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Chostakovitch : Symphonie n° 10
 
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Chostakovitch : Symphonie n° 10 [CD]

Vasily Petrenko CD
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Page Artiste Vasily Petrenko

Discographie

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Biographie

Né à Leningrad (redevenu Saint-Pétersbourg en 1991) le 7 juillet 1976, Vasily Petrenko fait son apprentissage musical à l'école A Capella puis au conservatoire local avant de se spécialiser dans la direction d'orchestre. En dehors de l'enseignement apporté par Ilya Musin, il participe aux masterclasses de Mariss Jansons, Yuri Temirkanov et Esa-Pekka Salonen.

En 2002, le jeune chef remporte le… Plus de détails sur la Page Artiste Vasily Petrenko

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Détails sur le produit

  • Chef d'orchestre: Vasily Petrenko
  • Compositeur: Dimitri Chostakovitch
  • CD (25 novembre 2010)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD
  • Label: Naxos
  • ASIN : B0040SOKTK
  • Autres versions : Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
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Echantillons
TitreArtiste Durée Prix
Écouter  1. Symphony No. 10 in E minor, Op. 93: I. ModeratoRoyal Liverpool Philharmonic Orchestra22:45Album uniquement
Écouter  2. Symphony No. 10 in E minor, Op. 93: II. AllegroRoyal Liverpool Philharmonic Orchestra 4:05EUR 0,69
Écouter  3. Symphony No. 10 in E minor, Op. 93: III. AllegrettoRoyal Liverpool Philharmonic Orchestra12:11Album uniquement
Écouter  4. Symphony No. 10 in E minor, Op. 93: IV. Andante - AllegroRoyal Liverpool Philharmonic Orchestra12:56Album uniquement


Descriptions du produit

Description du produit

Alors que la dictature soviétique post-stalinienne débattait encore quant à savoir si la Dixième de Chostakovitch (créée en décembre 53, quelques mois après la disparition du Petit Père des Peuples) suivait bien la doctrine du réalisme socialiste, la planète entière se saisissait déjà de l'oeuvre pour la placer définitivement au firmament des grandes oeuvres du milieu du XXe siècle : New York en 54, Londres, Leipzig et Prague peu après. Il faut avouer que pour les sicaires du Parti, la Dixième fut un vrai casse-tête car, dénuée de tout programme décelable, elle n'entrait dans aucune case. Volkov, dans sa biographie très controversée de Chostakovitch, voyait dans le terrifiant Scherzo un portrait de Staline : libre à chacun d y reconnaître qui bon lui semblera. Les seuls éléments réellement reconnaissables sont d'une part le thème-signature du compositeur, ré-mi bémol-do-si, représentant en notation allemande D(imitri)-SCH(ostakovitch), et le motif mi-la-mi-ré-mi, reprenant le prénom Elmira, une jeune élève dont il était tombé amoureux en le transposant d une quarte, peut-être pour que Madame Chosta ne s'aperçoive de rien ! Trop rarement jouée, cette fabuleuse oeuvre mérite réellement de rejoindre la Cinquième, la Septième ou la Huitième au grand panthéon du compositeur.

