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Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers
 
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Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers

Sophie Daneman, Patricia Petibon, Paul Agnew, Fernand Bernadi, William Christie & Les Arts FlorissantsTéléchargement MP3
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Prix : EUR 3,99
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Lecture   1. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Overture to Act 1 William Christie 2:53 EUR 0,99
Lecture   2. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 "Inventons mille jeux divers" [Daphnée, Chorus] Entrée des nymphes "Ruisseau qui dans ce beau séjour" [Enone, Aréthuze] William Christie 4:07 EUR 0,99
Lecture   3. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 "Soutiens-moi, chère Enone" [Euridice] "Qu'ai-je entendu, que vois-je?" [Orphée] William Christie 1:12 EUR 0,99
Lecture   4. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 "Compagnes fidèles" [Euridice] William Christie 3:15 EUR 0,99
Lecture   5. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 "Ah! Bergers, c'en est fait" [Orphée] William Christie 2:50 EUR 0,99
Lecture   6. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 Entrée de nymphes et de bergers désespérés "Lâche amant" [Orphée] William Christie 2:17 EUR 0,99
Lecture   7. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 "Ne tourne point, mon fils" [Apollon] William Christie 2:04 EUR 0,99
Lecture   8. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 1 "Que d'un frivole espoir" [Orphée] "Juste sujet de pleurs" [Chorus] William Christie 3:20 EUR 0,99
Lecture   9. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Affreux tourments" [Tantale, Ixion, Titye, Chorus] William Christie 1:23 EUR 0,99
Lecture 10. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Cessez, cessez, fameux coupables" [Orphée] William Christie 3:45 EUR 0,99
Lecture 11. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Je ne refuse point le secours" [Orphée] "Il n'est rien aux Enfers" [Chorus] William Christie 2:45 EUR 0,99
Lecture 12. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 Les Fantômes William Christie 1:11 EUR 0,99
Lecture 13. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Que cherche en mon palais" [Pluton] William Christie 0:56 EUR 0,99
Lecture 14. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Je ne viens point ici" [Orphée] "Pauvre amant" [Proserpine] William Christie 4:34 EUR 0,99
Lecture 15. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Euridice n'est plus" [Orphée] "Le destin est contraire" [Pluton] "Ah! Puisqu'avant le temps" [Properpine] William Christie 4:09 EUR 0,99
Lecture 16. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Tu ne la perdras point, hélas" [Orphée] "Quel charme impérieux" [Pluton] "Courage Orphée" [Proserpine] William Christie 4:00 EUR 0,99
Lecture 17. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Souviens-toi du larcin" [Orphée] William Christie 4:00 EUR 0,99
Lecture 18. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Je cède, je me rends" [Pluton] William Christie 2:03 EUR 0,99
Lecture 19. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 "Vous partez donc, Orphée" [Chorus] William Christie 3:25 EUR 0,99
Lecture 20. Charpentier : La descente d'Orphée aux enfers : Act 2 Entrée des Fantômes William Christie 1:56 EUR 0,99
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un petit opéra composé pour la duchesse de Guise, 7 mai 2007
Par 
Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
A l'âge de dix-sept ans, en 1660, Marc-Antoine Charpentier partit pour Rome où, quelques années durant, il fut l'élève de Giacomo Carissimi, un des plus grands compositeurs de musique religieuse de son temps. A son retour à Paris, une dizaine d'années plus tard, Marc-Antoine Charpentier fut accueilli par la dévote Marie de Lorraine, duchesse de Guise (plus communément appelée "Mademoiselle de Guise"). Grande mélomane, elle le reçut dans son hôtel, le nourrit et le logea. Marc-Antoine Charpentier demeura au service de la duchesse de Guise comme compositeur et comme chanteur jusqu'aux environs de l'année 1687. Parallèlement, Marc-Antoine Charpentier collabora avec la "Troupe du Roi" (la compagnie de Molière, la future "Comédie-Française"), pour laquelle il composa diverses "ouvertures" orchestrales, danses ou "intermèdes comiques", destinés à être interpétés entre chaque acte des comédies. Vers le milieu des années 1680, Marc-Antoine Charpentier, alors reconnu et très estimé grâce à la qualité de ses musiques religieuses, fut nommé maître de musique à l'église Saint-Louis de Paris (la plus prestigieuse des église jésuite de la capitale française). En 1698, il obtint le poste de maître de musique à la Sainte-Chapelle ; il accéda alors aux plus hautes fonctions, après celle de directeur musical de la Chapelle Royale. Il y demeura jusqu'à sa mort, en 1704.

