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4.0 étoiles sur 5
misère de l'internement psychiatrique...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chez les fous (Poche)
Janvier 1925, Albert Londres entame une nouvelle plongée dans l'univers de l'enfermement. Cette fois ci, il s'interesse aux asiles d'aliénés, ceux-là même où la bonne société de ce début de XXème siècle enferme encore ceux qui la dérange sans vraiment les soigner : les fous, les demi-fous et les autres...Après avoir vainement essayé de se faire interner comme dément, le grand reporter entame son tour de France de l'institution psychiatrique. Y sont enfermés 80.000 malades, du plus inoffensif au plus dangereux : furies, persécutés, déments séniles, toxicomanes, fous assassins, enfants monstres; toute la misère du monde que Londres rencontre de lieu en lieu et décrit dans le style tragi-comique qui a fait son succès... En ce temps là, la psychiatrie n'en est encore qu'à ses balbutiements et tente des expériences plus ou moins heureuses qui font s'interroger le journaliste sur la question de savoir qui est le plus fou de l'aliéné ou de l'aliéniste ? Plus sérieusement, Londres constate que les brutalités et la maltraitance sont toujours répandues et s'en emeut. Il décrit des scènes tout à fait hallucinantes de contention : des déments attachés sur des chaises, la tête le bas,et nourris par le nez à l'aide de sondes ! . Plus grave, Londres constate que les internements abusifs sont courants, souvent le résultat d'une cabale familiale ou d'une décision administrative arbitraire. Il estime ainsi que les deux tiers des malades pourraient être soignés sans le recours à l'enfermement permanent. L'asile n'est pas la prison et la plupart des fous ne sont coupables de rien... L'enquête fera scandale à sa sortie dans les milieux psychiatriques et faillit valoir à son auteur quelques ennuis judiciaires. Mais une fois de plus le grand reporter vise juste en s'attaquant à une question qui reste malheureusement d'actualité..... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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