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SYMPHONIE N°10

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23 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 incroyable..., 10 février 2011
Par 
Jean Marc Ferrarini "JMF 46" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
qu'un chef aussi jeune (il ne doit pas avoir beaucoup plus de trente ans) et un orchestre certes valeureux (on lui doit de fort beaux enregistrements avec Libor Pesek, Charles Mackerras, Vernon Handley, etc.) mais qui n'est pas a priori considéré comme faisant partie du top 10 des orchestres mondiaux ni même européens nous donnent ni plus ni moins qu'une des deux ou trois plus belles versions de cette symphonie dont la discographie est pourtant fort riche( Ancerl, Karajan, Mravinski, Svetlanov, Sanderling, Kondrachine, Rojdestvenski, Haitink pour ne citer que les plus illustres) et à prix doux qui plus est...disons que Petrenko réussit la "quadrature du cercle", autrement dit la synthèse entre la perfection sonore et la précision des grandes versions "occidentales" d'une part et l'engagement, la rage et le "vécu" des interprétations "Russes" d'autre part. Alors oui, si on veut chercher les (toutes) petites bêtes, on en trouvera : la coda du finale pourrait être encore plus enragée, le timbre du hautbois au début du finale pourrait être un tout petit peu plus "caractérisé" et les contrebasses pourraient sonner avec un rien de puissance en plus mais c'est vraiment pour dire de pinailler. Sinon, le premier mouvement est architecturé avec une maîtrise stupéfiante (et impossible de tricher avec çà alors qu'un bon ingénieur du son peut améliorer plus ou moins les équilibres sonores...) le second est une course à l'abîme qui laisse l'auditeur complètement "sonné" et le début du quatrième est exposé avec un art et une maîtrise comparables à ceux de Vanska dans la quatrième symphonie de Sibelius (incroyable, je vous le redis...) en un mot comme en cent nous tenons là un des quatre ou cinq plus grands disques consacrés aux symphonies de Chostakovitch avec la quinzième de Sanderling (Berlin plutot que Cleveland), la quatrième de Janssons (Radio Bavaroise) la huitième de Mravinski (Philips, introuvable...) et...celui que vous voudrez, mais réfléchissez bien. A ce prix, ce disque est indispensable à tous les admirateurs de Chostakovitch, et je le recommanderais en priorité à celui ou celle qui souhaiterait découvrir ses symphonies.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand art!, 7 décembre 2011
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shostakovich: Symphony No. 10 (Téléchargement MP3)
Chaque réalisation du cycle des symphonies de Shostakovich par le jeune chef Vasily Petrenko à la tête de l'Orchestre Symphonique Royal de Liverpool est un véritable séisme qui vient bousculer la discographie, abondante et pourtant bien établie.

On doit cette performance à au moins trois facteurs. Le chef, tout d'abord, conjugant une connaissance intime de ses partitions, un geste sûr et élégant et une fougue avec ce brin de folie russe si indispensable pour bien servir ces pages souvent démentes de Shostakovich. L'orchestre, ensuite, qui semble avoir progressé à une vitesse fulgurante depuis que Petrenko en a pris la direction. Tous les pupitres sont bons et en particulier celui des vents si déterminants pour ce cycle symphonique. La prise de son enfin qui, lorsque Naxos s'en donne les moyens ce qui est le cas ici comme avec son autre chef vedette Antoni Wit dans le cycle Penderecki en cours, se hisse au niveau des bonnes réalisations. Alors, ne boudons pas notre plaisir qui est absolument total à chaque nouvel enregistrement sous la baguette de Petrenko.

La dixième symphonie marque une place particulière dans le cycle du compositeur. Tout d'abord parce que le temps écoulé entre celle-ci et la neuvième est le plus long d'entre toutes les symphonies consécutives de Shostakovich. Ensuite, parce que d'abord composée au piano autour de 1946/47, elle ne fut couchée sous sa forme orchestrale qu'en 1951, après la mort de Staline, ce qui semblait laisser une possibilité d'expression plus grande au compositeur qui jusque là partageait sa production entre oeuvres de genre (musiques de film en particulier) et oeuvres personnelles gardées secrètes. Mais, du coup, le style complètement nouveau de cette page en rupture ne manqua pas de déclencher des polémiques au sein de l'Union des Compositeurs chargée de veiller à ce que toute musique russe glorifie le socialisme triomphant. Adulée du public, l'oeuvre valut une forme d'ostracisme au compositeur, une fois de plus.

Chaque nouvelle écoute de cette symphonie majeure met en évidence son extrême complexité ainsi que la qrande personnalité qui s'en dégage. L'admirable et long premier mouvement est un pur enchantement commençant dans l'apaisement avec un sublime solo de clarinette (fort bien réalisé) avant un déclenchement paroxystique de l'orchestre et une mise en opposition des pupitres tout au long du mouvement. L'Allegro censé traduire indirectement la folie stalinienne qui venait de ravager l'URSS est exécuté à une vitesse démoniaque et laisse totalement abasourdi par l'impact sonore et psychologique qu'en donne ici Petrenko. Les deux derniers mouvements où le thème D-S-C-H figurant les initiales du compositeur ne cesse de survenir, joué alternativement en solo par divers instruments, puis repris de façon violente par tout l'orchestre avant de mourir progressivement, sont de pures merveilles.

Alors, si vous devez ne posséder qu'une version de cette symphonie, c'est bien celle-ci qu'il vous faut, sans la moindre hésitation. Et puis, si votre discothèque est déjà bien fournie, cette version viendra aisément se hisser au niveau des deux ou trois meilleures en absolu !