A la fin de l'année 1686 ou au début de l'année 1687, le petit opéra de Marc-Antoine Charpentier "La Descente d'Orphée aux enfers" H.448 vit le jour. Quelques années auparavant, le compositeur français avait composé une humble "cantate" pour trois voix d'hommes et petit ensemble instrumental, "Orphée descendant aux enfers" H.471. Cette petite "cantate" peut être considérée comme un coup d'essai au futur opéra. Avec son petit opéra "La Descente d'Orphée aux enfers" H.488, Marc-Antoine Charpentier rejoignit les nombreux compositeurs auxquels le fameux "mythe d'Orphée" avait semblé un excellent sujet d'opéra. En effet, il s'agit non seulement d'un poignante histoire d'amour et d'une douloureuse tragédie, mais en même temps d'une légende qui célèbre l'extrême pouvoir de la musique elle-même, lequel pouvoir va jusqu'à asservir les puissances surnaturelles. Les premiers opéras qui sont parvenus sur ce thème furent composés en Italie au début des années 1600 (les florentins Jacopo Peri et Giulio Caccini furent chacun l'auteur d'une "Euridice" sur un livret d'Ottavio Rinuccini, ou le crémonais Claudio Monteverdi l'auteur d'un "Orfeo" sur un livret d'Alessandro Striggio). D'autres versions lyriques ont également précédé le chef d'oeuvre de Marc-Antoine Charpentier : "La morte d'Orfeo" de Stefano Landi (en 1619) ou "L'Orfeo" de Luigi Rossi (créé en 1647 au Palais-Royal, dans le cadre de la campagne menée par Mazarin pour italianiser la culture française). Marc-Antoine Charpentier composa sa "Descente d'Orphée aux enfers" H.488 pour les musiciens de la duchesse de Guise, mais à l'heure actuelle, on ignore totalement les circonstances de la création. Ce petit opéra n'atteint certes pas les dimensions des grandes "tragédies lyriques" (avec orchestre complet, corps de ballet, choeurs massifs et kyrielle de solistes) qui se donnaient à la cour du Roi. "La Descente d'Orphée aux enfers" H.488 requiert l'intégralité de l'effectif attaché à la duchesse de Guise, augmenté de quelques instrumentistes additionels : le manuscrit de Marc-Antoine Charpentier fait état, par leur nom, de cinq chanteuses et d'autant de chanteurs, auxquels s'ajoutent un petit ensemble instrumental bâti de deux flûtes (ou deux flûtes à bec), deux violons, trois violes de gambe et un clavecin. "La Descente d'Orphée aux enfers" H.488 fut la dernière grande oeuvre que chanta Marc-Antoine Charpentier lui-même, avec ceci de particulier qu'après avoir été pendant de longues années le principal haute-contre de la maison de Guise, il n'eut ici à chanter qu'un second rôle (celui d'Ixion, une ombre coupable liée à une roue en perpétuelle rotation, en enfer) ; le rôle principal fut confié à François Anthoine, engagé par la maison de Guise depuis peu de temps. Ce petit opéra comporte cinq choeurs. Les parties chorales auraient sans doute été chantées par les solistes vocaux eux-mêmes. Les solistes vocaux auraient pu également danser au cours des brèves entrées de ballet qui figurent dans chacun des deux actes. Le librettiste de "La Descente d'Orphée aux enfers" H.488 demeure anonyme. Il s'est fondamentalement inspiré des "Métamorphoses" d'Ovide (plus précisément du Livre X, Histoire I). Voici le synopsis de ce petit opéra : Daphné appelle le choeur des nymphes à célébrer le mariage d'Orphée et Eurydice. Les nymphes entrent en chantant et en dansant. Eurydice demande à ses compagnes de ne cueillir des fleurs que pour confectionner une couronne à Orphée. Soudain, Eurydice pousse un cri. Enone, une de ses compagnes, la raille, croyant qu'elle s'est piquée sur une épine. Mais Eurydice sent monter le venin du serpin qui l'a piquée. Orphée a tout entendu et accourt. Son épouse meurt dans ses bras. Orphée et le choeur des bergers se lamentent. Orphée dédice de suivre Eurydice dans la mort. Apollon, le père d'Orphée, apparaît pour dissuader son fils de se donner la mort. Il lui conseille d'aller essayer d'apitoyer le dieu des enfers Pluton pour qu'il lui rende son épouse. Orphée arrive aux enfers ; Pluton s'étonne de voir un "mortel". Orphée lui explique qu'Eurydice est l'objet de sa descente aux enfers. Proserpine, l'épouse de Pluton, est touchée ; elle lui demande de narrer ses malheurs. Orphée raconte comment est morte Eurydice et demande à Pluton de lui rendre sa bien-aimée. Pluton refuse, mais Proserpine ainsi que les ombres coupables intercèdent en la faveur d'Orphée. Proserpine suggère à Orphée d'utiliser le charme de son chant pour faire fléchir Pluton ; Orphée, docile, le fait. Pluton finit par céder, et promet qu'Eurydice pourra suivre son époux à condition que celui-ci ne se retourne pas avant d'être sorti des enfers. Orphée craint de ne pouvoir respecter la condition. Le choeur prie Orphée de rester pour continuer à le charmer, et déplore que sa voix ne soit plus qu'un "doux souvenir". Ainsi s'achève le petit opéra de Marc-Antoine Charpentier ; pour certains, le compositeur a bien souhaité cette fin, heureuse. C'est en somme une oeuvre attrayante, composée par un grand maître, très habile et sûr de ses capacités.

