son retour en chansons au Britannique Robin Millar (Everything But The Girl, Sade, Kaas...). Heureuse idée ! D'autant que, mûrie par la naissance de Luigi, l'ex-baby star s'est de son côté essayée (avec succès) à l'écriture de textes simples et efficaces, dont se dégage une atmosphère sereine fort séduisante. Au naturel et sans chercher à cloner les figures mythiques du genre, elle aborde un créneau folk qui sied joliment à sa voix juste et claire, et qu'on sent fortement imprégné de ses nouveaux goûts musicaux (Léonard Cohen, Joni Mitchell). Nul doute que ce virage réussi assurera à la jeune femme bucolique une généreuse moisson de tubes ("Chaque Jour", "Sous ma robe", "Le Temps tourne à l'orage"...)
Critique
Après trois albums et un bébé, Elsa revient en 1996 avec un quatrième album,
Chaque jour est un long chemin. Si ses trois premiers disques ont été principalement signés par son père, George Lunghini, Elsa écrit tous les titres de cet album.
A l’image des trois singles (
« Chaque jour est un long chemin »,
« Sous ma robe » et
« Le temps tourne à l’orage »), l’album propose des sonorités plus acoustiques et folk. Il a un air de « nouvelle scène française » avant l’heure.
L’album est bien accueilli par la critique (le magazine
Télérama lui décerne la note maximale) mais le public ne répond pas présent. Sa maison de disques ne fait pas de promo et décide rompre le contrat. La chanteuse engage donc des poursuites judiciaires qui dureront huit ans.
Sorti quelques années plus tard, l’album aurait certainement reçu un meilleur accueil et aurait été répertorié dans la « Nouvelle chanson française ». Album précurseur ? Peut-être…
Anne-Claire Duchossoy - Copyright 2012 Music Story