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Commentaires client les plus utiles
29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un Faust d'Enfer,
Par Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charles Gounod : Faust (DVD)
Au début, Faust est vieux, mais à la fin il redevient vieux : a-t-il simplement rêvé tout ce bordel?Mephisto change de fringues tous les quarts d'heure : Mousquetaire (genre Porthos plutôt que D'Artagnan) lorsqu'il fait son apparition, en Frac au Cabaret L'Enfer, en Soldat pour coucher avec Marthe qu'il paye ensuite comme une prostituée, ou encore en Drag pendant la nuit de Walpurgis avec un diadème sur la perruque et une longue robe noire scintillante. Alagna joue les diablotins bourrés aux côtés de son Maître avant de tomber amoureux de Marguerite. Il n'hésite pas à se piquer à l'héroïne après l'avoir abandonnée, ou à jouer de l'orgue dans l'église où elle se lamente. Angela Gheorghiu minaude devant son miroir, succombe, et se retrouve dans une prison de femmes où elle est devenue folle après avoir été maudite par son frère mourant. Si le premier ballet (la valse) amuse avec son style Moulin Rouge, le second choquera plus d'un avec sa danseuse enceinte chahutée par les autres ballérines. Bryn Terfel écrase tout le monde avec son physique, son ironie et son sens du ridicule parfaitement maîtrisés. Simon Keenlyside et Sophie Koch jouent les seconds rôles de luxe, et l'on regrette que l'ex-couple de stars se soit séparé depuis, tant ils semblent faits l'un pour l'autre. Les décors sont splendides, la mise en scène (le nom de David Mc Vicar ne figure pas dans le livret!) allie le beau et le sordide et les choeurs sont dirigés de façon remarquable (bravo Terry Edwards). On peut contester certains choix (la statue du Christ dont le sang se transforme en vin, Mephisto qui sniffe de la coke...) mais on ne peut nier la force de cette production haute en couleurs et superbement distribuée. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Image et son,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charles Gounod : Faust (DVD)
Il est tout de même anormal de sortir un tel spectacle en format DVD et qu'il ne soit pas disponible en Blu-Ray !Ou bien on se contente d'écouter la musique, alors le CD est suffisant (voire très suffisant si l'on veut éviter certains délires de metteurs en scène) ou bien on regarde le spectacle, et l'opéra et bien fait pour ça ! Alors pourquoi se priver d'une superbe qualité d'image (voir les Troyens de Berlioz par exemple) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
fan-tas-tique,
Par Roro (Genève) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charles Gounod : Faust (DVD)
Le triomphe public et critique de ce «Faust» donné en 2004 à Covent Garden a suscité de l'impatience par rapport à l'apparition du dvd. Il a fallu patienter quelques années (... pourquoi ?), mais enfin le voilà, et c'est peu dire qu'il comble toutes les attentes, comme c'est peu dire, également, que le triomphe était mérité.C'est tout d'abord la fantastique production signée David McVicar qu'il faut saluer. Ce «Faust» est, du début à la fin, une des mises en scène d'opéra les plus formidablement excitantes vues ces dernières vingt années. Comme le spectacle est indescriptible, je vous laisse le soin de le découvrir. On peut toutefois dire que c'est plus que divertissant, c'est stupéfiant, cela fourmille d'idées sans jamais tomber dans l'esbroufe gratuite. C'est audacieux certes, mais au-delà de l'audace, ce qui surprend le plus, c'est probablement la cohérence de l'ensemble : tout fonctionne, et tout fait sens. Ce ne sera certes pas du goût de tout le monde, et les pisse-vinaigre amateurs de mises en scènes «traditionnelles» et poussiéreuses feront sans doute la grimace. Tant pis pour eux. Toutes les forces en présence (musiciens, choristes, danseurs, interprètes) concourent vaillamment à la réussite de la soirée, et y parviennent. Bravo à tous. Un exemple parmi tant d'autres : la valse qui clôt le II est éblouissante, on reste sans voix face à un tel sens du spectacle et une telle perfection d'exécution. Mais ce n'est pas tout, loin de là, puisqu'une Providence particulièrement heureuse a voulu que soit réunie une distribution simplement idéale, et qui fait plus que tenir ses promesses. En grande forme, Roberto Alagna est un Faust absolument parfait. Le rôle lui va si bien qu'on le croirait composé pour lui. Tout y est : vaillance, timbre, diction, phrasé, style... Le ténor français donne tout dans une prestation si irréprochable qu'elle en devient presque irritante. Le meilleur Faust depuis Kraus. Même miracle d'adéquation avec la Marguerite d'Angela Gheorghiu, vocalement superlative : timbre de satin moiré, admirable égalité des registres, émission rayonnante... Son «air des bijoux» brille de mille feux, ses duos avec Faust sont enchanteurs et son dernier acte, suprêmement bien joué, a toute l'intensité voulue. La diva roumaine justifie ici sa notoriété, dont on réalise qu'elle n'est pas due qu'à des effets de marketing. La meilleure Marguerite depuis Scotto. A une petite réserve près (la tessiture du rôle est par moments un peu basse pour lui), Bryn Terfel est un Méphisto tout simplement formidable, au vrai sens du terme. Enorme de présence et d'aisance scénique, il suscite l'admiration par la volonté avec laquelle il se plie (jusqu'au travestissement) à tout ce que la mise en scène exige de lui (et à cet égard, faire de Méphisto un magicien de cabaret est une idée effectivement géniale). Et l'on s'en voudrait d'omettre que, de surcroît, il chante royalement bien. Le meilleur Méphisto depuis Ghiaurov. Seconds rôles à l'avenant : Simon Keenlyside (Valentin), Sophie Koch (Siebel) et Della Jones (Dame Marthe) sont les admirables artistes que l'on sait, et ils le prouvent ici une fois de plus, si besoin était. Au pupitre, Antonio Pappano absolument impeccable, à la tête d'un orchestre et de ch½urs qui ne le sont pas moins. En conclusion et vous l'aurez compris : la conjonction d'un spectacle particulièrement inspiré, d'une distribution idéale et d'une exécution musicale irréprochable font de ce «Faust» un aller simple pour l'extase. Sincères condoléances à ceux qui s'en priveront. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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