L'inteprétation proposée par William Christie, grand spécialiste de l'oeuvre de Marc-Antoine Charpentier (dont deux mémorables gravures de la "tragédie lyrique" "Médée" H.491, avec dans le rôle-titre, la soprano Jill Feldman en 1984 et la regrétée Lorraine Hunt en 1994), est tout à fait dans l'esprit dont le chef d'orchestre et claveciniste américain conçoit la musique du compositeur français : élégante, grâcieuse, mignonette, guindée, un rien empruntée, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie et l'emphase intuiles. Les solistes de son orchestre baroque "Les Arts Florissants" participent avec ferveur et très bon goût au théâtre intime proposé par Marc-Antoine Charpentier. Les deux flûtistes Serge Saïtta et Sébastien Marcq (qui jouent aussi quelques passages à la flûte à bec) mettent bien en valeur le côté "plaintif" de l'oeuvre. Les deux violonistes Simon Heyerick et Isabel Serrano maîtrisent sans discuter leur violon, en adoptant le ton qui convient à chaque scène : tantôt plaintif, tantôt dansant, tantôt guerrier, ou tantôt tendre. Les trois violes de gambe jouées par Kaori Uemura, Philippe Pierlot et Anne-Marie Lasla sont douces (pour ne pas dire douceureuses), mais la prise de son les confine derrières les autres solistes instrumentaux, ce qui les rend un peu plus grêles et fragiles que les autres instruments. La luth d'Elizabeth Kenny est très loquace, tout comme le clavecin de William Christie, ce qui donne un "continuo" attractif, qui maintient dans les passages les plus "creux" de l'oeuvre une attention maintenue et une poursuite de l'intrigue optimale. A noter aussi que William Christie troque de temps à autre son clavecin pour l'orgue. Mais c'est bien au clavecin qu'il est le plus à son aise, comme à la direction du petit ensemble instrumental. Les chanteurs sont (heureusement !) dans la même optique que le chef d'orchestre pour restituer avec le même soin mignonet ce petit opéra. Le ténor écossais Paul Agnew est bouleversant dans le rôle d'Orphée. Il chante tout au long de l'oeuvre presque comme une "lamentation" continue. La mélancolie et l'abattement qu'il apporte à son personnage sont on ne peut mieux en situation. De plus, sa prononciation du... Lire la suite ›
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 D'une beauté sans pareille !!, 13 mars 2003
Par 
Charpentier écrivit cette Tragédie pour un tout petit orchestre mais il puisa dans ce côté minimaliste pour transcender la légende D'Orphée qui ramena sa douce Euridice du Royaume des Morts. Sitôt la mort d'Euridice, Charpentier nous plonge dans une mélancolie si profonde qu'il est dur de ne pas succomber. Il nous reste alors à écouter... les yeux fermés partageant toutes les peines d'Orphée. Il nait alors une communion entre la musique et l'auditeur si rare que l'on NE peut PAS passer à côter.
Jamais, à mon sens, une émotion si intense a pu se détacher d'une Tragédie française. Là où le génie du compositeur s'arrête, commence celui de l'interprète. Et c'est bien du génie que l'on parle ! D'une part celui de Chritie qui a cerné mieux que quiconque (sauf de Charpentier) ce joyau. D'autre part celui de Paul Agnew (Orphée) qui représente un Orphée d'une douceur et d'une sensibilité si touchante.
Quand finit le CD... On en est changé pour le reste de notre vie musicale !

Merci à Chritie et surtout à Paul Agnew (Orphée) pour cette émotion et cette qualité d'interprétation qui ne fait jamais défaut !!!!
A Charpentier, certainement sa plus belle oeuvre !
MERCI !!!!!!!

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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Merveilleux, 4 mars 2004
Comme à son habitude, William Christie allie maîtrise, finesse et émotion dans l'exécution de ce chef-d'oeuvre.
Du grand, du très grand Charpentier, beaucoup de sensualité, certainement très proche de l'oeuvre originale. Les chanteurs et musiciens des Arts Florissants , une fois de plus, ne nous déçoivent pas.
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