J'ai 28 ans et n'ai jamais vraiment été attiré par la lecture. J'ai réellement commencé celle-ci il y a un an.
Depuis que je suis entré dans ce monde, il est difficile pour moi d'en sortir, et c'est tant mieux.
Durant cette année, j'ai lu divers ouvrages (Une petite trentaine de livres comme L'Epouvanteur, Les chroniques des temps obscurs, Autre-Monde, etc...) de différentes taille (allant de 100 à 1000 pages) mais toujours dans la fantasy, la magie, la science-fiction.
Autrement-dit, si je lis, c'est pour découvrir un nouvel univers créé par l'auteur... Je veux m'évader dans un imaginaire qui ne demande qu'à travailler.
Si j'écris ceci, ce n'est pas pour raconter ma vie. C'est pour mettre en évidence que ce livre est accessible au plus grand nombre. La taille ne doit pas être un frein. Nul besoin d'être un grand lecteur de longue date pour aimer cet œuvre.
Ce livre est à ce jour le plus beau et le plus plaisant que j'aie eu le plaisir de lire.
L'auteur nous emmène dans son univers dans lequel on y trouve, entre-autre, une nouvelle monnaie, un nouveau calendrier, une magie vue que trop peu ces derniers temps...
A aucun moment l'auteur ne nous explique le fonctionnement de toutes ces choses nouvelles, comme la monnaie par exemple, et pourtant, quand on ferme le livre, on sait qu'avec 2 sous de fer on peut manger un Kebab, qu'avec 5 ou 6 talents d'argent on peut s'acheter une PlayStation... On l'intègre de façon naturelle et à un point qui nous permettrait de l'utiliser dans la vraie vie.
En général, quand quelqu'un dit être le meilleur, on hausse les épaules, lève les yeux au ciel et on soupire, trouvant cela pathétique et affligeant car prétentieux et manquant cruellement d'humilité.
Toutefois, il arrive de temps en temps que le charisme de l'auteur d'une telle remarque soit tel que l'on ne peut qu'être d'accord et ce pour une simple et bonne raison... C'est la vérité.
Kvothe, personnage principal qui raconte lui même son aventure, est de ceux-ci. Il ne se vante pas, il constate. Il dit ce qu'il est en toute humilité. Il n'est pas un bon musicien, il est le meilleur que l'on puisse entendre. Celui qu'on ne peut écouter sans pleurer, sans rêver, sans rire. Il n'est pas un bon élève, il est celui que tout professeur rêverait d'avoir, celui que chaque étudiant voudrait être. Kvothe peut se permettre ce genre de constat... On le trouve même modeste, encore.
Cela est possible par une écriture innovante. Une écriture qui vous fait hésiter à relire le livre après avoir tourné la page 781 (version relié). Une écriture qui vous fait oublier les quelques lenteurs dans l'histoire, qui vous empêche de fermer le livre sans avoir l'impression de couper la parole.
Une écriture classe, distinguée, raffinée, recherchée, poétique, sans prétention, une écriture... Envoûtante.
Aussi, je ferais une parenthèse pour féliciter tout autant que remercier la traductrice, Mme Colette Carrière.
Je finirais (enfin) en disant que j'attends avec une impatience incommensurable la 2ème journée... Les autres livres étant tout un coup devenus moins attrayants.