Présentation de l'éditeur
Ernesto Guevara, dit le Che, est né en 1928. En 1956, il débarque avec Fidel Castro et quatre-vingts révolutionnaires à Cuba pour combattre le dictateur Batista. Sa bravoure, les soins qu'il donne en tant que médecin et sa science du combat lui valent le surnom de guerrillero heroico. Après la victoire des Barbudos, en janvier 1958, il occupe des postes clés à la tête de l'État. Puis, de 1959 à 1965, il parcourt le monde pour plaider la cause de la révolution cubaine. En avril 1965, il retourne à la clandestinité où il initie la révolution au Congo, puis en Bolivie, où il est arrêté et exécuté le 9 octobre 1967. L'enquête de Jean Cormier, au plus près de la vérité du Che, commencée dès 1981 en Amérique latine, est devenue une véritable quête nourrie, sans cesse, de nouveaux témoignages de ceux qui le connurent et de ses proches. Insatiable chercheur, il a voulu cette fois comprendre la genèse du Discours d'Alger, prononcé en février 1965, à la suite duquel l'Argentin venu libérer Cuba contre l'impérialisme américain quittait sa nouvelle patrie pour devenir citoyen du monde. Il a revu une partie de ceux qui ont partagé les chemins de ce livre. Tous sont d'accord. Le si décisif Discours d'Alger s'enracine dans une réflexion née à la suite de la Crise des missiles, déclenchée le 22 octobre 1962, qui nourrit cette quatrième édition augmentée.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
Qu'est-ce que la "verve" ? Pour la définir, les dictionnaires, comme le Grand Littré et le Petit Larousse, ont recours à une métaphore: "chaleur d'imagination", disent-ils... Bonheur d'expression qui surprend le lecteur, arrêté soudain par un "mot", une réflexion, une répartie, dont la justesse et la cocasserie inattendue le laissent ravi devant la page ouverte. Depuis que la langue existe, la verve n'appartient qu'à ceux qui sont pris par la rage des mots et du verbe. Bref, tous les grands créateurs et les virtuoses du langage. Mais elle n'apparaît pas seulement dans les oeuvres imprimées ; certains la confient à leur journal intime, ou la sèment en formules heureuses dans la conversation. Les plus brillantes (qui ne sont pas toujours les plus connues) sont rassemblées dans cette collection.