Du très grand art.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Tous les précédents volumes de la série (symphonies 5, 8, 9 et 11) étaient remarquables, 17 décembre 2011
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
Cette 10° est exceptionnelle. Elle s'impose (...) parmi les trois ou quatre sommets de la discographie » s'enthousiasmait Patrick Szersnowicz à l'appui du Diapason d'or qui récompensa ce CD dans le magazine de janvier 2011.
« Puissante, élancée, austère » : ainsi qualifiait-il cette prestation.
En effet, cet enregistrement du 11-12 septembre 2009 se hisse à très haut niveau de virtuosité, et manifeste une rare compréhension des rouages de cette oeuvre contemporaine de la fin de l'ère stalinienne -à tel point que les exégètes ont voulu y lire maints signes d'émancipation libératrice, derrière la pureté du gabarit classique.

Resserrer le Moderato initial en quelque vingt-deux minutes et demie permet de respecter les tempos souhaités par Chostakovitch, qui certes hésita dans les indications métronomiques (je ferai ci-dessous référence à celles de la partition éditée par Manashir Iakubov).
Noire à 97 pour l'introduction (-5'04), qui enclenche une infaillible progression vers le climax central. La densité polyphonique n'erre jamais et se fédère vers des buts clairs. Certains maestros (Kurt Sanderling, Mstislav Rostropovitch...) assouplissent le flux pour immiscer des non-dits, des zones d'insinuation. Petrenko ne laisse rien flotter et concentre ses troupes vers l'objectif. Il construit une architecture lucide qui oriente la moindre phrase de ce premier mouvement. L'attention portée aux effets de texture évite tout germanisme mégalithique. Par exemple : les trilles (flûtes, clarinettes, hautbois) et trémolo (violons, altos) à la mesure 385 (11'04) révèlent un admirable travail sur la texture instrumentale. Entre 11'40-12'00 (mesure 407-), les croches rêchement arrachées aux altos et violoncelles : un orchestre de Moscou ou Leningrad ne ferait pas mieux !

Pour le vindicatif Allegro, Petrenko conjoint une battue inexorablement nette et un débit fluide -presque couvrant, sans outrer la brutalité des saillies. A la cravache toutefois : noire à 179 ! Certains chefs lacèrent une caricature du « Grand Guide des peuples ». Ici ce portrait semble suinter le dégoût.

Cette même propension satirique ne tarde pas à s'immiscer dans le troisième mouvement quand Petrenko souligne d'emblée le détail grotesque (clarinette et piccolo à la mesure 43, 1'04).
Les élégiaques envolées du cor sont sapées par des pizzicati qui maintiennent un climat séditieux. La mélopée du cor anglais se voit raillée par les interventions moqueuses du hautboïste.
Comme chez Mahler, la naïveté chostakovienne est une entreprise de signification, et çà Petrenko nous le fait sentir quand le manège s'anime trivialement entre 7'54-8'27 (mesure 295-) Puis les archets britanniques réussissent aussitôt à arracher sèchement la corde (mesure 323) pour nous rappeler la substance corrosive de ce pseudo Scherzo. La section Piu mosso (9'05-10'11) n'apparaît pas exactement véloce (blanche pointée à 74 au lieu de 80) mais s'active avec une irrépressible pugnacité.
Les ultimes traits de piccolo viendront enfin susurrer quelques bribes frondeuses. Bref Petrenko fructifie une intelligente évocation de cet insolite mouvement, que le compositeur disait avoir entendu en rêve avant de l'écrire (lettre à Elmira Nazirova).

Le climat étrange, attentiste qui introduit le quatrième mouvement est subtilement restitué. Observez par exemple cette façon de surligner le double pizzicato (si & sol#) à 2'29. Quand jaillit le pétulant Allegro, le chef russe parvient à inculquer des accents et couleurs typiquement slaves à ses pupitres. Projection, fougue, élan, gestion de la scénographie dramatique : attentive aux moindres inflexions de baguette, la Philharmonie de Liverpool impeccablement disciplinée débusque la verve néo-tchaikovskienne de ce jubilatoire Finale.

Les ingénieurs de Naxos se sont surpassés, pour nous offrir une prise de son parfaitement définie, ample et épanouie.
Dans le livret, excellente notice signée de Richard Whitehouse (en Anglais non traduit).
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