"Chinaman", les aventures d'un Chinois dans l'Ouest américain
En s'attachant à décrire le quotidien des émigrants chinois aux États-Unis, alors que le pays connaît de violentes émeutes après le vote des lois d'exclusion, Serge Le Tendre et Olivier TaDuc signent, avec Affrontements à Blue Hill, un épisode plus que jamais humaniste et attachant. Ce septième album marque également un tournant dans la relation entre Chen et sa compagne Ada, un tournant qui va marquer durablement la suite de la série. En six albums, cette série animée par Olivier TaDuc au dessin et Serge Le Tendre au scénario s'est imposée auprès des libraires et du public comme LA série western du moment.
Après avoir abordé les études de médecine, il bifurque vers les arts plastiques et rencontre Dieter qui lui écrit quelques scénarios d'histoires complètes pour le magazine TRIOLO (La Forêt de Nouhaud, à partir de 1986). La réalisation d'un ouvrage publicitaire lui est commandée par le Syndicat des Eaux de France (La Légende du porteur d'eau, 1987). Il partage ensuite un atelier avec Thierry Robin et Pierre-Yves Gabrion.
Sur scénario de Dieter, il commence pour les éditions Glénat une saga historique prolongeant celle du célèbre Mandrin : Sark (L'Entaille, en 1990, et Camisards, en 1991). C'est chez Delcourt qu'on le retrouve ensuite où il assure la succession graphique de Siméoni pour les trois derniers volumes des Voyages de Takuan, écrits par Serge Le Tendre : La Voix de l'ours (1994), La Source noire (1995) et La Mère des douleurs (1996).
Séduit par un artiste qui réalise régulièrement un album annuel et évolue vers un style de plus en plus original, Le Tendre lui propose de créer ensemble une série sur un thème qui pourrait lui être cher. TaDuc souhaite relier ses deux sujets de prédilection : le western et les arts martiaux, d'où l'idée de développer un personnage chinois participant à la conquête de l'Ouest américain et montrant certaines coulisses, pas toujours très glorieuses, de celle-ci.
Après s'être quelque peu documenté sur l'immigration chinoise en Californie, Le Tendre s'enthousiasme pour une matière aussi riche en éléments dramatiques peu exploités et le premier Chinaman paraît en 1997 aux Humanoïdes Associés. Quelque peu perdue dans le catalogue futuriste de l'éditeur, cette remarquable reconstitution historique passe en 2001 aux éditions Dupuis avec son cinquième titre, les quatre précédents et les volumes ultérieurs que l'on peut espérer nombreux et de parution très régulière.
TaDuc a su se forger un style qui le range parmi les grands maîtres réalistes du genre : Jijé, Giraud, Hermann. Il nous apporte une nouvelle vision du Far West où l'on découvre les combats quotidiens des plus humbles figurants de la légende.
Né à Vincennes le 1er décembre 1946, Serge Le tendre découvre au début des années 70, après quelques modestes travaux d'illustration, qu'il est définitivement meilleur scénariste que dessinateur.
Il abandonne cette carrière longtemps rêvée et multiplie les scénarios d'histoires courtes chez "Pilote", "Mormoil", "Tousse-Bourin", "Antirouille", "Fluide Glacial", "Métal hurlant", "Formule 1", "Fripounet" et "Circus", s'offrant pour s'exprimer la patte de Dominique Hé, Annie Goetzinger, Alain Voss, Michel Rouge, Loisel, Max Cabanes, Michel Blanc-Dumont et bien d'autres.
C'est dans les années 80 que ce long apprentissage commence à porter ses fruits avec La Quête de l'oiseau du temps illustrée par Loisel, sa collaboration aux premiers épisodes de Jérôme K. Jérôme Bloche avec Makyo et Dodier, la série des Errances de Julius Antoine pour Christian Rossi et Takuan avec Emiliano Simeoni, puis TaDuc, avec qui il créera par la suite Chinaman, paru aux Humanos puis chez Dupuis.
En parallèle, ce scénariste prolifique et polyvalent poursuit ses incursions, plus ou moins longues, dans tous les magazines disponibles : "Frilouz", "Chic", "Astrapi", "L'Écho des Savanes", "Dynamick", "Je bouquine", "Pilote-Charlie", "Okapi", "I love English", etc... Il écrit avec Rodolphe la longue saga Taï-Dor chez Novedi, puis Vents d'Ouest, pour le dessinateur Serrano, auquel succédera Luc Foccroule.
En 1992, il est accueilli dans la prestigieuse collection "Aire Libre" avec L'Oiseau noir, illustré par Jean-Paul Dethorey.
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Commentaires client les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Grosse déception!,
Par gtheboss2 "gtheboss2" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chinaman, tome 7 : Affrontements à Blue Hill (Cartonné)
Ce nouvel album n'apporte pas grand chose, voire rien du tout ! On reste dans les mêmes sujets humanistes tel que la discrimination ou l'intégration, et cela devient ennuyant ! L'histoire n'avance pas et, ne le cachons pas, on s'ennuie à mourir.Et c'est dommage car l'idée de base était très bonne et originale : on sortait des sentiers balisés du western classique. Seul plaisir de ce tome, les dessins de Taduc, dont la plume demeure ferme, vivante et souple Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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