Chicken Little est la risée de Oakley Oaks depuis qu'il a fait croire au village que le ciel allait leur tomber sur la tête. Mais quand les extra-terrestres débarquent, sa prophétie pourrait bien prouver sa véracité.
Premier film Disney 100% images de synthèse après que le studio a fermé son unité d'animation traditionnelle, "Chicken Little" est l'un des pires dessins animés jamais sortis par le studio, un naufrage dont peu de choses émergent. À partir d'une histoire déjà adaptée par Disney (en 1943, pendant la guerre, sous la forme d'un moyen-métrage condamnant les mensonges de la propagande ennemie) avec plus de succès, le film ici souffre d'une histoire qui n'a rien de spécial (DreamWorks ou Blue Sky auraient pu faire la même chose) et de personnages sans consistance et auxquels on ne s'attache jamais. Cela commence par le héros, envisagé au départ comme une poussinette et devenue un poussin à l'insistance du PDG Michael Eisner, convaincu qu'un film ne "filles" n'attirerait pas les garçons. De toute façon, ce film sans coeur, sans chaleur, n'a attiré personne.
Le générique de fin montre les personnages parodiant des clips de pop music, un gag déjà vu 100 fois dans les productions concurrentes. Cela illustre jusqu'à la caricature la situation d'un studio qui n'avait plus la capacité en interne de se réinventer. Concernant la version française, il s'agit d'une des rares productions Disney où ni le titre ni les noms des personnages, ni les chansons n'ont été adaptés.
L'animation traditionnelle, la 3D, tout cela finalement n'a guère d'importance. Ce qui compte c'est l'histoire et l'alchimie entre les héros qui fait qu'on aime ou pas un film. Et qui le rend unique et distinctement Disney. Rien ici ne se rattache à cette tradition.