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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pour grimper Horrido!,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ciel en ruine, tome 3 : Horrido (Relié)
Horrido est un mot que les pilotes de chasse de la Luftwaffe employaient pour signifier une victoire et fut peut-être utilisé dans certains cas en remplacement de "heil hitler" par des militaires anti-nazis.Pour ce troisième tome de Ciel en ruine, on retrouve les "héros" des épisodes précédents: Junger, Sturm et Lothard ,qui soignent leurs déboires à la vodka, Méphisto ,le chien qui parle, toujours cynique et un peu braque, et Nicolaus, le bleu (de prusse?) du Messerschmitt Me 262. Les dessins d'Olivier Dauger, dans le style ligne claire propre à Hergé et EP Jacobs, sont toujours ahurissants de réalisme. Le Me 262, véritable personnage de la série donne l'impression d'avoir été créé pour la BD tant il est photogénique. Les scènes de combats entre B 17, Mustangs et la chasse allemande font rétrospectivement froid dans le dos (voir aussi "Memphis Belle",surtout pour la reconstitution des scènes de vol). De très nombreux détails techniques étoffent (des héros?) le récit si bien qu'à la fin de l'album on a l'impression de savoir piloter. Méphisto, le chien du jeune Nicolaus, joue toujours l'avocat du diable, et apporte la note fantastique qui sans celà rendrait le récit moins palpitant. On pourrait reprocher une certaine uniformité de couleurs et de propos à la scéne de beuverie, mais c'est là un moindre défaut. On aimerait peut-être aussi des visages plus travaillés mais l'expression est quand même au rendez-vous. Tout comme le dernier Hugault, Pinard et Dauger nous livrent encore un nouveau chef-d'oeuvre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La mort comme un jeu,
Par Thierry Helleux "thierryhelleux" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ciel en ruine, tome 3 : Horrido (Relié)
Philippe Pinard au scénario et Olivier Dauger au graphisme poursuivent dans ce troisième tome, avec la même exigence, leur exploration de la damnation d'une jeunesse allemande sacrifiée aux pulsions suicidaires du régime nazi. A l'ivresse des premières victoires et du sentiment d'invulnérabilité, succèdent les premiers revers. Les aviateurs noient leur peur dans les beuveries, et les défis consistant à tester les merveilles de technologie au milieu de la mitraille ennemie. Mephistopheles renforce son emprise sur son maître, et le pousse toujours plus loin au coeur du danger. Le parcours du héro résume sur quelques jours, le destin des armées du IIIeme Reich, lancées dans un combat prométhéen perdu d'avance. Le rendu visuel des combats est toujours aussi maitrisé (les séquences au sol en revanche sont raides), les dialogues eux méritent d'être lus et relus, tant ils surpassent en profondeur et qualités littéraires la production actuelle (et pas seulement la Bande Dessinée...)
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Bonne série,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ciel en ruine, tome 3 : Horrido (Relié)
4 tomes composent cette série intitulée "Ciel en ruine" qui a pour contexte historique la fin de la seconde guerre mondiale (à partir de janvier 1945), chez les Allemands, dans l'aviation et plus particulièrement dans les escadrilles équipées du chasseur de bombardier à réaction, le célèbre Me 262. Un jeune pilote s'engage dans cette escadrille pour sauver sa soeur compromise dans le réseau de résistance "La Rose Blanche" - que je mentionne régulièrement dans mes commentaires ayant trait à la Résistance - cf. La rose blanche de Inge Scholl, la soeur de deux des héros allemands décapités, La rose et l'edelweiss : Ces ados qui combattaient le nazisme, 1933-1945 de Roger Faligot et le film Sophie Scholl pour ceux qui veulent véritablement en savoir plus et comprendre que ce mouvement agit en 1942-1943 et non en 1944-1945 comme le prétendent, faussement, les auteurs de la BD... Confusion, confusion ...De même, sur le tome 4 "Piège en Poméranie", l'aperçu de la débâcle des troupes allemandes, et de leurs alliés (dont des représentants de la LVF) n'est pas à la hauteur de celle traduite par l'engagé franco-allemand (allemand de coeur...) Guy Sajer dans son récit autobiographique Le soldat oublié et le film qu'il inspira Croix de fer. Le scénario est bien écrit même si le lecteur, connaisseur de cette période de l'Histoire, le trouvera léger sur le plan des faits relatés. Le propos n'est pas premier ici, de traiter avec le plus de justesse le contexte historique, sans doute appartenait-il aux auteurs de la BD d'éduquer à la base leurs lecteurs passablement incultes. Sans doute l'appui recherché du diable Méphisto, incarné en chien mascotte du régiment, palie-t-il ces insuffisances ? Les scènes de combat aérien sont très bien dessinées. L'histoire est prenante, exposant la progression en expériences et expertise de chasse du pilote, ayant acquis l'intégralité des tomes. NB : même commentaire pour les 4 tomes de la série. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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